Humm, je ne pense pas être le seul à utiliser ma clé essentiellement pour synchroniser mes fichiers persos du genre .gnupg, .*rc ou de travail (.tex, .py, .pdf) et mes photos. Rien (ou presque) de libre, rien de non libre. Et je ne vois pas pourquoi la copie de ces fichiers devrait profiter au monde du libre.
Effectivement, c'est logique. Disons que si sur 100mo, il y a en moyenne mo de libre ou "shareware", 20mo de perso, et 60mo de payant rémunérable au titre de la copie privée : on taxe 1 centime les 10 méga. On baisse la taxe de 20 centimes pour les 20mo perso, il reste 80 centimes à se répartir entre le libre (et semi-libre) et le propriétaire (sacem, microsoft, adobe, universal...). Il faut voir que le surcoût des supports vierges constituent un handicape supplémentaire pour le libre (et le semi-libre) qu'il est juste de compenser.
A partir de là je ne parle pas tant de logique que d'efficience : ça fait longtemps qu'il n'y a pas de logique pure dans la façon dont l'économie s'adapte à la reproductibilité mais plus qu'ailleurs des arrangements et des compromis. Visiblement il faut faire évoluer ces compromis dans l'intérêt de tout le monde. Comment-on fait ? Que proposez-vous ?
Par contre, j'ai un baladeur mp3 qui contient des choses sous cc et des cd rippés, mais il ne sert pas à échanger quoi que ce soit. Donc, là, c'est vraiment de la copie privée (par contre, il n'y en a clairement pas 25 % qui soit en copyleft).
Même s'il n'y pas que la musique sur les supports de stockage, j'abuse un peu. Descendons à 10% mais je n'irais pas plus bas. Il ne s'agit pas que de mathématique, mais d'intérêt général, et il faut intégrer tous les critères. La musique libre, semi-libre ou simplement gratuite et réalisé par des auteurs non inscrite à la Sacem, est clairement minoritaire comparé à celle des auteurs membres de la Sacem, directement ou par le biais d'accord avec les équivalents à l'étranger. Mais elle tends à se développer, d'une part, et subi une diminution du fait du surcout des supports liée à une taxe qui ne subventionne que ces concurrents. De plus si ce procédé était adopté, j'imagine facilement que plus de musiciens quiteraient la sacem devenu inutile, et choisiraient des licences libres ou semi-libres (créative common) pour leur musique, et expérimenteraient la vente de CD et de DVD par correspondance, les systèmes de don électronique d'une petite somme d'argent, etc. La transition n'est pas forcément facile à mettre en place, mais je défends la fin du monopole de la sacem, et la distribution des taxes sur les supports à tous les auteurs, libre, semi-libre, gratuit, et payant. et pas uniquement à ceux qui sont inscrit à la Sacem, et donc obligé de faire du propriétaire et d'interdire la copie. Le monopole de la SACEM doit cesser !
Je m'embrouille un peu, mais je ne trouve pas normal que cette taxe rémunère uniquement les artistes en fonction de leur vente de CDs, de téléchargement payant, de passage radio et télé, et qui plus est uniquement ceux qui sont inscrit à la SACEM. Et alors que les musiciens amateurs sont désavantagés par le fait que les supports de stockage soit taxé. C'est pas juste. C'est pas intéressant. On est dans une démarche perdant/perdant. Mais le seul choix que l'on nous propose est entre cette taxe injuste et la chasse aux audionautes. La solution la plus réaliste et avantageuse me semble être de demander une autre taxe.
[^] # Re: Soyons réalistes, demandons l'impossible !
Posté par Séverin Tagliante-Saracino . En réponse au journal Les clefs USB soumises à la taxe sur la copie privée ?. Évalué à 3.
Humm, je ne pense pas être le seul à utiliser ma clé essentiellement pour synchroniser mes fichiers persos du genre .gnupg, .*rc ou de travail (.tex, .py, .pdf) et mes photos. Rien (ou presque) de libre, rien de non libre. Et je ne vois pas pourquoi la copie de ces fichiers devrait profiter au monde du libre.
Effectivement, c'est logique. Disons que si sur 100mo, il y a en moyenne mo de libre ou "shareware", 20mo de perso, et 60mo de payant rémunérable au titre de la copie privée : on taxe 1 centime les 10 méga. On baisse la taxe de 20 centimes pour les 20mo perso, il reste 80 centimes à se répartir entre le libre (et semi-libre) et le propriétaire (sacem, microsoft, adobe, universal...). Il faut voir que le surcoût des supports vierges constituent un handicape supplémentaire pour le libre (et le semi-libre) qu'il est juste de compenser.
A partir de là je ne parle pas tant de logique que d'efficience : ça fait longtemps qu'il n'y a pas de logique pure dans la façon dont l'économie s'adapte à la reproductibilité mais plus qu'ailleurs des arrangements et des compromis. Visiblement il faut faire évoluer ces compromis dans l'intérêt de tout le monde. Comment-on fait ? Que proposez-vous ?
Par contre, j'ai un baladeur mp3 qui contient des choses sous cc et des cd rippés, mais il ne sert pas à échanger quoi que ce soit. Donc, là, c'est vraiment de la copie privée (par contre, il n'y en a clairement pas 25 % qui soit en copyleft).
Même s'il n'y pas que la musique sur les supports de stockage, j'abuse un peu. Descendons à 10% mais je n'irais pas plus bas. Il ne s'agit pas que de mathématique, mais d'intérêt général, et il faut intégrer tous les critères. La musique libre, semi-libre ou simplement gratuite et réalisé par des auteurs non inscrite à la Sacem, est clairement minoritaire comparé à celle des auteurs membres de la Sacem, directement ou par le biais d'accord avec les équivalents à l'étranger. Mais elle tends à se développer, d'une part, et subi une diminution du fait du surcout des supports liée à une taxe qui ne subventionne que ces concurrents. De plus si ce procédé était adopté, j'imagine facilement que plus de musiciens quiteraient la sacem devenu inutile, et choisiraient des licences libres ou semi-libres (créative common) pour leur musique, et expérimenteraient la vente de CD et de DVD par correspondance, les systèmes de don électronique d'une petite somme d'argent, etc. La transition n'est pas forcément facile à mettre en place, mais je défends la fin du monopole de la sacem, et la distribution des taxes sur les supports à tous les auteurs, libre, semi-libre, gratuit, et payant. et pas uniquement à ceux qui sont inscrit à la Sacem, et donc obligé de faire du propriétaire et d'interdire la copie. Le monopole de la SACEM doit cesser !
Je m'embrouille un peu, mais je ne trouve pas normal que cette taxe rémunère uniquement les artistes en fonction de leur vente de CDs, de téléchargement payant, de passage radio et télé, et qui plus est uniquement ceux qui sont inscrit à la SACEM. Et alors que les musiciens amateurs sont désavantagés par le fait que les supports de stockage soit taxé. C'est pas juste. C'est pas intéressant. On est dans une démarche perdant/perdant. Mais le seul choix que l'on nous propose est entre cette taxe injuste et la chasse aux audionautes. La solution la plus réaliste et avantageuse me semble être de demander une autre taxe.