En tant qu'utilisateur lambda, je n'ai pas à prendre conscience de ces problèmes de licence. Cela ne me concerne pas. J'ai acheté un PC, j'installe un Linux, je veux que ça marche. Point. Si ça ne marche pas, problème de licence ou pas, je dirai "Linux, c'est de la merde".
Je pense que ces phrases résument tout à fait le problème de ce billet. L'auteur y raisonne selon un principe très simple : si je peux, ca tue, si je ne peux pas, ça pue.
Si les codecs propriétaires ne sont pas inclus dans les distributions GNU/Linux, c'est parce qu'il y a une raison : GNU/Linux est un système libre, et il n'a pas vocation à comporter des composants non-libres. Que l'auteur le veuille ou non, tout se résume à une question de licence.
Est-ce qu'un utilisateur lambda prend la peine de lire les contrats de licence des logiciels qu'il utilise ? Bien trop souvent, c'est non. Il ne lit d'ailleurs rarement les clauses des contrats qu'il peut signer, parce que c'est rébarbatif, qu'il ne comprend pas tout, et patati et patata. Pour la majorité des utilisateurs, l'informatique comme bien d'autres choses lui sont servies sur un plateau d'argent en consommateur roi qu'il est. Rares, très rares sont ceux dont la curiosité les pousse à comprendre ce qu'ils achètent, utilisent, et quels sont leurs droits.
Bien entendu, on ne peut pas demander à tout citoyen de connaître la loi dans son ensemble (d'ailleurs la mention "nul n'est censé ignorer la loi" a disparu du code civil français). On ne peut pas demander non plus à tous les utilisateurs de l'informatique de connaître chaque licence de chaque logiciel sur le bout des doigts, ça va de soi.
Pour autant, peuvent-ils se permettent de critiquer un produit dont la raison d'être, la survie et le succès dépendent d'une ou de quelques licences, sans chercher à connaître les grands principes de ces licences ? Critiquer Dénigrer les distributions GNU/Linux parce qu'elles n'incluent pas de logiciels propriétaires est absurde, parce que justement la raison d'être de ce système est ne pas inclure de tels composants.
J'illustrerais cet argument par un fait particulièrement d'actualité, le problème du fair use sur Wikipédia. Pour ceux qui ne le savent pas, un vote est en cours sur l'inclusion et l'utilisation de contenus dans l'encyclopédie selon le principe étatsunien du fair use. Ces contenus ne sont pas libres au sens de la licence à laquelle sont soumis les contenus de l'encyclopédie (GFDL). Certains voudraient continuer à autoriser leur utilisation de fait au nom de l'illustration de l'encyclopédie, soit.
Pourtant, inclure des contenus non-libres dans une encyclopédie libre rend de facto l'encyclopédie non-libre à son tour. C'est logique : si un logiciel utilise des composants propriétaires, il devient à son tour propriétaire (ou assimilé comme tel). Or Wikipédia est une encyclopédie libre : la liberté au sens où l'ont conçu les initiateurs de Wikipédia et des centaines de milliers de contributeurs ne s'accomode pas du propriétaire. Le caractère libre des contenus et la philosophie du libre est la raison d'être de Wikipédia, et libre est utilisé dans un sens précis, celle du logiciel libre tel qu'initié par RMS et décrit dans la licence GFDL notamment.
Le fait que des contributeurs, parfois de longue date, de Wikipédia veuillent accepter des contenus non-libres dans l'encylopédie est révélateur de leur méconnaissance du libre. Un certain nombre a sûrement dû comprendre l'adjectif libre au sens où n'importe quel internaute puisse éditer l'encyclopédie. D'autres n'y ont peut être jamais fait attention. Une grande majorité d'entre eux n'ont d'ailleurs jamais dû lire la GFDL ou ses grands principes.
Pourtant, un certain nombre de contributeurs ont clairement rappelé les principes du libre et l'acception précise donnée à ce terme. Nous ne sommes pas des ayatollahs ou des fanatiques d'une quelconque cause. Nous ne sommes pas membres d'une secte qui suit aveuglément un gourou. Nous sommes des personnes qui avons jugé que la finalité, les moyens d'atteindre cette finalité et le cadre juridique proposé pour contribuer à une telle entreprise étaient conformes à nos principes moraux.
GNU/Linux n'est pas plus mauvais que Windows parce qu'il n'inclut pas de logiciels propriétaires. Wikipédia n'est pas plus mauvaise qu'une autre encyclopédie parce qu'elle ne contient pas de contenus propriétaires. Ces deux projets sont simplement conformes aux visées originales de leurs auteurs, tout comme Windows est conforme aux visées originales de Bill Gates et à sa manière de développer des logiciels.
Alors non, GNU/Linux n'est pas de la merde. Il ne correspond simplement pas à la vision de l'informatique qu'a l'auteur de ce billet. GNU/Linux n'a pas à être comme Windows. Il est différent, et cette différence qui fait aujourd'hui sa popularité auprès de millions de personnes dans le monde. Je ne suis pas une merde parce que je pense différemment. GNU/Linux n'est pas une merde parce qu'il a été pensé différemment. Point.
