Les français ont votés non pour un bon nombre de raisons, parmis elle se trouve le fait qu'ils n'auraient du être consultés.
Là je t'arrête tout de suite : plus de 69% des électeurs français se sont exprimés. Leur avis est donc largement représentatif de la population française, et il est insultant d'entendre que, sous prétexte que tu n'es pas du même avis, tu leur dénis le droit à s'exprimer politiquement, souverainement et démocratiquement. Et cela, que l'on ait voté pour, contre ou que l'on ait pas voté.
D'autre part je te rappelle que 90% des parlementaires avaient adopté la révision de la Constitution française permettant ce référendum et l'éventuelle adoption du traîté constitutionnel. Si l'on considère qu'entre 10 et 20% d'entre eux étaient pour le non, il reste toujours qu'entre 70 et 80% des parlementaires censés nous représenter (nous, nos intérêts et nos options) dans les deux chambres de l'Assemblée étaient pour le oui. Or, le oui n'a recueilli que 45% des suffrages des citoyens. La rupture de la représentativité de nos élites politiques est consommée.
Les français ont votés non pour un bon nombre de raisons, parmis elle se trouve le fait qu'ils n'auraient du être consultés. Le charabia verbeux du TCE nécessite un juriste hautement qualifié pour être décrypté, quand les francais ont cherchés à comprendre ce qu'était ce texte ils ont eu le choix entre les raccourcis faciles et mensongers des politiques de différents bords (tant en faveur du non que du oui) et dix ans de formation à la legislation européenne. Le choix a été vite fait, et les mensonges du non étaient mieux ficelés que ceux du oui. En plus l'attitude "On sait ce qui est bon pour vous, voter non serait puéril, inconscient dangereux et déplacé" en a ennervé plus d'un. Donc PAF.
C'est clairement la gauche qui a fait pencher la balance du côté du non. La majorité des électeurs sondés pendant la période pré-électorale se sont dits europhiles, mais certains ont dits qu'ils ne voulaient plus de ce modèle politique européen. Les souverainistes et les lepénistes n'ont pas dû énormément fait pencher la balance vu leur faible niche électorale sur les suffrages européens. L'UDF et l'UMP ont enregistré de bons scores pour le oui (entre 60% et 80% de leur sympathisants), donc le problème ne vient pas d'eux. L'enquête sociologique qu'a mené IPSOS à la sortie des urnes (http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/8074.asp)(...) montre bien que c'est à gauche, et en particulier chez les sympathisants socialistes que le scrutin s'est joué, puisque les résultats de leur référendum interne sont inversés.
Maintenant, que l'on accuse les tenants du non de populisme est absurde, non parce que c'est mensonger (de Villiers en a été un spécialiste, notamment lors de la dernière émission de débats sur France 2), mais parce que c'est réducteur : c'est partir du principe que le populisme et la démagogie sont propres à tous les nonistes et à eux seuls. Le jeu sur la peur du déclin de la France et de l'Europe a été utilisé par tous, y compris Jospin et Chirac.
Quand au problème de la facilité de certains arguments, je te rejoinds au sens que ce texte ést tout sauf une constitution. Un élève de fin de primaire est en mesure de lire, comprendre et même retenir la constitution française tellement elle est simple aussi bien dans le fond que dans la forme : elle est institutionnelle, faite par les citoyens pour les citoyens. Je ne suis pas particulièrement fan des États-Unis en général, mais force est de reconnaître que leur constitution est elle aussi simplissime sur la forme et sur le fond. Le parallèle s'arrête là, mais il aurait été de bon tons que ceux familièrement désignés comme des technocrates en eusse pris conscience avant de sacrifier un traîté quelqu'il soit sur l'autel de la compléxité législative qui l'éloigne du citoyen.
[^] # Re: Il n'y a pas de honte à avoir
Posté par François Obada . En réponse au journal J'ai honte d'être français !. Évalué à 5.
Là je t'arrête tout de suite : plus de 69% des électeurs français se sont exprimés. Leur avis est donc largement représentatif de la population française, et il est insultant d'entendre que, sous prétexte que tu n'es pas du même avis, tu leur dénis le droit à s'exprimer politiquement, souverainement et démocratiquement. Et cela, que l'on ait voté pour, contre ou que l'on ait pas voté.
D'autre part je te rappelle que 90% des parlementaires avaient adopté la révision de la Constitution française permettant ce référendum et l'éventuelle adoption du traîté constitutionnel. Si l'on considère qu'entre 10 et 20% d'entre eux étaient pour le non, il reste toujours qu'entre 70 et 80% des parlementaires censés nous représenter (nous, nos intérêts et nos options) dans les deux chambres de l'Assemblée étaient pour le oui. Or, le oui n'a recueilli que 45% des suffrages des citoyens. La rupture de la représentativité de nos élites politiques est consommée.
C'est clairement la gauche qui a fait pencher la balance du côté du non. La majorité des électeurs sondés pendant la période pré-électorale se sont dits europhiles, mais certains ont dits qu'ils ne voulaient plus de ce modèle politique européen. Les souverainistes et les lepénistes n'ont pas dû énormément fait pencher la balance vu leur faible niche électorale sur les suffrages européens. L'UDF et l'UMP ont enregistré de bons scores pour le oui (entre 60% et 80% de leur sympathisants), donc le problème ne vient pas d'eux. L'enquête sociologique qu'a mené IPSOS à la sortie des urnes (http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/poll/8074.asp)(...) montre bien que c'est à gauche, et en particulier chez les sympathisants socialistes que le scrutin s'est joué, puisque les résultats de leur référendum interne sont inversés.
Maintenant, que l'on accuse les tenants du non de populisme est absurde, non parce que c'est mensonger (de Villiers en a été un spécialiste, notamment lors de la dernière émission de débats sur France 2), mais parce que c'est réducteur : c'est partir du principe que le populisme et la démagogie sont propres à tous les nonistes et à eux seuls. Le jeu sur la peur du déclin de la France et de l'Europe a été utilisé par tous, y compris Jospin et Chirac.
Quand au problème de la facilité de certains arguments, je te rejoinds au sens que ce texte ést tout sauf une constitution. Un élève de fin de primaire est en mesure de lire, comprendre et même retenir la constitution française tellement elle est simple aussi bien dans le fond que dans la forme : elle est institutionnelle, faite par les citoyens pour les citoyens. Je ne suis pas particulièrement fan des États-Unis en général, mais force est de reconnaître que leur constitution est elle aussi simplissime sur la forme et sur le fond. Le parallèle s'arrête là, mais il aurait été de bon tons que ceux familièrement désignés comme des technocrates en eusse pris conscience avant de sacrifier un traîté quelqu'il soit sur l'autel de la compléxité législative qui l'éloigne du citoyen.