• [^] # Re: Débat entre Breton (ministre de l'économie) et Buffet (chef du parti

    Posté par . En réponse au journal 100 minutes pour convaincre : le carnage !. Évalué à 2.

    De toute façon, ce que Fabb et les autres partisants du oui refusent absolument d'admettre, c'est qu'ils y ait des gens qui soient déjà pas satisfait du système dans lequel on vit et qui donc ne peuvent pas voter oui.

    Quand on est pas content de quelque chose, si on te demande si tu en veux encore une louche, tu dis non.

    Le constat de départ du journal:

    Une très bonne émission qui pointe (enfin) les trous béants de l'argumentaire du NON : quelle est l'alternative ? Quel est le projet alternatif une fois que le non aura gagné ?


    est totalement débile: le reférendum est une question qui demande si oui ou non vous voulez du TCE ?
    En clair, si oui ou non vous voulez vivre dans un espace purement économique où les Hommes ne sont pas des Hommes mais des portefeuilles sur pates et où la lois, le pouvoir exécutif et législatif est fait pour et par les grandes entreprises.

    Et en aucun cas on ne nous demande de fournir un proget alternatif.
    On a simplement à dire, oui ça me plait vachement cette idée d'espace géographique où l'argent justifie tout.
    Non, tu m'emmerdes avec avec tes idées et ta vision comptable du monde qui ne fait rien d'autre qu'engendrer toujours plus de misère.

    Mais si tu dis non, t'as pas à proposer quoi que ce soit d'autre.

    Cet argument "Quel est le projet alternatif une fois que le non aura gagné ?" est tellement bête et stupide qu'il me fait penser que les gens qui l'avancent seraient les mêmes qui pourraient te demander:

    "Quel est le projet alternatif une fois que les bulletins blancs auront gagné ?"

    si on était dans un système qui les comptabilisait.

    D'autre part, les partisants du oui, ils ont proposé quelque chose ? Rien. Absolument rien.
    Y a des mecs, dont ils ignoraient totalement l'existence (à part Giscard et peut être 2 3 autres) qui pondent un texte sur ce qui sera le cadre de vie de 500 000 000 de gens, et qui ensuite te disent: alors t'en veux ou pas ?
    Et ils se trouvent que ceux qui en veulent disent oui. Et comme non content de dire oui, ils ne supportent pes l'idée que tu dises non, ils s'approprient la paternité du texte et la gueule enfarinée te regardent et osent te lancer au visage comme on crache à la gueule de quelqu'un:

    Tu dis non ! alors qu'est-ce tu proposes ? hein ? allez, qu'est-ce tu proposes ?

    1°/ j'ai pas demandé qu'on me propose un texe.
    2°/ on me demande mon avis, je le donne.
    3°/ je ne suis pas responsable du fait que les hommes poliques et autres technocrates qui eux même ne sont pas d'accord avec ce texte, n'ont pas écrit d'alternative.
    4°/ Le fait que je dise non montre que ce que tu proposes ne me convient pas et comme je l'ai déjà dit, les partisants du non on très bien expliqué ce qui ne leur convient pas dans ce texte. Donc on sait parfaitement ce qu'il faudrait changer pour qu'on dise oui. Donc l'alternative à ce texte, sans jamais avoir été écrite, existe et est connue.
    5°/ Les partisants du oui mentent en disant que les partisants du non ne proposent pas d'alternative. Les partisants du oui, ne veulent pas qu'on disent non. Donc c'est un dialogue de sourds.

    Les arguments du non représentent tout ce que les partisants du oui veulent. Et on voudrait me faire croire qu'ils peuvent entendre nos arguments ?
    Certainement pas, puisque s'ils se mettent à les entendre, alors il faudrait qu'ils changent le texte dans un sens qui joue contre eux.

    Mais bon, les partisants du non, font exactement la même chose.
    Et je vois pas comment il pourrait en être autrement.

    Il n'en reste pas moins vrai que la situation sociale et humaine qui découle du système capitaliste est alarmante, même dans les pays très riches dont nous sommes, et que ce n'est pas le TCE qui va remédier à cela. Bien au contraire.

    Donc si le non pouvait éviter qu'on fasse un grand pas en avant vers encore plus de misère, ma foi, je ne vois pas ce qu'on aurait perdu.
    Ajouter à cela que le TCE entérine une fois pour toute le "dépouillement" du peuple de son pouvoir qui devrait lui être inaliénable.

    Donc voter non c'est aussi vouloir garder la prérogative de dire qui je désigne pour gouverner et comment j'entends qu'il le fasse.

    Après le TCE, les règles seront écrites. Et de droite comme de gauche, ces règles s'appliqueront et nous ne pourrons y dérroger. Et en plus on aura dit oui !!!! Quelle misère....

    Pascal