Pourquoi on les appelle "des cités", ça par contre je ne sais pas mais j'ai quelques éléments de réponses : TF1, peur de l'autre, racisme, etc.
Non, c'est beaucoup plus simple. On a appelé ça des cités parce que à l'époque de leurs construction, ces quartiers étaient relativement éloignés des centre-villes et possédaient des commerces, des écoles, une poste...
Cela rendait ces nouveaux quartiers relativement indépendant de la ville dont ils dépendaient ; d'où le terme de cité.
Les cités ont été construites pour lutter contre la crise du logement de l'après-guerre. Les familles s'agrandissaient alors sous l'effet du baby-boom. Entre les années 50 et 70, habiter dans une cité c'était une ascension sociale. Les immeubles étaient neufs, avaient l'électricité et l'eau courante, le tout-à-l'égout... Alors que ce n'était pas encore le cas dans certains centres-villes et dans les campagnes.
Puis au fur et à mesure de l'enrichissement des ménages pendant les 30 glorieuses les premiers habitants des cités sont retournés vers les centres-villes ou les cités pavillonaires (encore des cités, avec les mêmes caractéristiques que précédement) laissant la place à de nouveaux occupants, plus pauvres comme des immigrés (Afrique du Nord, Portugal, Pologne...) venus travailler en France (pour batir ces fameuses cités, fabriquer des produits manufacturés dans les usines, travailler dans les mines, contruire les autoroutes...) et qui vivaient le plus souvent dans de vrais bidonvilles à la lisière des villes. Ces immigrés alors qu'ils étaient souvent venus seuls en France ont alors fait venir leur famille.
Mais la crise économique a stoppé net ces mouvements de société. Alors que les cités étaient un mécanisme de promotion social leurs occupants ont été les premiers frappés par le ralentissement économique car ils étaient les plus pauvres et les moins qualifiés. La suite est simple : chomage, exclusion... La bêtise humaine a fait le reste (peur de l'autre, racisme).
[^] # Re: oui
Posté par jcs (site web personnel) . En réponse au journal Les pompiers nos amis. Évalué à 10.
Non, c'est beaucoup plus simple. On a appelé ça des cités parce que à l'époque de leurs construction, ces quartiers étaient relativement éloignés des centre-villes et possédaient des commerces, des écoles, une poste...
Cela rendait ces nouveaux quartiers relativement indépendant de la ville dont ils dépendaient ; d'où le terme de cité.
Les cités ont été construites pour lutter contre la crise du logement de l'après-guerre. Les familles s'agrandissaient alors sous l'effet du baby-boom. Entre les années 50 et 70, habiter dans une cité c'était une ascension sociale. Les immeubles étaient neufs, avaient l'électricité et l'eau courante, le tout-à-l'égout... Alors que ce n'était pas encore le cas dans certains centres-villes et dans les campagnes.
Puis au fur et à mesure de l'enrichissement des ménages pendant les 30 glorieuses les premiers habitants des cités sont retournés vers les centres-villes ou les cités pavillonaires (encore des cités, avec les mêmes caractéristiques que précédement) laissant la place à de nouveaux occupants, plus pauvres comme des immigrés (Afrique du Nord, Portugal, Pologne...) venus travailler en France (pour batir ces fameuses cités, fabriquer des produits manufacturés dans les usines, travailler dans les mines, contruire les autoroutes...) et qui vivaient le plus souvent dans de vrais bidonvilles à la lisière des villes. Ces immigrés alors qu'ils étaient souvent venus seuls en France ont alors fait venir leur famille.
Mais la crise économique a stoppé net ces mouvements de société. Alors que les cités étaient un mécanisme de promotion social leurs occupants ont été les premiers frappés par le ralentissement économique car ils étaient les plus pauvres et les moins qualifiés. La suite est simple : chomage, exclusion... La bêtise humaine a fait le reste (peur de l'autre, racisme).