« Les quartiers ? C'est moche, les ascenceurs sont en panne, y a pas de boulot, c'est mal famé... Forcément ca met en rage. »
A vrai dire, la destruction ne fait pas toute seule... On peut observer que la construction de bibliothèques, terrains de sports etc ne laisse pas du tout en reste ces zones, au contraire.
« La surmédiatisation des émeutes attise la révolte. Le mouvement s'autoalimente. Qui est coupable de cette effet boule de neige ? Les médias ? oui. En haut de la liste, même. En gras souligné. »
En l'occurrence, à mon avis, le présupposé de culpabilité de la police n'est pas innocent.
Depuis le début ou presque, on nous parle de deux versions : une version officielle, selon laquelle les jeunes n'étaient pas poursuivie, une version des proches des défunts, selon laquelle les jeunes étaient poursuivie.
Des élus relayées par les médias, globalement de l'opposition, en profitent pour dire qu'il faut chercher les responsables.
Les responsables de quoi ? Selon les deux versions, nul policier n'est coupable d'homicide, aucune des versions ne parle de contrainte physique ou morale qui auraient pousser les jeunes à mettre leur vie en péril.
On nous dit qu'il y a une enquête. Mais on nous ne dit pas que c'est pour non-assistance à personne en péril, et non homicide.
De fait, le point de départ incontesté, ce sont deux jeunes qui se tuent. Alors, certes, il y a un problème dans le fait que jeunes aient choisi de mettre leur vie en péril plutôt que de se plier à un controle de police (qu'il ait eut lieu ou pas). Mais on ne peut pas nécessairement faire porter le chapeau à la police. On peut chercher des responsables un peu partout, y compris dans les chanteurs de RAP qui décrivent la vie en banlieue comme un lieu d'affrontement entre police et jeunes, comme si c'était une fatalité, comme s'il fallait accepter de généraliser sur les jeunes et les policiers.
Il me semble que les médias n'ont pas du tout signalé cet aspect, celui que nul autre que les jeunes n'étaient responsable de leur mort, aussi triste et horrible soit-elle.
Et ce flou pousse les gens dans leurs retranchements, à nous faire courir vers la guerre civile.
Mais bien entendu, si on considère que le libre-arbitre existe, bien entendu, les média ne sont pas responsables eux non plus des actes d'autrui. Ils ne sont juste pas fin. Par exemple, apparemment la vision des flammes jouent un role sur le cerveaux... Peut-être devraient-ils montrer que les carcasses éteintes des véhicules. Cesser aussi de nommer les lieux d'émeutes, pour éviter de rentrer dans le jeu de rivalité des racailles (oui racaille ; quand on brûle la voiture de son voisin, on n'est pas un jeune, on est une canaille, même si on est jeune).
Bref, j'attend de voir la suite mais j'ai hate d'en voir la fin.
[^] # Re: Les émeutes
Posté par Anonyme . En réponse au journal De l'intégration. Évalué à 10.
A vrai dire, la destruction ne fait pas toute seule... On peut observer que la construction de bibliothèques, terrains de sports etc ne laisse pas du tout en reste ces zones, au contraire.
« La surmédiatisation des émeutes attise la révolte. Le mouvement s'autoalimente. Qui est coupable de cette effet boule de neige ? Les médias ? oui. En haut de la liste, même. En gras souligné. »
En l'occurrence, à mon avis, le présupposé de culpabilité de la police n'est pas innocent.
Depuis le début ou presque, on nous parle de deux versions : une version officielle, selon laquelle les jeunes n'étaient pas poursuivie, une version des proches des défunts, selon laquelle les jeunes étaient poursuivie.
Des élus relayées par les médias, globalement de l'opposition, en profitent pour dire qu'il faut chercher les responsables.
Les responsables de quoi ? Selon les deux versions, nul policier n'est coupable d'homicide, aucune des versions ne parle de contrainte physique ou morale qui auraient pousser les jeunes à mettre leur vie en péril.
On nous dit qu'il y a une enquête. Mais on nous ne dit pas que c'est pour non-assistance à personne en péril, et non homicide.
De fait, le point de départ incontesté, ce sont deux jeunes qui se tuent. Alors, certes, il y a un problème dans le fait que jeunes aient choisi de mettre leur vie en péril plutôt que de se plier à un controle de police (qu'il ait eut lieu ou pas). Mais on ne peut pas nécessairement faire porter le chapeau à la police. On peut chercher des responsables un peu partout, y compris dans les chanteurs de RAP qui décrivent la vie en banlieue comme un lieu d'affrontement entre police et jeunes, comme si c'était une fatalité, comme s'il fallait accepter de généraliser sur les jeunes et les policiers.
Il me semble que les médias n'ont pas du tout signalé cet aspect, celui que nul autre que les jeunes n'étaient responsable de leur mort, aussi triste et horrible soit-elle.
Et ce flou pousse les gens dans leurs retranchements, à nous faire courir vers la guerre civile.
Mais bien entendu, si on considère que le libre-arbitre existe, bien entendu, les média ne sont pas responsables eux non plus des actes d'autrui. Ils ne sont juste pas fin. Par exemple, apparemment la vision des flammes jouent un role sur le cerveaux... Peut-être devraient-ils montrer que les carcasses éteintes des véhicules. Cesser aussi de nommer les lieux d'émeutes, pour éviter de rentrer dans le jeu de rivalité des racailles (oui racaille ; quand on brûle la voiture de son voisin, on n'est pas un jeune, on est une canaille, même si on est jeune).
Bref, j'attend de voir la suite mais j'ai hate d'en voir la fin.