• [^] # Re: Bien sûr...

    Posté par . En réponse au journal HOWTO : comment manipuler l'opinion. Évalué à 2.

    Attention, je ne suis pas spécialiste de ce genre d'étude mais ma démarche serait celle-ci :

    - étudier les voies de disséminations "naturelles" c'est-à-dire quels sont les facteurs de dissimination dans les divers cadres d'étude (champ entouré d'autres champs, lisière de forêts, ...) pour en déterminer les principaux facteurs (vent, orientation, type de la plante non OGM, ...) ;

    - Construire un modèle multi-factoriel et le vérifier sur tous les facteurs hors plante comme validation;

    - une fois _tous_ les paramètres (hors type de plante) connu et validé, on peut passer à une étude en serre ce qui permet de jouer sur le dernier éléments en controlant les autres : les plantes.

    Ainsi, pas de dissémination et pas de test en plein champs sans aucun retour d'expérience !

    Ce genre de procédure me semble plus interessante (pondération des facteurs, contrôle des effectifs, ...) et plus reproductible que des expériences en champ.

    pour en revenir à notre discussion, ce genre d'étude est très longue et plus théorique ce qui explique pourtant, à mon sens, elle n'est pas menée par les principaux fournisseurs d'OGM les compagnies privées. C'est probablement trop cher et de peu d'interêt pour eux.

    Remarque que l'INRA, à travers les thèses et les thésards, s'y interesse (par exemple cf. http://www.inra.fr/ea/theses/Theses2002.html#Fargue(...) , attention il faut être rapide ).

    Bref, après l'exemple du nucléaire, où les États ont suivi la même pente que les industriels des OGM (d'abord faire puis étudier les conséquence après), le moins que l'on puisse faire serait de progresser sur les conséquences avant l'expérimentation ce qui est à la fois plus cher et moins rentable (voire pas rentable du tout).


    A+
    L.