>> Imagine un brevet sur le théorême de Pythagore pour comprendre que la géométrie n'aurait pas avancé très vite.
> A prouver.
Mais non, pas besoin de prouver; ca se demontre tres facilement: une idee, un concept ne se possedent pas, ils se partagent.
Breveter le theoreme de Pythagore, ca signifie que l'on interdit a quiconque de l'utiliser, sans payer un droit d'utilisation de ce theoreme. C'est une aberration.
Imagine qu'on brevete le gateau au chocolat; ce brevet reposera sur une recette determinee.
Mais alors, quand tu voudras faire un gateau au chocolat, si tu tombes par hasard sur la meme recette que celle brevetee, ca va te tomber dessus.
Si tu fais une recette differente, on pourrait theoriquement venir t'emm... parce que le resultat ressemble de bien trop pres a un gateau qui a ete brevete. C'est aberrant.
On peut breveter un objet concret, physique, ou la realisation technique et materielle reste la condition sine-qua-non de l'autorite qu'on revendique avec un brevet.
Mais breveter une idee, une formule mathematique, une recette, un algorithme, qui peut naitre indifferemment dans n'importe quel esprit, a n'importe quel moment, et de facon independante, c'est ... aberrant.
Pourquoi pas breveter la musique, aussi ? Breveter l'enchainement d'accords "Dominante, Quarte, Quinte" (plus basiquement Do, Fa, Sol) reviendrait a exiger de toute personne ecrivant, ou jouant qqc d'un peu rock'n roll basique de payer un droit d'utilisation.
La situation serait d'autant plus absurde qu'il faudrait determiner QUAND ce brevet deviendrait applicable, alors que des musiciens plus anciens ont forcement visite cet enchainement.
La cuisine (recette => plat), la musique (partition => oeuvre sonore), l'informatique (code source => logiciel), les maths (concepts => concepts), la genetique (adn => etre vivant) relevent tous de la meme problematique.
Vouloir breveter l'un va necessairement amener le brevetage des autres.
Qui y gagne ? Ceux qui se feront une profession de brasser un argent qui n'existerait pas sans cette chimère. Il ne s'agit en aucun cas d'un coup gagnant pour le grand public, ni pour ceux qui utilisent ces informations.
[^] # Re: contre démonstration
Posté par Anonyme . En réponse à la dépêche Pourquoi doit-on choisir la licence GPL ?. Évalué à 0.
> A prouver.
Mais non, pas besoin de prouver; ca se demontre tres facilement: une idee, un concept ne se possedent pas, ils se partagent.
Breveter le theoreme de Pythagore, ca signifie que l'on interdit a quiconque de l'utiliser, sans payer un droit d'utilisation de ce theoreme. C'est une aberration.
Imagine qu'on brevete le gateau au chocolat; ce brevet reposera sur une recette determinee.
Mais alors, quand tu voudras faire un gateau au chocolat, si tu tombes par hasard sur la meme recette que celle brevetee, ca va te tomber dessus.
Si tu fais une recette differente, on pourrait theoriquement venir t'emm... parce que le resultat ressemble de bien trop pres a un gateau qui a ete brevete. C'est aberrant.
On peut breveter un objet concret, physique, ou la realisation technique et materielle reste la condition sine-qua-non de l'autorite qu'on revendique avec un brevet.
Mais breveter une idee, une formule mathematique, une recette, un algorithme, qui peut naitre indifferemment dans n'importe quel esprit, a n'importe quel moment, et de facon independante, c'est ... aberrant.
Pourquoi pas breveter la musique, aussi ? Breveter l'enchainement d'accords "Dominante, Quarte, Quinte" (plus basiquement Do, Fa, Sol) reviendrait a exiger de toute personne ecrivant, ou jouant qqc d'un peu rock'n roll basique de payer un droit d'utilisation.
La situation serait d'autant plus absurde qu'il faudrait determiner QUAND ce brevet deviendrait applicable, alors que des musiciens plus anciens ont forcement visite cet enchainement.
La cuisine (recette => plat), la musique (partition => oeuvre sonore), l'informatique (code source => logiciel), les maths (concepts => concepts), la genetique (adn => etre vivant) relevent tous de la meme problematique.
Vouloir breveter l'un va necessairement amener le brevetage des autres.
Qui y gagne ? Ceux qui se feront une profession de brasser un argent qui n'existerait pas sans cette chimère. Il ne s'agit en aucun cas d'un coup gagnant pour le grand public, ni pour ceux qui utilisent ces informations.
Une idee (et son expression) ne se possedent pas.