Je ne dis rien ... Enfin, si, puisque le sujet est ouvert, je vide mon sac :
"Le vélo, c'est bien connu, c'est un loisir, on a jamais utilisé un vélo comme moyen de transport. Donc, moi, automobiliste tout à fait respectable, arrêté à un stop, si je vois une voiture arrivant vers moi à quinze mètre sur ma gauche, se traînant lamentablement dans une descente, je la laisse passer, on va pas se bouffer entre nous de toute façon il en a une plus grosse (de voiture bien entendu) que moi. Par contre, le vélo qui colle au cul de cette voiture et qui peste après le conducteur parce que ce pékin n'a que fife de la côte qui suit, il est tout à fait normal que je lui coupe la route en le regardant, le malotru. Je n'oublie surtout pas de ménager le moteur de ma vieille rossinante, de toute façon, le cycliste, s'il est à vélo, c'est qu'il a le temps ..."
Ce témoignage, c'est à peu près la réflexion que j'ai lue sur un visage peint d'indifférence ("au pire, vu l'état me ma voiture, l'assurance me la remboursera, et puis, c'est un vélo.") et de quelque chose comme de la morosité : " C'est une heure de grande affluence? Boaf ... De toute façon, j'ai pas mieux à faire que de rouler... Et un siège de voiture c'est confortable...".
Et même si la citation de Renaud corrobore mon point de vue, les femmes aussi sont humaines. En effet, automobiliste hommes et femmes luttent pour le même combat et je m'en explique :
J'ai juré comme un putois contre deux homme et j'ai très mal dormi pendant deux nuits à cause d'une femme (non, je n'en étais pas amoureux. elle m'a juste coupé la route en sortant d'un ront-point après m'avoir doublé. Elle était apparament en grande discussion avec belle-maman qui, avant que j'ai eu le temps de repérer d'où je venais et où j'allais, m'engueulait, me traitant de malade et autres joyeusetés . "Désolé de troubler votre dicussion, mesdames, j'ai très mal à la hanche, c'est pas grave c'est musculaire. On pourrait s'attendre à pire après un vol plané par-dessus le coffre de votre voiture, mais je suis un tout petit peu pressé, c'est pour ça que j'appuye sur les pédales. Comment ça je roulais trop vite? désolé j'ai pas de compteur, mais vous avez déjà fait du 50km/h sur le plat avec un vélo en ville madame ?")
Le troisième larron de cette brochette de vainqueurs, a lui préféré, en tant que chauffeur de bus, me doubler juste avant l'arrêt, en n'oubliant pas bien sûr de me faire une jolie queue de poisson. Queue de poisson que j'aurais encore plus appréciée si celà s'était passé un premier avril bien entendu.
Ceci n'est rien, j'imagine aisément que je pourrais être parra ou tétra ou hémiplégique, ou L.I.S., ou défiguré, ou aveugle, ou toute autre sorte de chose tout à fait joyeuse à vivre pour la simple pratique d'un sport, pour un simple déplacement, qui, si chaque automobiliste en avait (pardonnez-moi l'expression) chié physiquement pour passer son permis, (par exemple en ayant effectué 10 Km à vélo, surveillé par l'examinateur, dans une ville à l'heure de pointe, en plus de l'épreuve de conduite (je sais je suis sadique depuis que j'ai le permis ;) ) pourrait peut-être être moins dangereux (le peut-être induit effectivement un doute sur la faculté de penser et/ou les bases de raisonnement de certains "roseaux pensants")
Compte-tenu des évênements (normaux pour un deux-roues, je n'ai rien dit sur les motos, je ne pratique pas...) sus-cités et de mes pratiques à haut risques (je suis né, je travaille, je marche, je cours, je moule ...) je peux vous assurer que je suis extrêment heureux d'être vivant et en pleine santé et je vous invite à en faire de même, car, c'est à peu près le seul bonheur que nous avons (presque) tous pu avoir un jour sur terre. Quoique j'ai un petit pincement pour tous ceux qui n'ont jamais eu le loisir d'être en bonne santé au moins un jour dans leur vie, "c'est vrai! y parraît que ça existe, y ont dit ça l'autre jour à TF1!"
Mais, je m'égare et et je souhaite noter tout de même qu'il y a dans certaines villes une prise en compte des besoins des vélos. Elles ne sont pas légion et généralement on nomme piste cyclable un bout de peinture verte (résine, ils disent, mais ça glisse quasiment autant que les passages piétons quand c'est mouillé) sur une route trop étroite.
Comme souvent, les personnes faisant les travaux sont motivées pour faire bien, mais la hiérarchie et plus préoccupée par son nombre d'électeurs (moi j'ai le plus gros inside) qu'autre chose.
Quoi qu'il en soit, j'aime le vélo, je prends même du plaisir à en faire (faut vraiment être mazo). Tant pis pour eux, il n'en ont pas conscience, mais c'est eux qui payeront mon hospitalisation.
