Tu es donc pour une concurrence faussée, que l'Europe favorise plutot l'entreprise de tel pays par rapport à celle d'un autre? ...
Je voudrais juste remettre les choses à leur place ici.
Dire "je ne suis pas pour une concurrence libre et non faussée" ne signifie pas pour autant être pour une concurrence faussée au sens où des entreprises sont plus favorisés que d'autre par l'action, par exemple, de l'Etat.
Le discours "concurrence libre et non faussée" est une théorie économique libérale qui a été elle même battue en brêche par des libéraux ! Actuellement, ce sont surtout plus des idéologues libéraux (très présents dans les milieux politiques) que de véritables économistes qui pronent ce genre de discours.
Ce qui vient plus à l'opposé, du point de vue science économique (un bien grand mot ça), de la concurrence, c'est la coopération. La croissance endogène (une autre théorie économique) reprend le concept de coopération.
Sinon, pour apporter de l'eau au moulin, ce sont principalement les articles III-161 et III-162 qui définissent le contour de la "concurrence libre et non faussé" : les entreprises ne doivent pas se rapprocher pour fausser la concurrence et sont interdits toute entreprise en position de dominance et qui, par celle-ci, fausse la concurrence ou la libre circulation des biens et services. Toutefois, avec le paragraphe 3 de l'article III-161, la coopération entre entreprises est autorisée. Néanmoins, celle-ci reste sous contrôle de réglements adoptés par le Conseil des Ministres seul (pas de codécision avec le Parlement Européen ici) et évidemment proposés par la Commission Européenne (article III-163). Autrement dit, tout ça reste sous le regard vigilent à la fois du Conseil des Ministres et de la Commission.
[^] # Re: Les conséquences du non ?
Posté par Miguel Moquillon (site web personnel) . En réponse au journal Lettre ouverte aux français. Évalué à 3.
Je voudrais juste remettre les choses à leur place ici.
Dire "je ne suis pas pour une concurrence libre et non faussée" ne signifie pas pour autant être pour une concurrence faussée au sens où des entreprises sont plus favorisés que d'autre par l'action, par exemple, de l'Etat.
Le discours "concurrence libre et non faussée" est une théorie économique libérale qui a été elle même battue en brêche par des libéraux ! Actuellement, ce sont surtout plus des idéologues libéraux (très présents dans les milieux politiques) que de véritables économistes qui pronent ce genre de discours.
Ce qui vient plus à l'opposé, du point de vue science économique (un bien grand mot ça), de la concurrence, c'est la coopération. La croissance endogène (une autre théorie économique) reprend le concept de coopération.
Sinon, pour apporter de l'eau au moulin, ce sont principalement les articles III-161 et III-162 qui définissent le contour de la "concurrence libre et non faussé" : les entreprises ne doivent pas se rapprocher pour fausser la concurrence et sont interdits toute entreprise en position de dominance et qui, par celle-ci, fausse la concurrence ou la libre circulation des biens et services. Toutefois, avec le paragraphe 3 de l'article III-161, la coopération entre entreprises est autorisée. Néanmoins, celle-ci reste sous contrôle de réglements adoptés par le Conseil des Ministres seul (pas de codécision avec le Parlement Européen ici) et évidemment proposés par la Commission Européenne (article III-163). Autrement dit, tout ça reste sous le regard vigilent à la fois du Conseil des Ministres et de la Commission.