Nos positions me semblent pour le moins difficiles à concilier ^^
Cela dit, nombreux sont ceux qui perçoivent une entourloupe autour de ce scrutin :
1. Même si ça a changé, le rouleau compresseur médiatique en faveur du OUI a pour le moins stimulé la méfiance. Il n'y a pas eu de débat : d'abord un son de cloche bien uniforme, puis des noms d'oiseaux et des arguments (des 2 cotés) souvent mensongers (encore une fois pour stimuler l'émotion, quelle idiotie ...). Descartes doit s'en retourner dans sa tombe.
2. Que l'UMP et le PS aient des positions officielles proches alors qu'au sein même des partis par contre c'est un peu la foire d'empoigne, cela renforce une fois de plus l'idée (fondée ou pas, là n'est pas la question) que des technocrates sont aux commandes.
3. Le double effet lundi de Pentecôte risque d'être dévastateur. Voilà une arnaque facile à démonter et ses promoteurs sont les mêmes. Comment ne pas faire l'amalgame ?
4. 99% des personnes qui ont fait l'effort d'essayer de lire ce pensum ont jeté l'éponge et en plus ne sont pas certaines d'avoir correctement compris ce qu'elles ont lu (j'en fais partie, après plusieurs tentatives je n'ai vraiment lu qu'une centaine de pages). Comment en toute conscience valider un texte sujet à interprétations et qui de part sa complexité décourage le lecteur ? En faisant confiance à des "leaders d'opinion" ?
5. Une bonne part de ceux qui promeuvent le OUI sont les mêmes que ceux qui plutôt que de défendre une réforme impopulaire se sont abrités derrière les directives européennes. Et beaucoup de personnes, réforme après réforme, ont en fait encaissé coup après coup. Maintenant, on leur dit : votez OUI et prenez en pour trente ans de plus (je sais Rocard affirme 10 ans).
En conclusion : je déplore l'absence de débat, le discours unique, la tendance à diaboliser l'autre. Ce que nous connaissons actuellement, pendant cette campagne, est la paroxysme de la dérive politique des vingts dernières années, dérive que je qualifierais simplement par son trait principal : le mépris de l'électeur. Même les personnes de bonne volonté n'en peuvent plus. C'est très con, mais il faut bien que cela se paye tôt ou tard. Le séisme du 21 avril 2002 n'était qu'un signe avant coureur semble t-il. Je le déplore, mais je le comprends.
[^] # Re: Je te trouve bien négatif !
Posté par richard . En réponse au journal C'est fini. Évalué à 9.
Cela dit, nombreux sont ceux qui perçoivent une entourloupe autour de ce scrutin :
1. Même si ça a changé, le rouleau compresseur médiatique en faveur du OUI a pour le moins stimulé la méfiance. Il n'y a pas eu de débat : d'abord un son de cloche bien uniforme, puis des noms d'oiseaux et des arguments (des 2 cotés) souvent mensongers (encore une fois pour stimuler l'émotion, quelle idiotie ...). Descartes doit s'en retourner dans sa tombe.
2. Que l'UMP et le PS aient des positions officielles proches alors qu'au sein même des partis par contre c'est un peu la foire d'empoigne, cela renforce une fois de plus l'idée (fondée ou pas, là n'est pas la question) que des technocrates sont aux commandes.
3. Le double effet lundi de Pentecôte risque d'être dévastateur. Voilà une arnaque facile à démonter et ses promoteurs sont les mêmes. Comment ne pas faire l'amalgame ?
4. 99% des personnes qui ont fait l'effort d'essayer de lire ce pensum ont jeté l'éponge et en plus ne sont pas certaines d'avoir correctement compris ce qu'elles ont lu (j'en fais partie, après plusieurs tentatives je n'ai vraiment lu qu'une centaine de pages). Comment en toute conscience valider un texte sujet à interprétations et qui de part sa complexité décourage le lecteur ? En faisant confiance à des "leaders d'opinion" ?
5. Une bonne part de ceux qui promeuvent le OUI sont les mêmes que ceux qui plutôt que de défendre une réforme impopulaire se sont abrités derrière les directives européennes. Et beaucoup de personnes, réforme après réforme, ont en fait encaissé coup après coup. Maintenant, on leur dit : votez OUI et prenez en pour trente ans de plus (je sais Rocard affirme 10 ans).
En conclusion : je déplore l'absence de débat, le discours unique, la tendance à diaboliser l'autre. Ce que nous connaissons actuellement, pendant cette campagne, est la paroxysme de la dérive politique des vingts dernières années, dérive que je qualifierais simplement par son trait principal : le mépris de l'électeur. Même les personnes de bonne volonté n'en peuvent plus. C'est très con, mais il faut bien que cela se paye tôt ou tard. Le séisme du 21 avril 2002 n'était qu'un signe avant coureur semble t-il. Je le déplore, mais je le comprends.