• [^] # Re: Pas que les voitures...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Quelles alternatives au pétrole ?. Évalué à 6.

    quand je vois des aberrations

    Bon. Au lieu de monter sur tes longs cheveux, et de prendre au pied de la lettre des expressions comme recouvrir la planète, imagine ce que représente 1 % de la surface en panneaux solaires, visualise la chose. sur chaque 100 m2 tu as un panneau solaire. Tu ajoutes l'infrastructure qui y est lié (et d'ailleurs tu ne m'as pas répondu sur l'entretien, la fabrication et le rebut) , les usines et les centaines de camions et autres véhicules qui déménagent, installent protègent (et donc qui augmentent la consommation énergétique). Imagine ensuite que la consommation augmente pour apporter aux zones rurales le même niveau d'industrialisation, et maintenant imagine le paysage de demain... Certes on peut créer des batteries, et ainsi créer des zones ou sont accumulés des centaines de panneaux solaires. Mais même dans ce cas il y a certainement un ou deux mètres séparant les panneaux. Sinon c'est un seul panneau géant de 5000000 de m2.
    Là on pourrait parler d'aberration. Ah mais non, on va tout mettre sur les toits, l'investissement et les charges des habitants ne s'en feront pas du tout ressentir.

    Bref, reprenons : si on a des panneaux d'1 m2 séparé de 1 m d'un autre panneau, il faut multiplier par 4 environ la surface utilisée par l'équipent. soit on passerait de 4% à 8%. Et on se rapproche dangereusement du dixième de la surface de la france. Ensuite il faut prévoir de l'énergie de secours, en cas de catastrophe naturelle qui détruise un site par exemple, ou de panne, et donc il serait nécessaire de doubler la capacité (même si une partie est inutilisée). Plus grande capacité dit plus grande surface, donc à la louche 8% à 16%. Certes c'est toujours moins grand que la surface nécessaire pour ne produire de l'énergie qu'avec le colza, mais ça commence à défigurer un peu le paysage, non ? Ensuite il faut exploiter des zones plus ensoleillées, mais aussi prévoir les jours de pluie, donc essayer de répartir la capacité de façon à ce que le pays ne soit privé de courant tous les deux jours... et là ça augmente encore. Mais je vais m'en arrêter là pour la surface de panneaux solaires.

    Car se posent ensuite les problèmes de stockage et de déperditions, de transport d'électricité comme ton article en parle, justement. Toute une infrastructure est nécessaire autour de ce système. Et j'imagine qu'il faudrait une énorme énergie pour construire autant de matériaux composé je suppose en grande partie de polymères.

    Bref, comme aberration, je pense qu'il y a pire...

    L'abérration est de compter sur les énergies renouvelables pour prendre le relai du pétrole, sans remettre en cause notre consommation. Certes toute énergie renouvelable d'appoint (solaire, éolien, géothermie, énergie de la mer, etc.) est bonne à prendre, mais la production de masse par quelque méthode que ce soit est certainement une erreur.