# La différence n'est pas de la merde
Posté par François Obada . En réponse au journal Linux est il prêt pour le desktop?. Évalué à 10.
Je pense que ces phrases résument tout à fait le problème de ce billet. L'auteur y raisonne selon un principe très simple : si je peux, ca tue, si je ne peux pas, ça pue.
Si les codecs propriétaires ne sont pas inclus dans les distributions GNU/Linux, c'est parce qu'il y a une raison : GNU/Linux est un système libre, et il n'a pas vocation à comporter des composants non-libres. Que l'auteur le veuille ou non, tout se résume à une question de licence.
Est-ce qu'un utilisateur lambda prend la peine de lire les contrats de licence des logiciels qu'il utilise ? Bien trop souvent, c'est non. Il ne lit d'ailleurs rarement les clauses des contrats qu'il peut signer, parce que c'est rébarbatif, qu'il ne comprend pas tout, et patati et patata. Pour la majorité des utilisateurs, l'informatique comme bien d'autres choses lui sont servies sur un plateau d'argent en consommateur roi qu'il est. Rares, très rares sont ceux dont la curiosité les pousse à comprendre ce qu'ils achètent, utilisent, et quels sont leurs droits.
Bien entendu, on ne peut pas demander à tout citoyen de connaître la loi dans son ensemble (d'ailleurs la mention "nul n'est censé ignorer la loi" a disparu du code civil français). On ne peut pas demander non plus à tous les utilisateurs de l'informatique de connaître chaque licence de chaque logiciel sur le bout des doigts, ça va de soi.
Pour autant, peuvent-ils se permettent de critiquer un produit dont la raison d'être, la survie et le succès dépendent d'une ou de quelques licences, sans chercher à connaître les grands principes de ces licences ? Critiquer Dénigrer les distributions GNU/Linux parce qu'elles n'incluent pas de logiciels propriétaires est absurde, parce que justement la raison d'être de ce système est ne pas inclure de tels composants.
J'illustrerais cet argument par un fait particulièrement d'actualité, le problème du fair use sur Wikipédia. Pour ceux qui ne le savent pas, un vote est en cours sur l'inclusion et l'utilisation de contenus dans l'encyclopédie selon le principe étatsunien du fair use. Ces contenus ne sont pas libres au sens de la licence à laquelle sont soumis les contenus de l'encyclopédie (GFDL). Certains voudraient continuer à autoriser leur utilisation de fait au nom de l'illustration de l'encyclopédie, soit.
Pourtant, inclure des contenus non-libres dans une encyclopédie libre rend de facto l'encyclopédie non-libre à son tour. C'est logique : si un logiciel utilise des composants propriétaires, il devient à son tour propriétaire (ou assimilé comme tel). Or Wikipédia est une encyclopédie libre : la liberté au sens où l'ont conçu les initiateurs de Wikipédia et des centaines de milliers de contributeurs ne s'accomode pas du propriétaire. Le caractère libre des contenus et la philosophie du libre est la raison d'être de Wikipédia, et libre est utilisé dans un sens précis, celle du logiciel libre tel qu'initié par RMS et décrit dans la licence GFDL notamment.
Le fait que des contributeurs, parfois de longue date, de Wikipédia veuillent accepter des contenus non-libres dans l'encylopédie est révélateur de leur méconnaissance du libre. Un certain nombre a sûrement dû comprendre l'adjectif libre au sens où n'importe quel internaute puisse éditer l'encyclopédie. D'autres n'y ont peut être jamais fait attention. Une grande majorité d'entre eux n'ont d'ailleurs jamais dû lire la GFDL ou ses grands principes.
Pourtant, un certain nombre de contributeurs ont clairement rappelé les principes du libre et l'acception précise donnée à ce terme. Nous ne sommes pas des ayatollahs ou des fanatiques d'une quelconque cause. Nous ne sommes pas membres d'une secte qui suit aveuglément un gourou. Nous sommes des personnes qui avons jugé que la finalité, les moyens d'atteindre cette finalité et le cadre juridique proposé pour contribuer à une telle entreprise étaient conformes à nos principes moraux.
GNU/Linux n'est pas plus mauvais que Windows parce qu'il n'inclut pas de logiciels propriétaires. Wikipédia n'est pas plus mauvaise qu'une autre encyclopédie parce qu'elle ne contient pas de contenus propriétaires. Ces deux projets sont simplement conformes aux visées originales de leurs auteurs, tout comme Windows est conforme aux visées originales de Bill Gates et à sa manière de développer des logiciels.
Alors non, GNU/Linux n'est pas de la merde. Il ne correspond simplement pas à la vision de l'informatique qu'a l'auteur de ce billet. GNU/Linux n'a pas à être comme Windows. Il est différent, et cette différence qui fait aujourd'hui sa popularité auprès de millions de personnes dans le monde. Je ne suis pas une merde parce que je pense différemment. GNU/Linux n'est pas une merde parce qu'il a été pensé différemment. Point.