« En ce qui concerne la precarite de l'emploi, le stage correspond normalement a une partie de la formation pour obtenir ton diplome, donc n'a rien de precarisant a priori. »
Oui, le stage correspond à une partie de la formation, mais il ne faut pas oublier que le stagiaire n'a aucune obligation de résultat. C'est important à signaler : ça veut dire que lorsqu'un patron te dit "bon, c'est fini pour demain, hein ?" à 19h, et que tu mets un certain temps à rentrer chez toi, tu as tout à fait le droit de dire "oui oui" et de rentrer chez toi 10 minutes après qu'il est parti. Oui, c'est du vécu (genre une appli qui bugge, tu rames dessus depuis déjà une heure, tu vois pas les problèmes - mais tu as corrigé deux/trois bugs annexes en cherchant).
Tout ça pour dire que le stagiaire n'est pas un salarié au rabais. Je ne dis pas que tu agis ainsi avec tes stagiaires, mais par contre ça se fait très souvent (de plus en plus souvent devrais-je dire) en entreprise. :-/
« Je suis surpris d'ailleurs d'avoir entendu des gens enchainer 8 stages de suite a la tele, car il me semble qu'il faut une convention entre l'ecole et l'entreprise pour avoir un stage, et je n'ai pas vu d'ecoles donner des conventions apres le diplome. »
Dans le domaine de l'informatique c'est rare. Mais je peux te citer le cas d'une amie voulant travailler dans le domaine de l'édition, qui est en stage dans une maison d'édition (c'est pratique), payée le tiers du smic (évidemment), mais à qui on demande de réaliser un vrai boulot, et qui finalement n'est qu'un emploi déguisé. Apparemment ils sont contents d'elle puisqu'ils ont rallongé son stage de quelques mois (elle est en thèse de lettres). En six ou sept ans d'études, il ne me semble pas totalement abérant de faire six ou sept (ou huit !) stages.
Et non, elle ne peut pas tout envoyer bouler : tout le monde se connaît dans l'édition, et il est très difficile de pouvoir dire "merde" à un employeur sans que ça te grille dans toute la profession. Certains ont été stagiaires _des années_ avant de pouvoir être embauchés dans une boite d'édition quelconque. Ca donne une idée de la "précarité de l'emploi des stagiaires" dans certains domaines.
[^] # Re: La rémunératon ?
Posté par lasher . En réponse au journal Stage en python / Qt. Évalué à 2.
Oui, le stage correspond à une partie de la formation, mais il ne faut pas oublier que le stagiaire n'a aucune obligation de résultat. C'est important à signaler : ça veut dire que lorsqu'un patron te dit "bon, c'est fini pour demain, hein ?" à 19h, et que tu mets un certain temps à rentrer chez toi, tu as tout à fait le droit de dire "oui oui" et de rentrer chez toi 10 minutes après qu'il est parti. Oui, c'est du vécu (genre une appli qui bugge, tu rames dessus depuis déjà une heure, tu vois pas les problèmes - mais tu as corrigé deux/trois bugs annexes en cherchant).
Tout ça pour dire que le stagiaire n'est pas un salarié au rabais. Je ne dis pas que tu agis ainsi avec tes stagiaires, mais par contre ça se fait très souvent (de plus en plus souvent devrais-je dire) en entreprise. :-/
« Je suis surpris d'ailleurs d'avoir entendu des gens enchainer 8 stages de suite a la tele, car il me semble qu'il faut une convention entre l'ecole et l'entreprise pour avoir un stage, et je n'ai pas vu d'ecoles donner des conventions apres le diplome. »
Dans le domaine de l'informatique c'est rare. Mais je peux te citer le cas d'une amie voulant travailler dans le domaine de l'édition, qui est en stage dans une maison d'édition (c'est pratique), payée le tiers du smic (évidemment), mais à qui on demande de réaliser un vrai boulot, et qui finalement n'est qu'un emploi déguisé. Apparemment ils sont contents d'elle puisqu'ils ont rallongé son stage de quelques mois (elle est en thèse de lettres). En six ou sept ans d'études, il ne me semble pas totalement abérant de faire six ou sept (ou huit !) stages.
Et non, elle ne peut pas tout envoyer bouler : tout le monde se connaît dans l'édition, et il est très difficile de pouvoir dire "merde" à un employeur sans que ça te grille dans toute la profession. Certains ont été stagiaires _des années_ avant de pouvoir être embauchés dans une boite d'édition quelconque. Ca donne une idée de la "précarité de l'emploi des stagiaires" dans certains domaines.