Tout simplement, s'ils vont voter OUI ça sera à cause de la politique désastreuse qui a été mené ces dernières années en France.
Pas moi. Je vais voter oui. Certainement pas pour quoi que ce soit qui ce soit passé en France : tout simplement parce que ça n'a rien à voir, le référendum porte sur un autre sujet : la construction européenne. Pourquoi oui ? Parce que je ne vois pas d'élément bloquant justifiant un non. Parce qu'il simplifie la lecture de l'organisation de l'UE, et parce que ce texte _sera_ revu et corrigé à l'avenir. Ou abrogé. A l'instar de tous les autres traités.
mais c'est un fait
Donc, on devrait voter "non" pour être dans le move, parce que c'est la tendance, c'est un fait, et on ne peux rien contre ça ?... comment ça s'appelle, ça, déjà... prédiction auto-réalisatrice ? méthode Coué ?
Tout ça pour dire que les partisans du OUI auront beau leur présenter toute sorte de document pour tenter de les convaincre, ça ne les fera pas changer d'avis.
"Chronique d'un non annoncé". Ben tiens...
S'il est si bon qu'ils le prétendent ce traité (et que les "grands partis" sont pour), pourquoi demander l'avis aux citoyens (qui ont donné leur confiance à leurs élus).
1. Les partis ne représentent effectivement qu'une frange minoritaire de la population. En outre, les querelles intra-parti montrent bien que le positionnement vis-à-vis du TCE est nettement étranger à la logique partisane parlementaire.
2. Lorsqu'une décision est importante à prendre, il n'est pas forcément déraisonné, dans un régime politique qui se veut un minimum démocratique, que le référendum soit employé (que l'on demande donc au plus grand nombre des concernés). La voie parlementaire est aussi une option, certes. Mais si vous pensez pouvoir/vouloir trouver un élément rationnel, plutôt qu'historique ou contextuel, permettant de choisir l'un ou l'autre, bon courage... Cependant, dans le cas présent, il me semble que le choix du référendum est hautement contextuel : sentant manifestement que sa majorité est contestée en France, Chirac fait preuve d'une relative honnêteté vis-à-vis des français, en leur donnant directement la parole. Politiquement, pour lui, ça n'a pas grande importance, et n'aura aucune influence sur la suite de sa vie politique.
L'ironie douloureuse de ta remarque/question est là : le projet européen qui avance (et dont ce traité n'est qu'un morceau de plus) a tout de même ses racines dans les guerres qui ont déchiré le continent, sous le fait de nations dirigées par des régimes totalitaires.
Il ne s'agit pas d'agiter la menace de la destruction contre le non au TCE. Ce n'est pas aussi simpliste que ça. Mais il s'agit de rappeler qu'en regard des objections que l'on peut avoir sur ce traité à 25, il y a un des moteurs de la construction européenne, qui est un "chouia" plus grave.
Il ne s'agit pas non plus de se précipiter dans une construction abstraite censée nous protéger de la guerre. Tel n'est pas le TCE. C'est un texte construit et débattu raisonnablement entre 25 pays, dont les membres ont tout autant à gagner, et à perdre que nous. C'est donc nécessairement un texte de compromis. Qu'y a-t-il d'extraordinaire à cela ? Oui, ça va forcément engendrer des changements. Sont-ils prévisiblement mauvais ? On n'en sait _rien_, tout simplement. Evidemment qu'il y a des points à améliorer. Et alors ? Vous attendez peut être que votre logiciel soit 100% bug-free avant de le livrer à la vente ?
J'ai l'impression que si le référendum a été décidé par le gouvernement c'est pour ne pas être responsable des conséquences de son adoption ("c'est pas nous, c'est vous, on vous avait donné le choix..."), m'enfin c'est un simple avis personnel...
