Les jeunes ont beau être jeunes ils se sont aperçus que la vie est de plus en plus dure
Il ne faudrait pas non plus faire abstraction de deux choses :
* les jeunes n'ont pas connu la vie avant,
* la vie a aussi été, en France notamment, de moins en moins dure (et elle l'est nettement par rapport à d'autres endroit) ; sinon, on n'en serait pas là.
chômage de masse depuis 30 ans, pouvoir d'achat qui baisse (même si l'endettement masque cette réalité), statut social de plus en plus précaire, logement social insuffisant, couverture maladie en voie de rétrécissement, études de plus en plus longues pour des perspectives de plus en plus incertaines...
A comparer avec d'autres époques, ou d'autres lieux, où la perspective d'un travail socialement organisé n'est même pas concevable, où il n'y a pas de sécurité sociale, pas de logement social, et pas d'études.
Si avec ça il n'y a pas de quoi avoir peur...
Avoir peur n'est pas un prétexte suffisant pour s'enfermer et ne rien faire. Rien n'a jamais été facile. Si cette jeunesse est paralysée, c'est sans doute parce qu'on lui a fait miroiter des choses extraordinaires (sécu sociale, paix sociale, travail, retraite, etc. sans lui faire comprendre comment on en est arrivé là, ce que ça a coûté en vies humaines et en temps, et ce que ça implique, pour la société comme pour chaque individu ; et c'est loin d'être une sinécure). Si on veut que la jeunesse se bouge le cul, c'est avant tout à elle de le faire pour elle même : c'est comme ça qu'on grandit et qu'on devient responsable : en s'assumant. Si le modèle et le comportement général des aînés est si lamentable, charge à la jeunesse de changer, intelligemment (sans faire non plus une révolution à la con qui sera renversée dans le siècle suivant).
Pour résumer, tout n'est pas rose. Mais plaindre la jeunesse française relativement dorée par rapport à une grande majorité de gens sur cette planète, c'est la prendre pour une conne et une incapable. C'est mon avis. J'en suis.
[^] # Re: Pas de quoi avoir peur ?
Posté par romain . En réponse au journal Ne demandez pas ce que l'Europe peut faire pour vous mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'Europe. Évalué à 7.
* les jeunes n'ont pas connu la vie avant,
* la vie a aussi été, en France notamment, de moins en moins dure (et elle l'est nettement par rapport à d'autres endroit) ; sinon, on n'en serait pas là.
A comparer avec d'autres époques, ou d'autres lieux, où la perspective d'un travail socialement organisé n'est même pas concevable, où il n'y a pas de sécurité sociale, pas de logement social, et pas d'études.
Avoir peur n'est pas un prétexte suffisant pour s'enfermer et ne rien faire. Rien n'a jamais été facile. Si cette jeunesse est paralysée, c'est sans doute parce qu'on lui a fait miroiter des choses extraordinaires (sécu sociale, paix sociale, travail, retraite, etc. sans lui faire comprendre comment on en est arrivé là, ce que ça a coûté en vies humaines et en temps, et ce que ça implique, pour la société comme pour chaque individu ; et c'est loin d'être une sinécure). Si on veut que la jeunesse se bouge le cul, c'est avant tout à elle de le faire pour elle même : c'est comme ça qu'on grandit et qu'on devient responsable : en s'assumant. Si le modèle et le comportement général des aînés est si lamentable, charge à la jeunesse de changer, intelligemment (sans faire non plus une révolution à la con qui sera renversée dans le siècle suivant).
Pour résumer, tout n'est pas rose. Mais plaindre la jeunesse française relativement dorée par rapport à une grande majorité de gens sur cette planète, c'est la prendre pour une conne et une incapable. C'est mon avis. J'en suis.