Intéressante remarque, la question est donc : si un pays dispose de lois « liberticides » et autorises les brevets logiciels, alors qu'un autre ne le permet pas, que faire ? Est-il juste et souhaitable que les logiciels produits dans des pays « libres » soit rabaissés à cause de leur utilisation possible dans des pays « moins libres » ?
Parallèle avec wikipédia : doit-on s'abstenir de parler des sujets qui fache les dictateurs, sous prétexte que l'on ne pourra pas alors distribuer « librement » l'encyclopédie dans ces pays ?
Plus généralement, doit-on empêcher l'accès au savoir à certains parce que d'autres ne l'ont pas ?
Wiki2005 semble dire que oui, qu'il faut réduire au plus petit dénominateur commun. Personnellement, je suis tout à fait contre, parce qu'il est clair que le plus petit dénominateur commun, ça n'est pas la meilleure diffusion du savoir au plus grand nombre.
Le véritable libre ça n'est pas le libre extrême, où dans le meilleur des mondes tout le moned serait beau et gentil et où on aurait aucune contrainte. Si l'on considère, par exemple, qu'un logiciel qui ne peut pas être utilisé partout est un logiciel non libre, alors vous pouvez considérer que emacs n'est pas libre, car il n'est pas utilisable dans tout les pays à cause de certaines lois (voir le billet de RMS sur Eliza pour un exemple amusant).
Être un extrémiste du libre, c'est voir la vie en noir et blanc, avec d'un coté le non-libre (qui est forcément mal), et de l'autre le libre (qui est forcément bien). Or c'est évidemment plus compliqué que ça, notamment à partir du moment où l'on place le libre comme un moyen d'atteindre un but, qui serait la meilleure diffusion possible du savoir au maximum de gens.
Le débat sur la place que doit prendre wikipédia vis à vis des lois existe et est justifié, mais il est loin d'être aussi simpliste qu'une simple opposition libre/non-libre.
[^] # Re: L'autre coté
Posté par nojhan (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Une encyclopédie peut-elle être libre ?. Évalué à 2.
Parallèle avec wikipédia : doit-on s'abstenir de parler des sujets qui fache les dictateurs, sous prétexte que l'on ne pourra pas alors distribuer « librement » l'encyclopédie dans ces pays ?
Plus généralement, doit-on empêcher l'accès au savoir à certains parce que d'autres ne l'ont pas ?
Wiki2005 semble dire que oui, qu'il faut réduire au plus petit dénominateur commun. Personnellement, je suis tout à fait contre, parce qu'il est clair que le plus petit dénominateur commun, ça n'est pas la meilleure diffusion du savoir au plus grand nombre.
Le véritable libre ça n'est pas le libre extrême, où dans le meilleur des mondes tout le moned serait beau et gentil et où on aurait aucune contrainte. Si l'on considère, par exemple, qu'un logiciel qui ne peut pas être utilisé partout est un logiciel non libre, alors vous pouvez considérer que emacs n'est pas libre, car il n'est pas utilisable dans tout les pays à cause de certaines lois (voir le billet de RMS sur Eliza pour un exemple amusant).
Être un extrémiste du libre, c'est voir la vie en noir et blanc, avec d'un coté le non-libre (qui est forcément mal), et de l'autre le libre (qui est forcément bien). Or c'est évidemment plus compliqué que ça, notamment à partir du moment où l'on place le libre comme un moyen d'atteindre un but, qui serait la meilleure diffusion possible du savoir au maximum de gens.
Le débat sur la place que doit prendre wikipédia vis à vis des lois existe et est justifié, mais il est loin d'être aussi simpliste qu'une simple opposition libre/non-libre.