• # Parler c'est bien.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal L’avènement de la société hacker !. Évalué à 9.

    Bon, ça a pas l'air de prendre, je vais essayer de lancer la discussion.

    Donc, le moteur politique de la communauté serait la volonté de libérer l’information et les moyens de sa diffusion.
    C'est vrai que c'est le but avoué de la plupart des gentils. De l'autre coté, j'ai l'impression qu'il y a un certains nombre de comunautés très fermées qui ne servent que leurs orgueils (de Xfree86 à la plupart des pirates informatiques, demo makers et autres "petits génies" qui créent des binaires surprenants sans jamais dire comment). Mais ce sont quand même des hackers.
    Du coup j'ai l'impression que la plupart des hackers s'entendent sur la nécessité de préserver leur marge de maneuvre, mais j'irais pas jusqu'à dire qu'ils ont un projet de société.

    Si une partie de l’économie (au sens où je l’entends) numérique est acquise aux proposition de libre diffusion, il n’en reste pas moins qu’à l’heure actuelle la plupart des informations diffusées numériquement le sont de manière propriétaire. À contrario, et ce depuis déjà quelques années, les outils de diffusion sont en grande partie libres.

    À mon sens l’opposition entre les idées hacker et les idées classiques se fait pour le moment entre les ex-acteurs du monde matériel et les nouveaux acteurs du monde numérique, la communauté des logiciels libres et la communauté en développement de la production intellectuelle libre. Dans mon optique, les idées de la société hacker devraient (idéalement) prendre peu à peu le pas sur les ex-acteurs du monde matériel qui ont voulu prendre part à l’économie numérique.
    J'ai justement l'impression du contraire : ce qui est propriétaire c'est souvent le texte, qui au final n'est qu'un support de l'information à un degré légérement plus élevé que IP ou un CDROM.
    Ce qui est neuf c'est qu'aujourd'hui la perception de l'information en tant que telle se généralise. Et que du coup y'a des gugusses pour chercher à se l'approprier (cf le cas du CIO et des liens hypertextes). Forcément ça a commencé par l'informatique parce que c'est là qu'on parle le plus de ce qu'est l'information (à ce qui parrait, il fut une époque où le logiciel libre était une évidence).

    Le modèle hacker pourrait-il s’extirper de l’économie numérique ?
    S'il faut comprendre "Est-ce que la libre diffusion du savoir peut s'étendre à toutes les connaissances ?", comme je le dit plus haut j'avais l'impression que c'était le cas en temps normal, sauf quand des NDAs et autres brevets logiciels intervienent. Il faudras à mon avis une bonne dose de conditionement avant que cette attitude surprenne (en même temps, la notion de popriété appliquée à un terrain devait surprendre des gens au début).
    S'il faut comprendre "Est-ce que ma caftière peut être sous GPL ?" j'ai l'impression que c'est déjà un peu le cas : mis à part la liberté de diffusion (appliquée à un objet c'est très limité), la plupart des fabriquants reconnaissent le droit du consomateur à démonter son appareil (même s'ils ne l'aident pas forcément) et à le trafiquer.

    N’hésitez pas à réagir à ces idées, certes décousues, parfois peu compréhensible et qui s’expriment dans des mots rarement justes. Ce sont les débats qui font avancer les idées, pas les longs discours. Volontairement, il n’y a pas de liens vers d’autres articles, parce qu’il s’agit d’une réflexion longuement mûrie et qui s’inspire de nombreuses lectures diverses.
    C'est toujours sympa de causer avec un gars qui a des idéaux ^_^ ... pour la forme j'ai fait pire (cf ici).