Il y a plusieurs problèmes qui dépassent très largement la seule question des quatres libertés au sens strict. Si ton propos c'est de dire que le libre est complétement, uniquement et strictement défini par les quatres libertés, alors wikipédia n'est pas libre.
D'ailleurs, je rajouterais que Linux non plus. En effet, il y a des modules teintés sans lesquels je ne peux pas utiliser mon ordinateur. Il existe même des parties du code qui ne seraient pas acceptable dans certains pays totalitaires, ou même dans des pays acceptants les brevets (je ne doute pas qu'on en trouvera pour faire des procès).
Pour moi, accuser un projet de ne pas être libre parce qu'il subit des empêchements « indépendants de sa volonté », c'est aller trop loin. À la différence du logiciel, où on peut a priori (sans considérer les brevets) réimplémenter du code protégé, wikipédia ne peut pas « réimplémenter » une oeuvre d'art.
À partir de là, si tu considères le libre-strict comme une fin en soit, tu rejetes l'ide selon laquelle le libre ne serait qu'un moyen de diffuser au mieux un savoir. C'est ton droit, évidemment, mais ce n'est pas ma vision du libre, et j'estime avoir le droit de considérer que le concept de « libre » ne se réduit pas à une lecture fondamentaliste des quatres libertés.
Le fair-use s'inscrit là dedans, il est impossible aux yeux de la loi de s'en passer, sauf à réduire la diffusion du savoir. Or, le libre c'est la diffusion du savoir, pas le contraire. Je pense donc que faire un compromis de ce type quand on ne peut pas faire autrement est tout à fait compatible avec le libre. Je précise bien, quand on ne peut pas faire autrement !
D'ailleurs, tu remarqueras que les partisants du fair-use « sans restriction » sont très peu nombreux, l'idée générale étant qu'il faut limiter le fair-use là où on ne peut pas faire autrement.
[^] # Re: L'autre coté
Posté par nojhan (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Une encyclopédie peut-elle être libre ?. Évalué à 3.
D'ailleurs, je rajouterais que Linux non plus. En effet, il y a des modules teintés sans lesquels je ne peux pas utiliser mon ordinateur. Il existe même des parties du code qui ne seraient pas acceptable dans certains pays totalitaires, ou même dans des pays acceptants les brevets (je ne doute pas qu'on en trouvera pour faire des procès).
Pour moi, accuser un projet de ne pas être libre parce qu'il subit des empêchements « indépendants de sa volonté », c'est aller trop loin. À la différence du logiciel, où on peut a priori (sans considérer les brevets) réimplémenter du code protégé, wikipédia ne peut pas « réimplémenter » une oeuvre d'art.
À partir de là, si tu considères le libre-strict comme une fin en soit, tu rejetes l'ide selon laquelle le libre ne serait qu'un moyen de diffuser au mieux un savoir. C'est ton droit, évidemment, mais ce n'est pas ma vision du libre, et j'estime avoir le droit de considérer que le concept de « libre » ne se réduit pas à une lecture fondamentaliste des quatres libertés.
Le fair-use s'inscrit là dedans, il est impossible aux yeux de la loi de s'en passer, sauf à réduire la diffusion du savoir. Or, le libre c'est la diffusion du savoir, pas le contraire. Je pense donc que faire un compromis de ce type quand on ne peut pas faire autrement est tout à fait compatible avec le libre. Je précise bien, quand on ne peut pas faire autrement !
D'ailleurs, tu remarqueras que les partisants du fair-use « sans restriction » sont très peu nombreux, l'idée générale étant qu'il faut limiter le fair-use là où on ne peut pas faire autrement.