Ça c'est de la bonne rhétorique politicienne, un peu l'épouvantail qui a été agité par les tenants du oui pendant la campagne "et ils vont faire comment pour se mettre d'accord le 30 mai, tous ces gens qui disent non pour des raisons différentes". La réponse paraît pourtant évidente dés qu'on décolle son oeil de la lorgnette dichotomique que la bien-pensance qui a montré pendant toute cette campagne à quel point elle était partagée par la plupart des obédiences politiques: ils ne vont pas le faire.
C'est vraiment puéril de penser que "puisque vous avez voté non, maintenant vous portez seuls la responsabilité d'un texte alternatif". D'abord parce qu'un texte rédigé uniquement par les opposants au traité serait assez logiquement rejeté par ses partisans, et ensuite parce que la politique, contrairement à à ce que voudrait nous faire croire la télévision, ne revient à opposer le blanc et le noir, le bien et le mal, ou ceux qui ont raison et ceux qui ont tord. Pour trouver un compromis acceptable pour tout le monde, il faudra consulter... tout le monde.
La deuxième raison pour laquelle toutes les forces du non n'élaboreront pas ensemble un nouveau traité, c'est que parmi eux, certains sont fondamentalement anti-européens, et ne rêvent que de sortir la France de l'Union, alors que la majorité veut une construction européenne, mais pas celle-là.
Alors évidemment, les perspectives ne sont pas roses: une renégociation dans une europe privée de plusieurs gouvernements de gauche serait sans doute encore plus libérale et encore moins acceptable pour ceux qui ont voté non, et puis il ne faut pas oublier les autres peuples européens, qui vont pour certains se déterminer de manière aussi souveraine que le peuple français, et avec lesquels il faudra aussi trouver un compromis. Mais la question était "est-ce que ce texte vous convient ?". La réponse est non. Maintenant, il va falloir faire avec.
# Rhétorique convenue...
Posté par Polaris . En réponse au journal Pas de TCE pour la France. Évalué à 10.
C'est vraiment puéril de penser que "puisque vous avez voté non, maintenant vous portez seuls la responsabilité d'un texte alternatif". D'abord parce qu'un texte rédigé uniquement par les opposants au traité serait assez logiquement rejeté par ses partisans, et ensuite parce que la politique, contrairement à à ce que voudrait nous faire croire la télévision, ne revient à opposer le blanc et le noir, le bien et le mal, ou ceux qui ont raison et ceux qui ont tord. Pour trouver un compromis acceptable pour tout le monde, il faudra consulter... tout le monde.
La deuxième raison pour laquelle toutes les forces du non n'élaboreront pas ensemble un nouveau traité, c'est que parmi eux, certains sont fondamentalement anti-européens, et ne rêvent que de sortir la France de l'Union, alors que la majorité veut une construction européenne, mais pas celle-là.
Alors évidemment, les perspectives ne sont pas roses: une renégociation dans une europe privée de plusieurs gouvernements de gauche serait sans doute encore plus libérale et encore moins acceptable pour ceux qui ont voté non, et puis il ne faut pas oublier les autres peuples européens, qui vont pour certains se déterminer de manière aussi souveraine que le peuple français, et avec lesquels il faudra aussi trouver un compromis. Mais la question était "est-ce que ce texte vous convient ?". La réponse est non. Maintenant, il va falloir faire avec.