• [^] # Re: Il n'y aura pas de projet des non

    Posté par . En réponse au journal mais quel plan B ?. Évalué à 2.

    Salut,

    Même si je suis en partie d'accord avec toi sur le peu de cas généralement accordé aux abstentions, je voudrais tempérer ton propos.

    > Le ver est dans le fruit, notre république (bananière) est malade; corrompue par nos propres dirigeants; comment espérer que des personnes qu'on piétinne à longueur d'année, puissent se mobiliser ?

    Je trouve que tu dramatises un tout petit peu, surtout au vu des résultats de ce week-end. La majorité du peuple français s'est en effet exprimé à l'encontre des recommandations des grands partis nationaux, malgré le battage médiatique de ceux-ci, et malgré un appel au "oui" quasi-omniprésent dans les médias.

    En fin de compte, je trouve ce résultat extrêmement rafraichissant. Ce week-end, les français ont prouvé :
    - qu'ils étaient une majorité à ne pas forcément se soumettre à l'avis des partis politiques majeurs
    - que la propagande médiatique existe, même en France, et qu'elle peut (doit !) être combattue
    - qu'ils étaient capables d'ouvrir eux-mêmes un débat (ce débat n'est en aucun cas venu des médias comme tu as pu le constater)
    - qu'ils étaient suffisemment intelligents pour changer d'avis (parfois plusieurs fois), pour accepter de nouveaux points de vue, pour peser le pour et le contre, etc

    Pour ces raisons, les partis politiques tels que nous les connaissons ne pourront plus tenir le même discours. Pour ces mêmes raisons, ils devront se remettre profondément en question s'ils veulent continuer d'exister. Comme tu le dis, il y a du travail d'ici 2007, et y'a intérêt à ce que les choses bougent si la classe politique ne veut pas tomber à nouveau des nues, comme hier soir.

    En fin de compte, tu vois, les choses bougent. En fait, elles commencent tout juste à se remuer, et c'est pour ça qu'il ne faut surtout pas s'arrêter maintenant. Un gros signal d'alarme vient d'être envoyé à nos dirigeants: à eux de le décoder, mais comme il y a fort à parier qu'ils n'y arriveront pas sans un petit coup de main, à nous de les y aider. En continuant de débattre, en continuant de voter, sans jamais perdre une occasion de s'exprimer.

    Et c'est moi qui suis en train de dire ça, moi qui n'ai pas voté hier parce que je croyais que mon avis n'intéressait personne. Pauvre connard que je suis, y'a des moments où je mérite vraiment des claques.