• # Soyons réalistes, demandons l'impossible !

    Posté par . En réponse au journal Les clefs USB soumises à la taxe sur la copie privée ?. Évalué à 3.

    Ce qui intéressant c'est que la taxe est "en contrepartie du droit pour tout un chacun de copier des d'1⁄2uvres pour son usage personnel." Evidemment c'est Florent Latrive qui le dit, mais c'est la conclusion logique : on se dirige vers le seul modèle réaliste de transition. Si on est heureux d'encourager le partage de la culture et de l'art pour le bien être du plus grand nombre, sans pour autant laisser les artistes démunis, et si on est heureux d'imaginer la tête de Pascal Nègre en lisant cet article...

    ON REGRETTE VRAIMENT que ces fonds soient gérés de façon aussi opaque, et que rien n'aille aux auteurs d'oeuvres libres, alors que de nombreuses clefs usb, disque dur, dvd, cd, papiers à photocopier sont utilisés pour échanger justement ces oeuvres libres. Le modèle proposé contribue ainsi indirectement à inciter les auteurs à réaliser des oeuvres propriétaires. Il décourage donc l'émergence d'une véritable société du savoir, de l'intelligence collective, ou les nouveaux processus de création et de coopération sont rendu possibles grace aux licences libres, et en particulier au licences libres et copyleft.

    On pourrait facilement évaluer que 25% des espaces de stockage sont utilisés en moyenne pour stocker des données personnelles, libres, ou gratuites. Logiquement 25% de cette taxe devrait être utilisée pour soutenir le développement d'oeuvres libres. Et cela en évitant l'ecueil de dénaturer l'esprit du libre. On pourrait imaginer que cet argent permette de financer une énorme plateforme d'hébergement pour tout les projets libres : logiciels, musique, encyclopédie, thèses et articles scientifiques, documentaires financés majoritairement par des fonds publics, etc, etc...

    On pourrait aussi imaginer un système de SACEM élargie, simplifiée , gratuire, et transparente, ou chaque auteur, même ceux produisant du libre, pourrait s'inscrire. Un système d'envoi annuel de 10 000 questionnaires anonymes permettrait aux élus de choisir jusqu'à cent auteurs dans la liste, afin de défendre ceux que l'ont préfère, que l'on écoute le plus, ou que l'on a envie d'encourager. Avec ce système payer sa taxe deviendrait un vrai plaisir.

    Ca me parait possible et ça n'a rien d'utopiste. Appel aux radicaux révoltés qui revendiquent toujours des trucs impossibles à moins de faire une révolution qui n'arrivera jamais ou qui provoquera autant de problèmes qu'elle en résoudra... là y'a du possible, c'est compatible avec le système actuel sans trop d'adaptation, il suffit juste de trouver un boulot à Pascal Negre dans une radio libre et puis zou. Il suffit juste aussi de convaincre la moitié des gens :-) C'est toujours là que ça bloque vraiment...