> Et non, je ne m'aventurerai pas à proposer une définition
De toute manière, est-il possible de poser une réelle définition ? Posons les choses simplement:
a- de manière évidente, un bébé est un être humaine
b- de manière toute aussi évidente, ni un ovule, ni un spermatozoïde n'est un être humain.
La question se résume donc à déterminer à quel moment l'être humain apparaît. Et 2 grandes difficultés apparaissent:
1- Quel critère choisir pour définir ce qu'est un être humain ?
-> intégrité génétique ? (et donc l'être humain existe dès la fusion spermatozoïde/ovule) mais dans ce cas n'importe quelle cellule de notre corps pourrait revendiquer son droit à l'humanité
-> Conscience ? (mais comment la définire ? Et un bébé est-il d'ailleurs entièrement conscient ? Et un handicapé mental profond devrait-il perdre du coup son droit à l'humanité ?) choix apparement discutable.
-> Capacité de vivre ? La encore, quel critère ? Viabilité indépendante possible ? battement du coeur ? ces critères sont-ils forcément simples a trancher ?
2- le processus est progressif, donc toute décision est arbitraire (c'est le fameux problème du tas de sable: ajoute des grains de sables un par un. Un grain de sable n'est pas un tas de sable. quelques millers de grains de sable forme un tas de sable. A partir de combien de grains de sable obtient-on un tas ?).
Bref, il me semble qu'il est impossible de véritablement répondre. Ce n'est même plus "il n'y a pas d'autre définitions valables", mais bien "il n'y a pas de définitions valables". Il n'y a pas d'autre choix que de recourir a une définition légale audelà de laquelle on ne peut plus délibérément avorter (et ou donc le foetus aquiert une "humanité officielle" en quelque sorte). Et oui, c'est arbitraire et discutable. Mais peut-on trancher différemment ?
[^] # Re: Réactionnaire
Posté par THE_ALF_ . En réponse au journal Le cardinal Ratzinger vous en pensez quoi ?. Évalué à 5.
De toute manière, est-il possible de poser une réelle définition ? Posons les choses simplement:
a- de manière évidente, un bébé est un être humaine
b- de manière toute aussi évidente, ni un ovule, ni un spermatozoïde n'est un être humain.
La question se résume donc à déterminer à quel moment l'être humain apparaît. Et 2 grandes difficultés apparaissent:
1- Quel critère choisir pour définir ce qu'est un être humain ?
-> intégrité génétique ? (et donc l'être humain existe dès la fusion spermatozoïde/ovule) mais dans ce cas n'importe quelle cellule de notre corps pourrait revendiquer son droit à l'humanité
-> Conscience ? (mais comment la définire ? Et un bébé est-il d'ailleurs entièrement conscient ? Et un handicapé mental profond devrait-il perdre du coup son droit à l'humanité ?) choix apparement discutable.
-> Capacité de vivre ? La encore, quel critère ? Viabilité indépendante possible ? battement du coeur ? ces critères sont-ils forcément simples a trancher ?
2- le processus est progressif, donc toute décision est arbitraire (c'est le fameux problème du tas de sable: ajoute des grains de sables un par un. Un grain de sable n'est pas un tas de sable. quelques millers de grains de sable forme un tas de sable. A partir de combien de grains de sable obtient-on un tas ?).
Bref, il me semble qu'il est impossible de véritablement répondre. Ce n'est même plus "il n'y a pas d'autre définitions valables", mais bien "il n'y a pas de définitions valables". Il n'y a pas d'autre choix que de recourir a une définition légale audelà de laquelle on ne peut plus délibérément avorter (et ou donc le foetus aquiert une "humanité officielle" en quelque sorte). Et oui, c'est arbitraire et discutable. Mais peut-on trancher différemment ?