# Je ne dis rien ...
Posté par legranblon (site web personnel) . En réponse au journal Violence routière. Évalué à 2.
Je ne dis rien ... Enfin, si, puisque le sujet est ouvert, je vide mon sac :
"Le vélo, c'est bien connu, c'est un loisir, on a jamais utilisé un vélo comme moyen de transport. Donc, moi, automobiliste tout à fait respectable, arrêté à un stop, si je vois une voiture arrivant vers moi à quinze mètre sur ma gauche, se traînant lamentablement dans une descente, je la laisse passer, on va pas se bouffer entre nous de toute façon il en a une plus grosse (de voiture bien entendu) que moi. Par contre, le vélo qui colle au cul de cette voiture et qui peste après le conducteur parce que ce pékin n'a que fife de la côte qui suit, il est tout à fait normal que je lui coupe la route en le regardant, le malotru. Je n'oublie surtout pas de ménager le moteur de ma vieille rossinante, de toute façon, le cycliste, s'il est à vélo, c'est qu'il a le temps ..."
Ce témoignage, c'est à peu près la réflexion que j'ai lue sur un visage peint d'indifférence ("au pire, vu l'état me ma voiture, l'assurance me la remboursera, et puis, c'est un vélo.") et de quelque chose comme de la morosité : " C'est une heure de grande affluence? Boaf ... De toute façon, j'ai pas mieux à faire que de rouler... Et un siège de voiture c'est confortable...".
Et même si la citation de Renaud corrobore mon point de vue, les femmes aussi sont humaines. En effet, automobiliste hommes et femmes luttent pour le même combat et je m'en explique :
J'ai juré comme un putois contre deux homme et j'ai très mal dormi pendant deux nuits à cause d'une femme (non, je n'en étais pas amoureux. elle m'a juste coupé la route en sortant d'un ront-point après m'avoir doublé. Elle était apparament en grande discussion avec belle-maman qui, avant que j'ai eu le temps de repérer d'où je venais et où j'allais, m'engueulait, me traitant de malade et autres joyeusetés . "Désolé de troubler votre dicussion, mesdames, j'ai très mal à la hanche, c'est pas grave c'est musculaire. On pourrait s'attendre à pire après un vol plané par-dessus le coffre de votre voiture, mais je suis un tout petit peu pressé, c'est pour ça que j'appuye sur les pédales. Comment ça je roulais trop vite? désolé j'ai pas de compteur, mais vous avez déjà fait du 50km/h sur le plat avec un vélo en ville madame ?")
Le troisième larron de cette brochette de vainqueurs, a lui préféré, en tant que chauffeur de bus, me doubler juste avant l'arrêt, en n'oubliant pas bien sûr de me faire une jolie queue de poisson. Queue de poisson que j'aurais encore plus appréciée si celà s'était passé un premier avril bien entendu.
Ceci n'est rien, j'imagine aisément que je pourrais être parra ou tétra ou hémiplégique, ou L.I.S., ou défiguré, ou aveugle, ou toute autre sorte de chose tout à fait joyeuse à vivre pour la simple pratique d'un sport, pour un simple déplacement, qui, si chaque automobiliste en avait (pardonnez-moi l'expression) chié physiquement pour passer son permis, (par exemple en ayant effectué 10 Km à vélo, surveillé par l'examinateur, dans une ville à l'heure de pointe, en plus de l'épreuve de conduite (je sais je suis sadique depuis que j'ai le permis ;) ) pourrait peut-être être moins dangereux (le peut-être induit effectivement un doute sur la faculté de penser et/ou les bases de raisonnement de certains "roseaux pensants")
Compte-tenu des évênements (normaux pour un deux-roues, je n'ai rien dit sur les motos, je ne pratique pas...) sus-cités et de mes pratiques à haut risques (je suis né, je travaille, je marche, je cours, je moule ...) je peux vous assurer que je suis extrêment heureux d'être vivant et en pleine santé et je vous invite à en faire de même, car, c'est à peu près le seul bonheur que nous avons (presque) tous pu avoir un jour sur terre. Quoique j'ai un petit pincement pour tous ceux qui n'ont jamais eu le loisir d'être en bonne santé au moins un jour dans leur vie, "c'est vrai! y parraît que ça existe, y ont dit ça l'autre jour à TF1!"
Mais, je m'égare et et je souhaite noter tout de même qu'il y a dans certaines villes une prise en compte des besoins des vélos. Elles ne sont pas légion et généralement on nomme piste cyclable un bout de peinture verte (résine, ils disent, mais ça glisse quasiment autant que les passages piétons quand c'est mouillé) sur une route trop étroite.
Comme souvent, les personnes faisant les travaux sont motivées pour faire bien, mais la hiérarchie et plus préoccupée par son nombre d'électeurs (moi j'ai le plus gros inside) qu'autre chose.
Quoi qu'il en soit, j'aime le vélo, je prends même du plaisir à en faire (faut vraiment être mazo). Tant pis pour eux, il n'en ont pas conscience, mais c'est eux qui payeront mon hospitalisation.