Trouver des magasins ouverts 24h/24 et 7j/7, des transports en commun et des gens dans les rues toute la nuit, j'en vois rarement en dehors de Paris, même dans des grandes villes (personnellement j'ai expérimenté Angers - 151 279 habitants[1] -entre 3 et 6h du matin, il n'y avait pas un chat).
En même temps, en « province », nous on est équilibrés, et entre 3h et 6h du mat on dort (sauf les week end). Ce n'est pas parce qu'à Paris tu peux avoir une vie de taupe-chouette-chauve-souris-vampire que c'est forcément une bonne chose.
Et puis sortir à 3h du mat pour faire quoi ? Ma première nuit à Paris, je l'ai passé involontairement à la porte, n'ayant pas eu le code du digicode de mon appartement. Je peux t'assurer que ma promenade du 19ème (Pac des Buttes Chaumont-Belleville) à la Place Pigalle (ben ouais, je voulais voir quoi :p) n'a pas été de tout repos !
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Déjà, à peine parti de chez moi avec mon plan en mains, je tombe sur une bande d'une vingtaine d'individus en bas de leur immeuble, dont certains m'invectivaient dans le genre « viens te battre, viens là toi ». Un peu après, je manque de me faire écraser par un abruti qui m'a clairement visé et a accéléré. J'arrive enfin à Pigale, une place dégueulasse, en travaux, pleine de boue et de saletés, un vrai dépotoir, où je me fais alternativement brancher par des travelos et des rabatteurs qui me proposent de rentrer pour voir un spectable hot. Quelques minutes après et un peu plus loin, un vieu édenté en béquille me propose une somme d'argent conséquente pour monter avec lui dans son appart et qu'il me fasse des trucs (euurrrk).
Bref, je termine là mon expérience Pigalle (quelle réputation usurpée !), et alors que j'étais sur le point de partir, j'assiste à une scène incroyable : un mec bourré, visiblement un clochard ou pas loin, qui insulte des policiers et se montre relativement violent, au point que ses amis n'arrivent pas à le maîtriser. Les policiers sortent de la voiture, le menace de l'embarquer s'il n'arrête pas de troubler l'ordre public.
Il se calme le temps que les policiers retournent dans leur voiture, puis il se jette sur la voiture et la frappe de coups de pieds, de poings et brise sa bouteille sur le pare-brise. Le conducteur ouvre sa portière violemment, ce qui a pour effet de faire tomber le saoûlard qui était contre, et sort de sa voiture avec son collègue. Et c'est alors que le saoûlard les menace avec son tesson de bouteille, et se jette sur l'un d'entre eux en faisant de grand moulinets avec son « arme » à la main. Le policier n'arrivant pas à maîtriser l'homme, et ayant été blessé à la main, alors que le saoûlard se jette à nouveau pour une nouvelle attaque, son collègue dégaine et tire, presque à bout portant, et évidemment l'homme s'écroule.
Pour terminer, je me rend sur les Champs Élysées pour y finir la nuit, le temps que le premier métro arrive (ouais, parce que faut pas rêver, à Paris aussi les transports en commun s'arrêtent, du moinsà l'époque). Là je rencontre un mec apparemment sympa, assis sur un banc, on tape la causette, et il me demande donc de l'accompagner puisqu'il a rendez-vous avec un pote un peu plus loin et qu'il va le retrouver.
Bref, je l'accompagne, c'est sur les champs, on rentre dans une sorte de galerie marchande (ou tout est fermé, contrairement à ce que tu dis), où il retrouve un autre mec. Ils palabrent un peu, s'échangent des choses, et là ça tourne mal. 9a part en baston, je m'écarte, les 2 se frittent comme des imbéciles (visiblement, ils ne savaient même pas se battre, donc j'ai laissé faire), ils s'envoient voler contre les rideaux métalliques et donnent des coups dans les vitrines, et là, immanquable : une patrouille de police arrive, les 2 autres détalent comme des lapins. J'ai eu du bol, visiblement je ne les intéressais pas, ils sont partis à la poursuite des 2 autres. Il faut dire que j'avais pris un peu mes distances, d'autant que visiblement c'était du traffic de drogue.
Bref, je retourne prêt d'une entrée de métro, plus qu'une demi-heure à attendre, et enfin, je peux rentrer chez moi. Le lendemain, en cours, j'apprends qu'un de mes amis s'est fait racketé 50 balles par une bande et qu'il n'a pas trop insisté pour les récupérer de peur qu'ils ne s'intéressent à son blouson en cuir.
Quelques semaines après, lors d'une soirée entre amis, on assiste à une scène qui est même passée aux infos : une voiture fonce sur une patrouille de police à pied, un agent se retrouve sur le capot, la voiture accélère, l'agent tire à travers le pare-brise.
J'ose même pas parler de tous les suicidés sur ma ligne, la 11, qui à l'époque était l'une des plus suicidogène du métro.
Et puis sortir la nuit à Paris, ça fout vraiment les boules, parce que c'est là que tu vois tous les SDF, et que tu te rends compte qu'il y a un max de gens dans la misère. Au fait, pas loin d'Opéra traînait un SDF assez grand et costaud, à la barbe et aux cheveux blancs, toujours avec un bonnet sur la tête, y-est-il encore ?
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Bref, tout ça pour dire que vivre à Paris, c'est vraiment une vie de merde, et pourtant, j'ai même pas encore parlé du prix d'un café au comptoir, ni des chambres de bonne de 10 m2 avec WC crade à la turque sur le pallier, ni du fait que tu entends ton voisin 3 étages plus bas qui ronfle la nuit, lorsque ce n'est pas couvert par le bruit quasi-persistant du trafic automobile !