Mouarf. Les notions de "vous", "nous", en l'occurrence, sont mal venues : les conséquences du choix national, quelles qu'elles soient, seront les mêmes pour tous : c'est donc l'affaire de tout le monde. A ce titre, le référendum a un excellent justificatif : il emploie chaque citoyen a se prononcer sur le déroulement de la politique qui va le concerner. Mais bien entendu, et c'est là le noeud républicain, il faut savoir aussi accepter d'être minoritaire dans une décision, et accepter celle-ci, parce que d'autres ont été plus nombreux à avoir un avis contraire (ce qui ne légitime pas forcément moralement la décision, mais c'est un autre débat autrement plus délicat).
Voter (que ce soit oui ou non) par rapport à la politique nationale est irrationnel. Après, voter ce que vous voulez, mais faites-le avec conviction, pas par mollesse.
[^] # Re: Oui.
Posté par romain . En réponse au journal Lettre ouverte des intellectuels allemands aux français. Évalué à 10.
Donc, on devrait voter "non" pour être dans le move, parce que c'est la tendance, c'est un fait, et on ne peux rien contre ça ?... comment ça s'appelle, ça, déjà... prédiction auto-réalisatrice ? méthode Coué ?
"Chronique d'un non annoncé". Ben tiens...
1. Les partis ne représentent effectivement qu'une frange minoritaire de la population. En outre, les querelles intra-parti montrent bien que le positionnement vis-à-vis du TCE est nettement étranger à la logique partisane parlementaire.
2. Lorsqu'une décision est importante à prendre, il n'est pas forcément déraisonné, dans un régime politique qui se veut un minimum démocratique, que le référendum soit employé (que l'on demande donc au plus grand nombre des concernés). La voie parlementaire est aussi une option, certes. Mais si vous pensez pouvoir/vouloir trouver un élément rationnel, plutôt qu'historique ou contextuel, permettant de choisir l'un ou l'autre, bon courage... Cependant, dans le cas présent, il me semble que le choix du référendum est hautement contextuel : sentant manifestement que sa majorité est contestée en France, Chirac fait preuve d'une relative honnêteté vis-à-vis des français, en leur donnant directement la parole. Politiquement, pour lui, ça n'a pas grande importance, et n'aura aucune influence sur la suite de sa vie politique.
L'ironie douloureuse de ta remarque/question est là : le projet européen qui avance (et dont ce traité n'est qu'un morceau de plus) a tout de même ses racines dans les guerres qui ont déchiré le continent, sous le fait de nations dirigées par des régimes totalitaires.
Il ne s'agit pas d'agiter la menace de la destruction contre le non au TCE. Ce n'est pas aussi simpliste que ça. Mais il s'agit de rappeler qu'en regard des objections que l'on peut avoir sur ce traité à 25, il y a un des moteurs de la construction européenne, qui est un "chouia" plus grave.
Il ne s'agit pas non plus de se précipiter dans une construction abstraite censée nous protéger de la guerre. Tel n'est pas le TCE. C'est un texte construit et débattu raisonnablement entre 25 pays, dont les membres ont tout autant à gagner, et à perdre que nous. C'est donc nécessairement un texte de compromis. Qu'y a-t-il d'extraordinaire à cela ? Oui, ça va forcément engendrer des changements. Sont-ils prévisiblement mauvais ? On n'en sait _rien_, tout simplement. Evidemment qu'il y a des points à améliorer. Et alors ? Vous attendez peut être que votre logiciel soit 100% bug-free avant de le livrer à la vente ?
Mouarf. Les notions de "vous", "nous", en l'occurrence, sont mal venues : les conséquences du choix national, quelles qu'elles soient, seront les mêmes pour tous : c'est donc l'affaire de tout le monde. A ce titre, le référendum a un excellent justificatif : il emploie chaque citoyen a se prononcer sur le déroulement de la politique qui va le concerner. Mais bien entendu, et c'est là le noeud républicain, il faut savoir aussi accepter d'être minoritaire dans une décision, et accepter celle-ci, parce que d'autres ont été plus nombreux à avoir un avis contraire (ce qui ne légitime pas forcément moralement la décision, mais c'est un autre débat autrement plus délicat).
Voter (que ce soit oui ou non) par rapport à la politique nationale est irrationnel. Après, voter ce que vous voulez, mais faites-le avec conviction, pas par mollesse.