Techniquement, ça s'appelle de la contrefaçon, si je ne m'abuse.
Mais l'exemple des BD scannées et diffusées sur le net est très intéressant : on ne fait pas une copie de la BD elle même, mais uniquement du dessin (et du texte en tant qu'objet graphique), qui ne peut plus alors être lue sans un appareil de lecture (ordinateur et écran). Un commentaire plus haut opposait BD (lisible par un humain sans aide matérielle) et musique/film (lisibles uniquement avec un lecteur adéquat et des hauts-parleurs/un écran), mais on se retrouve ici avec une BD qui est au même niveau que la musique et le film ci-dessus : numérisée, virtualisée. Et ça, c'est immatériel, reproductible à l'infini, donc sans valeur marchande (selon les schémas économiques classiques pour qui la valeur d'un objet est fonction de sa rareté (l'offre) et de la demande).
L'économie dans le domaine du numérique, ça n'a donc pas de sens, à moins de forcer la rareté, mais ça revient à nier une des propriétés fondamentales du numérique (la reproductibilité à l'infini à faible coût).
[^] # Re: Le point de vue d'un auteur
Posté par Matthieu Weber . En réponse au journal Bruno Bellamy et le piratage de bandes dessinées.. Évalué à 5.
Mais l'exemple des BD scannées et diffusées sur le net est très intéressant : on ne fait pas une copie de la BD elle même, mais uniquement du dessin (et du texte en tant qu'objet graphique), qui ne peut plus alors être lue sans un appareil de lecture (ordinateur et écran). Un commentaire plus haut opposait BD (lisible par un humain sans aide matérielle) et musique/film (lisibles uniquement avec un lecteur adéquat et des hauts-parleurs/un écran), mais on se retrouve ici avec une BD qui est au même niveau que la musique et le film ci-dessus : numérisée, virtualisée. Et ça, c'est immatériel, reproductible à l'infini, donc sans valeur marchande (selon les schémas économiques classiques pour qui la valeur d'un objet est fonction de sa rareté (l'offre) et de la demande).
L'économie dans le domaine du numérique, ça n'a donc pas de sens, à moins de forcer la rareté, mais ça revient à nier une des propriétés fondamentales du numérique (la reproductibilité à l'infini à faible coût).