• # on y croit...

    Posté par . En réponse à la dépêche Dossier Big Brother dans Libération. Évalué à 3.

    ... à leur bonne volonté.

    En janvier, la finale du Superbowl, le sommet de la saison de football américain, a rassemblé 75 000 amateurs dans le stade Raymond-James de Tampa (Floride). A leur insu, un ordinateur les examinait un par un. Chaque visage attrapé par les caméras installées aux entrées du stade était analysé par un logiciel, qui le comparait en une fraction de seconde avec les photos des criminels en fuite. L'affaire a fait scandale. Mais la police de Tampa a depuis installé ses caméras «intelligentes» en centre-ville.
    Joseph Atik, patron de Visionics, la société qui a fourni à la police de Tampa le systême de reconnaissance faciale. Il estime qu'«une législation fédérale devrait être votée pour éviter que votre visage soit introduit dans une base de données sans votre consentement?»


    Et même si une telle loi était votée (ce dont je doute fortement), je vois mal la NSA, le FBI et consorts dire «ok, on ne le fera pas puisque c'est interdit». Et ils ne seront jamais inquiétés puisqu'ils avanceront toujours l'argument de la Sécurité Nationale.
    Dans tout ça ce qui me déprime le plus, c'est que la majorité des gens (vous savez, ceux qui ne disent jamais rien) va trouver ce système de reconnaissance faciale comme un progrès car ils se sentiront protégés et ne se rendront pas compte que c'est une atteinte à leur liberté.
    Ça me rappelle ces deux phrases, extraites de la lettre de 2020 ( http://www.uzine.net/article138.html(...) ):
    • Tout ce j'écris sur mon ordinateur ou toute la musique que je créé est stocké par Word.NET et Music.NET dans un format encrypté pour protéger ma vie privée. À part moi, Microsoft.NET et la Société Nationale, personne ne peut ni lire ni écouter mes documents dans le cas improbable où ils pourraient y accéder.
    • Ces agitateurs ne semblent pas comprendre que quelques restrictions sont nécessaires pour le bien de l'innovation.