>Ouais, mais voilà, il y a 40 ans, les gens n'habitaient pas à 30 ou >40
>km de leur lieu de travail, et il était alors parfaitement >envisageable
>d'aller travailler à pied ou en vélo.
Ben oui. Mais c'est justement ce que denonce aussi Illich: les
couts indirects. Aujourd'hui il semble normal que les
centres commerciaux soient en dehors des villes, de faire
30 km aller retour pour aller au centre commercial
acheter un jeu de balles de tennis. De considerer normal
pour les parisiens de faire 2 heures de transport tous les
jours. Plus grave encore. La nouvelle mobilite, grand progres
s'il en est, nous fait paraitre normal, de travailler a plusieurs
centaines de kilometres de ses parents, et de s'organiser
quand ils vieillissent a l'aide de maison de retraites.
Bref, on repond toujours au probleme par l'ajout de
nouvelles structures et un surcroit de complexite.
>De même, il y a 40 ans, les villes étaient encore pleines de boutiques
>et d'artisans où il était possible de faire toutes ses courses au
>quotidien, alors qu'aujourd'hui, point de salut sans aller dans les
>grands centres commerciaux, tous situés en périphérie des villes à
>15 km en moyenne.
Je ne peux qu'etre d'accord !! Aujourd'hui, il est extremement
difficile de faire sans voiture, sauf a Paris.
>En 40 ans, la société a beaucoup évoluée, et les théories de
>l'époque ne peuvent plus être appliquées. !
Ben je trouve ces theories tres actuelles. Je crois de plus
en plus (sans doute lie a mon parcours perso)
qu'il faut reconquerir sa liberte, se liberer des besoins
artificiels, retrouver du temps pour soi, pour ses amis, sa
famille, pour sa solitude, ses projets. Arreter de bosser
pour nourrir le systeme et sa complexite
et avoir enfin du temps pour vivre et penser.
>Le seul avenir que
>j'envisage à l'heure actuelle, c'est le développement du télétravail
>pour tous les emplois qui le permettent. Là ce serait une avancée
>sociale et environnementale incroyable !
Difficile a prevoir tellement c'est neuf. Mais oui, c'est possible
que la dematerialisation liee au nouvelles technologie nous
permette une avancee. De toutes facons, comme toujours,
la technologie sera ce qu'on en fera. Est-ce qu'on choisira
de se plier devant elle, et de la nourrir tant qu'elle le reclame.
Ou est-ce qu'enfin, on l'utilisera, pour reconquerir notre vie.
Dans un seminaire sur la gestion du temps, la nana qui presentait
avait dit une phrase tres juste, disant que si on s'organisait
mieux, ce ne serait pas pour en faire plus, car sinon on
serait toujours deborde, mais pour avoir le temps de
travailler de facon confortable.
[^] # Re: Qui est prêt à se passer de voiture?.
Posté par oursoye . En réponse au journal à propos du prix de l'essence. Évalué à 1.
>km de leur lieu de travail, et il était alors parfaitement >envisageable
>d'aller travailler à pied ou en vélo.
Ben oui. Mais c'est justement ce que denonce aussi Illich: les
couts indirects. Aujourd'hui il semble normal que les
centres commerciaux soient en dehors des villes, de faire
30 km aller retour pour aller au centre commercial
acheter un jeu de balles de tennis. De considerer normal
pour les parisiens de faire 2 heures de transport tous les
jours. Plus grave encore. La nouvelle mobilite, grand progres
s'il en est, nous fait paraitre normal, de travailler a plusieurs
centaines de kilometres de ses parents, et de s'organiser
quand ils vieillissent a l'aide de maison de retraites.
Bref, on repond toujours au probleme par l'ajout de
nouvelles structures et un surcroit de complexite.
>De même, il y a 40 ans, les villes étaient encore pleines de boutiques
>et d'artisans où il était possible de faire toutes ses courses au
>quotidien, alors qu'aujourd'hui, point de salut sans aller dans les
>grands centres commerciaux, tous situés en périphérie des villes à
>15 km en moyenne.
Je ne peux qu'etre d'accord !! Aujourd'hui, il est extremement
difficile de faire sans voiture, sauf a Paris.
>En 40 ans, la société a beaucoup évoluée, et les théories de
>l'époque ne peuvent plus être appliquées. !
Ben je trouve ces theories tres actuelles. Je crois de plus
en plus (sans doute lie a mon parcours perso)
qu'il faut reconquerir sa liberte, se liberer des besoins
artificiels, retrouver du temps pour soi, pour ses amis, sa
famille, pour sa solitude, ses projets. Arreter de bosser
pour nourrir le systeme et sa complexite
et avoir enfin du temps pour vivre et penser.
>Le seul avenir que
>j'envisage à l'heure actuelle, c'est le développement du télétravail
>pour tous les emplois qui le permettent. Là ce serait une avancée
>sociale et environnementale incroyable !
Difficile a prevoir tellement c'est neuf. Mais oui, c'est possible
que la dematerialisation liee au nouvelles technologie nous
permette une avancee. De toutes facons, comme toujours,
la technologie sera ce qu'on en fera. Est-ce qu'on choisira
de se plier devant elle, et de la nourrir tant qu'elle le reclame.
Ou est-ce qu'enfin, on l'utilisera, pour reconquerir notre vie.
Dans un seminaire sur la gestion du temps, la nana qui presentait
avait dit une phrase tres juste, disant que si on s'organisait
mieux, ce ne serait pas pour en faire plus, car sinon on
serait toujours deborde, mais pour avoir le temps de
travailler de facon confortable.