[^] # Re: franglais
Posté par Anonyme . En réponse au journal Legumes pas cher aujourd hui a paris.. Évalué à 4.
En même temps, en « province », nous on est équilibrés, et entre 3h et 6h du mat on dort (sauf les week end). Ce n'est pas parce qu'à Paris tu peux avoir une vie de taupe-chouette-chauve-souris-vampire que c'est forcément une bonne chose.
Et puis sortir à 3h du mat pour faire quoi ? Ma première nuit à Paris, je l'ai passé involontairement à la porte, n'ayant pas eu le code du digicode de mon appartement. Je peux t'assurer que ma promenade du 19ème (Pac des Buttes Chaumont-Belleville) à la Place Pigalle (ben ouais, je voulais voir quoi :p) n'a pas été de tout repos !
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Déjà, à peine parti de chez moi avec mon plan en mains, je tombe sur une bande d'une vingtaine d'individus en bas de leur immeuble, dont certains m'invectivaient dans le genre « viens te battre, viens là toi ». Un peu après, je manque de me faire écraser par un abruti qui m'a clairement visé et a accéléré. J'arrive enfin à Pigale, une place dégueulasse, en travaux, pleine de boue et de saletés, un vrai dépotoir, où je me fais alternativement brancher par des travelos et des rabatteurs qui me proposent de rentrer pour voir un spectable hot. Quelques minutes après et un peu plus loin, un vieu édenté en béquille me propose une somme d'argent conséquente pour monter avec lui dans son appart et qu'il me fasse des trucs (euurrrk).
Bref, je termine là mon expérience Pigalle (quelle réputation usurpée !), et alors que j'étais sur le point de partir, j'assiste à une scène incroyable : un mec bourré, visiblement un clochard ou pas loin, qui insulte des policiers et se montre relativement violent, au point que ses amis n'arrivent pas à le maîtriser. Les policiers sortent de la voiture, le menace de l'embarquer s'il n'arrête pas de troubler l'ordre public.
Il se calme le temps que les policiers retournent dans leur voiture, puis il se jette sur la voiture et la frappe de coups de pieds, de poings et brise sa bouteille sur le pare-brise. Le conducteur ouvre sa portière violemment, ce qui a pour effet de faire tomber le saoûlard qui était contre, et sort de sa voiture avec son collègue. Et c'est alors que le saoûlard les menace avec son tesson de bouteille, et se jette sur l'un d'entre eux en faisant de grand moulinets avec son « arme » à la main. Le policier n'arrivant pas à maîtriser l'homme, et ayant été blessé à la main, alors que le saoûlard se jette à nouveau pour une nouvelle attaque, son collègue dégaine et tire, presque à bout portant, et évidemment l'homme s'écroule.
Pour terminer, je me rend sur les Champs Élysées pour y finir la nuit, le temps que le premier métro arrive (ouais, parce que faut pas rêver, à Paris aussi les transports en commun s'arrêtent, du moinsà l'époque). Là je rencontre un mec apparemment sympa, assis sur un banc, on tape la causette, et il me demande donc de l'accompagner puisqu'il a rendez-vous avec un pote un peu plus loin et qu'il va le retrouver.
Bref, je l'accompagne, c'est sur les champs, on rentre dans une sorte de galerie marchande (ou tout est fermé, contrairement à ce que tu dis), où il retrouve un autre mec. Ils palabrent un peu, s'échangent des choses, et là ça tourne mal. 9a part en baston, je m'écarte, les 2 se frittent comme des imbéciles (visiblement, ils ne savaient même pas se battre, donc j'ai laissé faire), ils s'envoient voler contre les rideaux métalliques et donnent des coups dans les vitrines, et là, immanquable : une patrouille de police arrive, les 2 autres détalent comme des lapins. J'ai eu du bol, visiblement je ne les intéressais pas, ils sont partis à la poursuite des 2 autres. Il faut dire que j'avais pris un peu mes distances, d'autant que visiblement c'était du traffic de drogue.
Bref, je retourne prêt d'une entrée de métro, plus qu'une demi-heure à attendre, et enfin, je peux rentrer chez moi. Le lendemain, en cours, j'apprends qu'un de mes amis s'est fait racketé 50 balles par une bande et qu'il n'a pas trop insisté pour les récupérer de peur qu'ils ne s'intéressent à son blouson en cuir.
Quelques semaines après, lors d'une soirée entre amis, on assiste à une scène qui est même passée aux infos : une voiture fonce sur une patrouille de police à pied, un agent se retrouve sur le capot, la voiture accélère, l'agent tire à travers le pare-brise.
J'ose même pas parler de tous les suicidés sur ma ligne, la 11, qui à l'époque était l'une des plus suicidogène du métro.
Et puis sortir la nuit à Paris, ça fout vraiment les boules, parce que c'est là que tu vois tous les SDF, et que tu te rends compte qu'il y a un max de gens dans la misère. Au fait, pas loin d'Opéra traînait un SDF assez grand et costaud, à la barbe et aux cheveux blancs, toujours avec un bonnet sur la tête, y-est-il encore ?
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Bref, tout ça pour dire que vivre à Paris, c'est vraiment une vie de merde, et pourtant, j'ai même pas encore parlé du prix d'un café au comptoir, ni des chambres de bonne de 10 m2 avec WC crade à la turque sur le pallier, ni du fait que tu entends ton voisin 3 étages plus bas qui ronfle la nuit, lorsque ce n'est pas couvert par le bruit quasi-persistant du trafic automobile !