J'ai l'impression que sous l'impulsion de Novell, SuSE devient une distribution commerciale et professionnelle. Hors, je doute qu'en usage professionnel, par exemple, pour des postes bureautiques de base, les gens se soucient d'avoir un grand choix de gestionnaires de fenêtre et d'environnements de bureau, trois suites bureautiques possibles, quatre ou cinq navigateurs web et autant de frontends à xine pour le multimédia. Je crois même que c'est plutôt l'inverse qui est demandé.
De plus, il faut aussi assurer du support digne de ce nom. Cela implique à mon avis une certaine standardisation. Si les personnes chargées du support se doivent de connaitre les méandres de tous les éditeurs de textes, navigateurs web et autres applications basées sur Qt et Gtk, je crois qu'ils n'iront pas très loin.
Cela ne m'étonne donc pas que Novell choisisse de limiter un peu les choix de paquets dans sa distribution. Cela me parait même assez cohérent, surtout s'ils poussent le concept jusqu'à ne choisir qu'un navigateur, qu'une seule suite bureautique, ... C'est peut-être contre la nature de libre choix des logiciels libres, mais à mon avis, ça rend aussi la distribution un peu plus cohérente.
De toutes façons, l'informatique démontre toujours une certaine tendance à la standardisation de fait : Linux est en train de lentement manger les Unix propriétaires avec MacOS X (après que Unix soit devenu l'unique alternative à Windows), les architectures de processeurs convergent de plus en plus vers un duo x86-64 /PowerPC. Le PC s'est imposé en tant qu'ordinateur de référence à tel point que même Apple va s'y mettre, Microsoft et Windows ont finalement imposés leur domination sur les suites bureautiques, les systèmes d'exploitation sur PC et dans une moindre mesure, les environnements de développement. Je pourrais aussi citer les standards de mémoire qui se sont imposés selon le marché et contre un de ses principaux acteur (cf. la DDR contre Intel et Rambus il y a cinq ans).
Bref, cette tendance me parait assez inéluctable pour de nombreuses raisons, notamment des coûts de développement et de support.
# Professionnalisation ?
Posté par Mark Havel . En réponse au journal Quelque chose de malsain dans le monde du desktop libre. Évalué à 1.
De plus, il faut aussi assurer du support digne de ce nom. Cela implique à mon avis une certaine standardisation. Si les personnes chargées du support se doivent de connaitre les méandres de tous les éditeurs de textes, navigateurs web et autres applications basées sur Qt et Gtk, je crois qu'ils n'iront pas très loin.
Cela ne m'étonne donc pas que Novell choisisse de limiter un peu les choix de paquets dans sa distribution. Cela me parait même assez cohérent, surtout s'ils poussent le concept jusqu'à ne choisir qu'un navigateur, qu'une seule suite bureautique, ... C'est peut-être contre la nature de libre choix des logiciels libres, mais à mon avis, ça rend aussi la distribution un peu plus cohérente.
De toutes façons, l'informatique démontre toujours une certaine tendance à la standardisation de fait : Linux est en train de lentement manger les Unix propriétaires avec MacOS X (après que Unix soit devenu l'unique alternative à Windows), les architectures de processeurs convergent de plus en plus vers un duo x86-64 /PowerPC. Le PC s'est imposé en tant qu'ordinateur de référence à tel point que même Apple va s'y mettre, Microsoft et Windows ont finalement imposés leur domination sur les suites bureautiques, les systèmes d'exploitation sur PC et dans une moindre mesure, les environnements de développement. Je pourrais aussi citer les standards de mémoire qui se sont imposés selon le marché et contre un de ses principaux acteur (cf. la DDR contre Intel et Rambus il y a cinq ans).
Bref, cette tendance me parait assez inéluctable pour de nombreuses raisons, notamment des coûts de développement et de support.