Euhh, en quoi les tenants de la "théorie classique" aurait moins de base scientifiques solides que tes quelques liens ? Une petite recherche biblio dans le domaine m'a surtout lancé sur des papiers concluant plutot à une origine biologique du pétrole, sur des bases d'analyse isotopique, qui sont les seules capable de véritablement trancher pour ce genre de question (voir par exemple http://www3.interscience.wiley.com/cgi-bin/abstract/72513289/ABSTRA(...) ).
Ceci-dit, je rejoint l'avis du post précédent: se serait _beaucoup_ plus inquiétant si le pétrole n'était pas d'origine biologique. Si le pétrole est bien fossile, une faible partie du carbone de la biomasse suit des cycles très lents d'enfouissement permettant sa transformation en pétrole. Sa consommation humaine consiste à une réinjection très brutale (moins d'un siècle) de ce carbone dans le cycle biologique. On peut dans ce cas espérer que la quantité totale de pétrole ne représente qu'une faible fraction de la biomasse, et donc aura un effet relativement limité (bon, quand même l'effet de serre pour le CO2 qui n'est pas entièrement absorbé, plus l'acidification des océan par l'acide carbonique - assez récemment mise à jour).... et donc que la perturbation de l'écosystème planétaire qui est en train d'en résulter ne sera pas trop importante.
Par contre si le pétrole peut avoir des origine abiotique, et que les réserves soit alors disponibles en encore plus grande quantité... je n'ose imaginer les conséquences d'une injection de quantité de carbone dont l'ordre de grandeur dépasse la quantité du carbone de la biomasse.
[^] # Re: ====>Moment Révélations<====
Posté par THE_ALF_ . En réponse au journal Quelles alternatives au pétrole ?. Évalué à 4.
Ceci-dit, je rejoint l'avis du post précédent: se serait _beaucoup_ plus inquiétant si le pétrole n'était pas d'origine biologique. Si le pétrole est bien fossile, une faible partie du carbone de la biomasse suit des cycles très lents d'enfouissement permettant sa transformation en pétrole. Sa consommation humaine consiste à une réinjection très brutale (moins d'un siècle) de ce carbone dans le cycle biologique. On peut dans ce cas espérer que la quantité totale de pétrole ne représente qu'une faible fraction de la biomasse, et donc aura un effet relativement limité (bon, quand même l'effet de serre pour le CO2 qui n'est pas entièrement absorbé, plus l'acidification des océan par l'acide carbonique - assez récemment mise à jour).... et donc que la perturbation de l'écosystème planétaire qui est en train d'en résulter ne sera pas trop importante.
Par contre si le pétrole peut avoir des origine abiotique, et que les réserves soit alors disponibles en encore plus grande quantité... je n'ose imaginer les conséquences d'une injection de quantité de carbone dont l'ordre de grandeur dépasse la quantité du carbone de la biomasse.