La démocratie _représentative_, c'est faire confiance à des élus pour qu'ils nous représentent. Et pour qu'ils puissent nous représenter, nous leur donnons le pouvoir (= la possibilité) de décider pour nous (dans un cadre fixé).
Ce qu'il faut bien discerner, c'est le pouvoir en tant que possibilité, potentiel, qui est un moyen donné librement par représentation, et le pouvoir en tant que statut social, suprématie, autorité.
On leur donne leur pouvoir d'agir, pas le pouvoir absolu (de Louis XIV, du dictateur, etc.).
Le but d'un politicien doit être le bien commun, pas sa petite personne ni son parti, pas son statut social (= du pognon et des gonzesses).
Gouverner, c'est tenir le gouvernail. Celui que l'on met à ce poste, parce que, dans ce modèle, tout le monde ne peut pas tenir le gouvernail en même temps, celui-là, donc, y est mis parce que l'on pense qu'il est le meilleur pour cela et parce qu'il pourra diriger le bateau, dans les meilleures conditions, vers où nous voulons aller. Pour qu'il puisse faire ce travail, on lui cède une certaine autorité, un certain pouvoir (= possibilité), une certaine marge de man1⁄2uvre. Pour le récompenser, pour compenser la difficulté de la tâche, on lui donne des avantages (p.ex. une meilleure couchette).
Quand on parle de « lutte de pouvoir », on parle de lutte pour la suprématie, de lutte de statut social, une dispute pour savoir qui aura la meilleure couchette, en opposition à une lutte pour des idées, pour la façon de diriger le bateau ou pour les étapes du voyage.
Donc, la démocratie n'est pas, comme tu le dis, « une lutte pour accéder au pouvoir », mais une lutte pour savoir comment, quelles étapes et pour où.
De plus, dans une dictature, il y aussi une lutte pour accéder au pouvoir (voir les man1⁄2uvres au sein des partis communistes chinois ou soviétique, les différentes guérillas et coups d'état militaires, etc.).
[^] # Re: manipulations d'opinion publique
Posté par Sylvain Sauvage . En réponse au journal La Grippe Aviaire Automobile. Évalué à 4.
La démocratie _représentative_, c'est faire confiance à des élus pour qu'ils nous représentent. Et pour qu'ils puissent nous représenter, nous leur donnons le pouvoir (= la possibilité) de décider pour nous (dans un cadre fixé).
Ce qu'il faut bien discerner, c'est le pouvoir en tant que possibilité, potentiel, qui est un moyen donné librement par représentation, et le pouvoir en tant que statut social, suprématie, autorité.
On leur donne leur pouvoir d'agir, pas le pouvoir absolu (de Louis XIV, du dictateur, etc.).
Le but d'un politicien doit être le bien commun, pas sa petite personne ni son parti, pas son statut social (= du pognon et des gonzesses).
Gouverner, c'est tenir le gouvernail. Celui que l'on met à ce poste, parce que, dans ce modèle, tout le monde ne peut pas tenir le gouvernail en même temps, celui-là, donc, y est mis parce que l'on pense qu'il est le meilleur pour cela et parce qu'il pourra diriger le bateau, dans les meilleures conditions, vers où nous voulons aller. Pour qu'il puisse faire ce travail, on lui cède une certaine autorité, un certain pouvoir (= possibilité), une certaine marge de man1⁄2uvre. Pour le récompenser, pour compenser la difficulté de la tâche, on lui donne des avantages (p.ex. une meilleure couchette).
Quand on parle de « lutte de pouvoir », on parle de lutte pour la suprématie, de lutte de statut social, une dispute pour savoir qui aura la meilleure couchette, en opposition à une lutte pour des idées, pour la façon de diriger le bateau ou pour les étapes du voyage.
Donc, la démocratie n'est pas, comme tu le dis, « une lutte pour accéder au pouvoir », mais une lutte pour savoir comment, quelles étapes et pour où.
De plus, dans une dictature, il y aussi une lutte pour accéder au pouvoir (voir les man1⁄2uvres au sein des partis communistes chinois ou soviétique, les différentes guérillas et coups d'état militaires, etc.).