• [^] # Re: Raison de plus ! partie 3 = détails de la partie 1, demain original

    Posté par . En réponse au journal mais quel plan B ?. Évalué à 4.

    Ca j'aimerais bien le savoir. Je suis absolument preneur de toute alternative viable au libéralisme (sans que ce soit socialiste comme tu le précise, qui dailleur s'est montré incapable de faire face), rien que par curiosité, juste pour savoir si c'est possible, si ça peut exister.
    Et tant qu'à faire, j'aimerais que ce soit présenté/développé par quelqu'un qui connaisse quelque chose à toussa (l'auteur du systéme économico-socialo-politique bien sur, pas celui qui proposerai ici ... quoique on pourrait être surpris, si un prix nobel passait par là).

    Parce que de toutes mes recherches, j'en ai vu des amalgames, entre :

    - des initiatives (genre commerce équitable) qui rendent effectivement le monde + juste et solidaire, mais qui ne sont rien d'autre que des ramifications venant s'inscrire dans le contexte du libéralisme lui-même sans pour autant le changer (le commerce équitable exploite la valorisation morale du consommateur pour s'extraire de la concurence)

    - des utopies irréalisables car intransitives : je rappel que le libéralisme n'est pas le fruit d'une révolution, qu'il s'est installé par transition douce à partir des anciens régimes.

    - des systèmes complétement instables, qui font appel à un concensus général (certains ne sont même pas capable de survivre à moins de 5% de contestataires qui viendraient mettre à l'épreuve le systéme)

    - des systèmes pires (qui font appel à la force militaire pour venir s'imposer par exemple).


    Bref, un vrai système politico-socialo-économique alternatif au libéralisme, réalisable, et si possible "mieux", si quelqu'un est capable de m'en montrer un, je serais preneur.

    Je serais preneur, parce qu'il faut reconnaitre un ENORME BUG dans le libéralisme : les monopoles absolus (= je détiens tout le marché d'un produit) et les monopoles relatifs (= je fais des accords avec tous mes concurrents). Le libéralisme fait appel à un non-interventionnisme de l'état dans l'économie, c'est un principe majeur. Mais il repose aussi sur une nécéssité absolue d'atomicité des agents (aucun agent ne doit connaitre une domination irréversible sur ses concurrents).
    OR, les situations de monopoles imposent justement une multitudes d'interventions ponctuelles OBLIGATOIRES de l'état, sans même pouvoir le garantir (la non corruption politique, directe ou indirecte, est un principe idéaliste, donc impossible à garantir), d'autant + que lorsque le monopole exige cette intervention, c'est que la crise atteint son apogée, un point de non retour : il ne reste plus qu'UN SEUL agent qui a bouffé tous les autres, la situation de monopole est constatée, on intervient, mais pour faire quoi ? Il n'y a plus rien à faire justement.
    Autrement dit, sur une échelle de temps suffisement longue, le libéralisme ne peut mené, inévitablement, que vers une tyrannie partagées, une multitude d'agent ayant conquis chacun leur marché sans ne plus connaitre de concurrence qui viendrait modéré et régulé les marchés en question.