Face au « malaise démocratique », la solution populiste est toujours simple (réinjecter de l'émotion dans le jeu politique), mais pleine de contradictions : le populiste d'aujourd'hui se veut légaliste et pourtant anti-Système ; il amalgame trois conceptions rivales du peuple : le Peuple-souverain, le Peuple-classe, le Peuple-nation. Enfin, il mêle deux sentiments d'appartenance à la communauté : une logique d'inclusion (« rassembler ceux qui se ressemblent »), et une logique d'exclusion (les populismes ciblent toujours deux ennemis, deux « catégories indésirables » : la classe politique traditionnelle, et les étrangers).
Il existe un populisme de gauche et un populisme de droite. Silvio Berlusconi, Hugo Chavez, Pym Fortyun ou Bernard Tapie en sont des exemples.
Tous se rejoignent dans la démagogie, c'est-à-dire parler au peuple en cherchant à lui plaire. Partant du principe que le peuple a toujours raison, les populistes simplifient les problèmes politiques, économiques ou sociaux jusqu'à la caricature.
Le populisme n'est pas une idéologie, c'est un registre politique, car s'il propose des solutions politiques radicales ou rapides, il est dépourvu d'une vision du monde cohérente. Il ne n'en préoccupe pas. Pour lui, la construction d'un modèle rationnel n'est pas à l'ordre du jour. Le populiste est d'abord en rupture, ensuite, selon les situations, il sera fascisant, nihiliste ou révolutionnaire.
[^] # Re: Ca va la mauvaise foi ?
Posté par fabb . En réponse au journal Ne demandez pas ce que l'Europe peut faire pour vous mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'Europe. Évalué à 1.
Par exemple :
http://www.ombres-blanches.fr/pub/repere/faits/niv5.php?id_chap=128(...)
http://pluriel.free.fr/fn0.html(...)