ARTE reportage de ce soir était consacré à Ratzinger. J'ai vu les 20 dernières minutes.
Quelques propos de Ratzinger :
- "Dans la bible, les phrases prisent une à une peuvent également apparaitre comme une limitation de l'ensemble. C'est une erreur de lire la bible en voulant faire un dogme de chaque phrase. Il faut resituer chaque phrase dans le contexte global de la bible. Le nouveau catéchisme universel est à considérer en tant qu'entité dans le contexte d'une église qui vit sa foi au quotidien. Ce texte est une déclaration de ce que l'église croit, de ce quelle professe, afin que cette enseignement soit claire aux yeux de tous et que les croyants puissent le suivre. Mais il ne faut pas voir un dogme inaliénable à chaque mot à chaque phrase. Le langage évolue, les expressions changent et elles ont besoin d'être renouvellées et élargies. Dans notre deuxième édition suite à un échange très riche de courrier, nous avons d'ailleur procédé à toute une série d'amélioration, et ce n'est qu'un début. Un livre doit rester vivant s'il veut engendrer quelque chose de vivant."
- (à propos de oecuménisme) Il s'agissait simplement d'affirmer, que cette unité que nous appelons de tous nos voeux, ne doit pas se faire sur le plus petit dénominateur commun et qu'il faut pour cela jeter par dessus bord les grands choses constitutives de notre réelle identité. Le but n'est pas de se retrouver quelque part sur un minimum, dans une unité qui en serait dépourvue de contenu et de force. Il s'agissait d'inscrire cette unité dans une polyphonie.
- (à propos des médias) Les gens ne sont pas témoins de l'évèment. Mais ils lisent de cet évènement un compte rendu qui est déjà une interprétation et sélection. Au final, le compte rendu devient plus important que l'évènement. Cela signifie que nous vivons de plus en plus dans le paraitre, dans l'image et que de file en aiguille nous commençons nous même à produire des apparences. Les hommes politiques et les hommes d'église courent aujourd'hui le risque de ne plus se poser la question de ce qui est réellement salutaire, mais de se demander en premier lieu comment leurs propos seront rapportés, et comment ils seront perçus par l'opinion. Cela signifie qu'on n'agit plus en fonction de la vérité, en fonction de sa conscience, mais en fonction des apparences et de l'effet qu'on veut produire.
- L'art et la science sont les plus beaux présents qu'a fait Dieu aux hommes.
- voie off : les millions de pélerins venu à Rome après la mort du pape pourrait, en apparence, contredire ses considérations sur l'état de l'église. Mais par le passé, le cardinal Ratzinger a souvent émis des doutes quant au fait de savoir si ces manifestations de masse étaient effectivement le signe d'une renaissance de l'église. Ratzinger : La recherche d'une expérience communautaire, la quête de spiritualité, la vénération d'un grand personnage, peuvent en effet suffirent à rassembler des gens qui en temps normal se moquent de commandements et interdits de l'église.
Voilà, pas méchant et souvent pertinant.
Ce qui m'impressionne, c'est la façon "positive" dont que les gens accèptent les présentations négatives de toute institution. Il y a une envie de dire "merde" à tout qui est tout à fait impressionnante. Tout ce qui peut argumenter cette envie de dire "merde" est salué sans prendre le moindre recul ni même vérifier que les arguments sont bons. Pire, avec le TCE dont il est beaucoup question actuellement, même les avancées indéniables sont systèmatiquement retournées pour ... dire "merde". Il n'y a rien à faire, s'il doit y avoir une pensée unique actuellement, c'est le "merde".
Lorsqu'un nouveau pape est elu, je ne me dis pas tout de suite que c'est un pourri et je ne sais quoi de négatif. Je me dis que c'est le pape et qu'il a été désigné par 115 cardinaux. Donc ce n'est pas n'importe qui. Comme tout pape il force le respect.
Lorsqu'un nouveau traité européen sort, qu'il est validé par 25 états et le parlement européen, je me dis immédiatement qu'il doit y avoir des choses bénéfiques dedans et que je devrais me méfier apriori des discours qui descendent en flèche le TCE. Ceci semble logique. Ben pas pour tous. Loin de là.
Je viens de bouffer une heure pour défendre le nouveau pape Benoit XVI alors que je ne suis pas croyant (!) tout ça que je trouve l'espris "français" bien mauvais actuellement.
On n'est pas dans le présumé innocent mais dans le présumé coupable.
J'en suis consterné.
