• # Un avis mitigé

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Quelque chose de malsain dans le monde du desktop libre. Évalué à 10.

    Mitigé, parce que depuis sa version 3.1, je suis un KDEiste convaincu. Certains me considèrent comme power-user, alors que j'aime la simplicité de KDE. Si, si :)

    Disclaimer : je n'utilise plus d'applications Gnome depuis un certain temps. Corrigez-moi si j'exagère :)

    Mon père, utilisateur de base, aime bien aussi KDE. La raison en est simple : le degré d'intégration fait que quand il se dit qu'il devrait faire un truc, c'est possible simplement.
    Exemple d'il y a deux jours : convertir ses fichiers RAW Minolta vers du PNG : clic droit dans Konqueror, Action, Convert To, PNG. Certains adeptes de la simplification diront que c'est deux sous-menus en trop, ce en quoi ils n'ont peut-être pas tort. Je ne me prononce pas. La sur-simplification de Gnome fait que ce genre de chose (même si cet exemple est mal choisi, je ne sais pas) est habituellement plus complexe à réaliser.

    Le gros reproche que je fais à Gnome, même si je ne l'ai plus essayé en profondeur depuis quelques temps, c'est ce manque de possibilités, de facilités, pour des tâches qui soient presque de tous les jours pour seulement une partie des utilisateurs. Ce manque d'intégration.

    KDE a fait, ces dernières années, de formidables bonds en avant, alors que Gnome me semble avoir le cul entre deux chaises, à chercher sa place entre une ergonomie à la NeXT et une histoire unixienne, sans être capable de décider de la direction à prendre.

    Et c'est là que je veux en venir : si Novell décide de bosser sur Gnome, je pense que c'est très bien, pas pour les raisons qui les ont dirigés vers ce choix, mais parce que pour moi c'est celui des deux environnement en vue qui en a le plus besoin, tout troll à part. KDE et Gnome ont tous deux les moyens de mettre en place des intégrations dans tous les sens, mais un des deux bureaux en tire réellement parti. Cette intégration fait que KDE peut régulièrement faire d'énormes avancées, chose que je n'ai jamais constaté dans Gnome, ce que dans un sens, je regrette. La diversité a du bon, et avoir deux bureaux interchangeables en termes de fonctionnalités, mais pas en termes de « prise en main » serait un indéniable plus.

    Alors qu'ils travaillent bien sur Gnome, ce ne sera pas perdu. Une saine émulation entre deux projets de cette envergure ne sera jamais que bénéfique.

    Si maintenant, tout ce qu'ils veulent, c'est proposer Gnome aux utilisateurs sans même leur offrir le choix de KDE, ni participer à l'amélioration de Gnome, c'est une autre histoire...