• # Comme d'habitude....

    Posté par . En réponse au journal Repenser les langages et le développement logiciel. Évalué à 9.

    ... Le problème se situe entre la chaise et le clavier.

    A mon avis, ca n'est pas une question de méthode, de langage ou de buzzwords, mais de volonté des développeurs.

    Pourquoi je dis ca ? En microélectronique, on utilise des langages de description matérielle qui s'apparentent à des langages de programmation, e.g. VHDL et Verilog. On peut considérer que les designers font du développement, avec des sources qui peuvent être conséquentes, etc. Et pourtant les bugs sont minimums. Il y en a bien quelques uns de temps en temps, mais ils sont tellement rares que ca fait presque la une des journaux (cf le bug FDIV du Pentium).

    Si les bugs sont rares, c'est parce que faire une erreur ca coûte très cher - avec des jeux de masques qui coûtent actuellement dans les 50M d'euros, et qu'il faut refaire dès qu'il y a une correction à apporter, on fait gaffe. Le problème, c'est que info beaucoup de développeurs se disent que c'est pas très grave s'il y a des bugs, ils pourront toujours ressortir une nouvelle version.

    Tant qu'une bonne partie des développeurs ne seront pas dans cet état d'esprit, les plus beaux langages du monde n'y changeront rien...

    PS : ta NDR sur l'origine du mot bug est fausse. Ca vient tout simplement du fait que les insectes aimaient bien venir se coller sur les tubes (chauds !) des premiers ordinateurs, et que ca pouvait causer des problèmes sur les tubes en question.