En Europe, il y a deux formes d'idéologies, deux dogmatisme économique de nature religieuse, qui bloquent le débat : L'étatisme et le néolibéralisme.
Par exemple, avec la première toute tentative de réforme de l'Etat passe obligatoirement pour un coup monté. Il devient scandaleux de vouloir améliorer le rendement dans les services public sous prétexte que le public est porteur de valeurs et que l'on rend mieux certains types de service dans un contexte apaisé. Ces arguments sont très convaincant et les défenseurs des services publics à la Française sont intimement persuadés d'oeuvrer pour le bien commun et non d'avoir intégrer un nouveau corporatisme. Je partage avec eux cet objectif d'arriver à un contexte social apaisé, je ne crois pas que la pression où on condamne chaque individus concurrentiel, efficace, à savoir se vendre et être le meilleur pour pouvoir survivre, soit saine. Cette pression n'est pas seulement humainement nocive et catastrophique pour tout dire, elle est également nocive d'un point de vue froidement économique : Les individus, qu'ils soient au travail, qu'ils en recherche encore ou plus, sont loin de donner le meilleur d'eux même dans un tel contexte. Je crois que si cette pression était mieux répartie entre tous, les gens se bougeraient pour trouver des solutions audacieuse pour tous, autour des valeurs humanistes que nous avons en commun.
Les seconds se prétendent libéraux. Historiquement c'est une usurpation. Le libéralisme a aussi été un courant politique du XIXème, de gauche, anti-clérical, anti-monarchiste, partisan des droits de l'homme, et des libertés individuelles. La liberté économique y est perçue comme une liberté politique au service des gens, pas comme une religion amenant automatiquement le bonheur et devant être défendu coute que coute même devant les évidence. Le terme a évolué diversement selon les pays : en France il désigne tous les excès de l'argent roi, aux Etats-Unis il désigne les gauchistes. Il a en France une connotation très péjorative qu'il n'a pas dans les autres pays européens. Il est judicieux d'employer le terme de néolibéraux pour désigner ceux qui aujourd'hui ont pour idéologie le marché non régulé en tant que mécanisme susceptible de résoudre toutes les difficultés et d'apporter le bonheur sur terre à tous. Leur croyance est également bien naïve, pour ceux qui se prétende également humaniste, mais aussi parfois intéressée ou autojustificative.
Ces deux religions économique imprègnent le débat en Europe de leur simplisme et de leur manichéisme. Elles dictent de nombreux choix -ou non-choix- en politique, qui plus est contradictoires, et font des dégats considérable en Europe.
On a besoin de beaucoup plus de pragmatisme, mais aussi d'audace et d'imagination. A bas le simplisme ! Sortons de ce manichéisme castrateur ! Vive l'utopie ! Vive la révolution lente.
Pour en revenir au service public, il n'y a pas deux situations identiques. Peut-être qu'il faut nationaliser par ici, privatiser par là, réformer par ici, mais surtout pas par là. Discuttons en simplement de façon pragmatique, avec des valeurs, mais en refusant les deux pensées uniques qui s'affrontent.
[^] # Re: RE: Les avancées du TCE par rapport au traité de Nice
Posté par Séverin Tagliante-Saracino . En réponse au journal Les avancées du TCE par rapport au traité de Nice. Évalué à 2.
En Europe, il y a deux formes d'idéologies, deux dogmatisme économique de nature religieuse, qui bloquent le débat : L'étatisme et le néolibéralisme.
Par exemple, avec la première toute tentative de réforme de l'Etat passe obligatoirement pour un coup monté. Il devient scandaleux de vouloir améliorer le rendement dans les services public sous prétexte que le public est porteur de valeurs et que l'on rend mieux certains types de service dans un contexte apaisé. Ces arguments sont très convaincant et les défenseurs des services publics à la Française sont intimement persuadés d'oeuvrer pour le bien commun et non d'avoir intégrer un nouveau corporatisme. Je partage avec eux cet objectif d'arriver à un contexte social apaisé, je ne crois pas que la pression où on condamne chaque individus concurrentiel, efficace, à savoir se vendre et être le meilleur pour pouvoir survivre, soit saine. Cette pression n'est pas seulement humainement nocive et catastrophique pour tout dire, elle est également nocive d'un point de vue froidement économique : Les individus, qu'ils soient au travail, qu'ils en recherche encore ou plus, sont loin de donner le meilleur d'eux même dans un tel contexte. Je crois que si cette pression était mieux répartie entre tous, les gens se bougeraient pour trouver des solutions audacieuse pour tous, autour des valeurs humanistes que nous avons en commun.
Les seconds se prétendent libéraux. Historiquement c'est une usurpation. Le libéralisme a aussi été un courant politique du XIXème, de gauche, anti-clérical, anti-monarchiste, partisan des droits de l'homme, et des libertés individuelles. La liberté économique y est perçue comme une liberté politique au service des gens, pas comme une religion amenant automatiquement le bonheur et devant être défendu coute que coute même devant les évidence. Le terme a évolué diversement selon les pays : en France il désigne tous les excès de l'argent roi, aux Etats-Unis il désigne les gauchistes. Il a en France une connotation très péjorative qu'il n'a pas dans les autres pays européens. Il est judicieux d'employer le terme de néolibéraux pour désigner ceux qui aujourd'hui ont pour idéologie le marché non régulé en tant que mécanisme susceptible de résoudre toutes les difficultés et d'apporter le bonheur sur terre à tous. Leur croyance est également bien naïve, pour ceux qui se prétende également humaniste, mais aussi parfois intéressée ou autojustificative.
Ces deux religions économique imprègnent le débat en Europe de leur simplisme et de leur manichéisme. Elles dictent de nombreux choix -ou non-choix- en politique, qui plus est contradictoires, et font des dégats considérable en Europe.
On a besoin de beaucoup plus de pragmatisme, mais aussi d'audace et d'imagination. A bas le simplisme ! Sortons de ce manichéisme castrateur ! Vive l'utopie ! Vive la révolution lente.
Pour en revenir au service public, il n'y a pas deux situations identiques. Peut-être qu'il faut nationaliser par ici, privatiser par là, réformer par ici, mais surtout pas par là. Discuttons en simplement de façon pragmatique, avec des valeurs, mais en refusant les deux pensées uniques qui s'affrontent.