• [^] # Re: Un mot sur les motifs ?

    Posté par . En réponse au journal Lycéens inculpés. Évalué à 8.

    Etant un des ex-lycéens qui a participé à ces actions, je me fais le devoir de quelques précisions.

    par contre un gendarme a le droit de dire que tu l'a insulté sa parole vaut plus que la tienne ( selon la loi ).

    Ca, c'est faux, selon la loi le gendarme et l'interpellé ont la même parole, c'est vrai que dans la pratique, le juge privilégie souvent la parole des forces de l'ordre.

    [mavie]
    Quand au fait que le Bac doit rester un examen parce qu'une suite de notes défavoriserai les quartiers dévaforisés, celà me fait doucement rire.
    En effet, les FACs sont ouverts à tous les titulaires du BAC, quand à l'accès aux prépa, celà ce base sur le dossier scolaire (et le lycée de provenance rentre très largement en compte) donc je ne vois pas ce que celà changerai.
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    Certes, enfin les facs sont déjà sectorisés dans les secteurs les plus demandés (si tu viens d'un lycée de banlieue, t'as peu de chance d'aller à la Sorbonne, t'iras plutôt à Saint-Denis, Créteil, etc.)

    En ce qui concerne l'examen continue, déjà que le bac c'est un peu la loterie, surtout dans les matières littéraires d'ailleurs, si tu te coltines un prof qui t'aime pas et qui a décidé de te saquer, t'es mal barré ; de plus, ce n'est pas parce que le système est déjà mauvais qu'il faut continuer à le dégrader (ces arguments me rappelle un peu les pro-TCE).

    Ensuite, il n'y avait pas que ça dans cette réforme qui est en train d'être appliquée, suppression des Travaux Pratiques Encadrés (qui, malgré le peu d'engouement qu'il suscite permet tout de même un peu de travail en groupe - à la fin de l'année t'es bien obligé de rendre un dossier collectif et de le soutenir), instauration d'un socle minimum de connaissances (qui défavoriserait les élèves en difficulté dans certaines matières et pas dans d'autres), réforme du brevet avec note de comportement (!), etc.

    En ce qui concerne les actions, il y en a eu 2 principales, la première à l'inspection académique où les lycéens (environ 150) sont entrés par effraction en cassant une porte, délogé par la BAC (brigade anti criminalité), ils ont ensuite été emmené en vérification d'identité dans les differents commissariats du département, et certains sont passés en garde-à-vue pour plusieurs motifs : port d'arme (extincteur), déterioration de batiments publics (écrire au sang "lycéens en colère sur la facade de l'immeuble), jets de pierre (graviers), etc.

    La seconde a été dans une annexe du ministère de l'Education où les lycéens ont fait un peu plus de dégats en se barricadant à l'interieur et ont tous (200) été emmené en garde-à-vue de 24h au moins et certains sont inculpé pour "tentative d'homicide sur agent des forces de l'ordre", "groupe armé" (un membre de la CNT) ou dégradation de lieux publics. Une des "meneuse" du mouvement (le mouvement était auto-géré par la coordination lycéenne, coordination des lycées en lutte), a même été inculpé pour "fausse déclaration de parcours de manifestation en Préfecture", s'il est vrai que le parcours était souvent dépassé, ce n'est ni plus le jugement d'un mouvement social qu'on retrouve ici.

    Ceux (environ 1000 selon la police) qui, par contre, ont agressé les lycéens afin de les dépouiller lors de la manif parisienne du 8 mars n'ont pas été dérangé plus que ça.