[^] # Re: Qui est Ratzinger
Posté par fabb . En réponse au journal Le cardinal Ratzinger vous en pensez quoi ?. Évalué à 2.
Quelques propos de Ratzinger :
- "Dans la bible, les phrases prisent une à une peuvent également apparaitre comme une limitation de l'ensemble. C'est une erreur de lire la bible en voulant faire un dogme de chaque phrase. Il faut resituer chaque phrase dans le contexte global de la bible. Le nouveau catéchisme universel est à considérer en tant qu'entité dans le contexte d'une église qui vit sa foi au quotidien. Ce texte est une déclaration de ce que l'église croit, de ce quelle professe, afin que cette enseignement soit claire aux yeux de tous et que les croyants puissent le suivre. Mais il ne faut pas voir un dogme inaliénable à chaque mot à chaque phrase. Le langage évolue, les expressions changent et elles ont besoin d'être renouvellées et élargies. Dans notre deuxième édition suite à un échange très riche de courrier, nous avons d'ailleur procédé à toute une série d'amélioration, et ce n'est qu'un début. Un livre doit rester vivant s'il veut engendrer quelque chose de vivant."
- (à propos de oecuménisme) Il s'agissait simplement d'affirmer, que cette unité que nous appelons de tous nos voeux, ne doit pas se faire sur le plus petit dénominateur commun et qu'il faut pour cela jeter par dessus bord les grands choses constitutives de notre réelle identité. Le but n'est pas de se retrouver quelque part sur un minimum, dans une unité qui en serait dépourvue de contenu et de force. Il s'agissait d'inscrire cette unité dans une polyphonie.
- (à propos des médias) Les gens ne sont pas témoins de l'évèment. Mais ils lisent de cet évènement un compte rendu qui est déjà une interprétation et sélection. Au final, le compte rendu devient plus important que l'évènement. Cela signifie que nous vivons de plus en plus dans le paraitre, dans l'image et que de file en aiguille nous commençons nous même à produire des apparences. Les hommes politiques et les hommes d'église courent aujourd'hui le risque de ne plus se poser la question de ce qui est réellement salutaire, mais de se demander en premier lieu comment leurs propos seront rapportés, et comment ils seront perçus par l'opinion. Cela signifie qu'on n'agit plus en fonction de la vérité, en fonction de sa conscience, mais en fonction des apparences et de l'effet qu'on veut produire.
- L'art et la science sont les plus beaux présents qu'a fait Dieu aux hommes.
- voie off : les millions de pélerins venu à Rome après la mort du pape pourrait, en apparence, contredire ses considérations sur l'état de l'église. Mais par le passé, le cardinal Ratzinger a souvent émis des doutes quant au fait de savoir si ces manifestations de masse étaient effectivement le signe d'une renaissance de l'église. Ratzinger : La recherche d'une expérience communautaire, la quête de spiritualité, la vénération d'un grand personnage, peuvent en effet suffirent à rassembler des gens qui en temps normal se moquent de commandements et interdits de l'église.
Voilà, pas méchant et souvent pertinant.
Ce qui m'impressionne, c'est la façon "positive" dont que les gens accèptent les présentations négatives de toute institution. Il y a une envie de dire "merde" à tout qui est tout à fait impressionnante. Tout ce qui peut argumenter cette envie de dire "merde" est salué sans prendre le moindre recul ni même vérifier que les arguments sont bons. Pire, avec le TCE dont il est beaucoup question actuellement, même les avancées indéniables sont systèmatiquement retournées pour ... dire "merde". Il n'y a rien à faire, s'il doit y avoir une pensée unique actuellement, c'est le "merde".
Lorsqu'un nouveau pape est elu, je ne me dis pas tout de suite que c'est un pourri et je ne sais quoi de négatif. Je me dis que c'est le pape et qu'il a été désigné par 115 cardinaux. Donc ce n'est pas n'importe qui. Comme tout pape il force le respect.
Lorsqu'un nouveau traité européen sort, qu'il est validé par 25 états et le parlement européen, je me dis immédiatement qu'il doit y avoir des choses bénéfiques dedans et que je devrais me méfier apriori des discours qui descendent en flèche le TCE. Ceci semble logique. Ben pas pour tous. Loin de là.
Je viens de bouffer une heure pour défendre le nouveau pape Benoit XVI alors que je ne suis pas croyant (!) tout ça que je trouve l'espris "français" bien mauvais actuellement.
On n'est pas dans le présumé innocent mais dans le présumé coupable.
J'en suis consterné.