• [^] # Re: 11 - Le rapport de force pour renégocier après le Non : on l'a ou pa

    Posté par . En réponse au journal Le traité de Nice, le TCE, la majorité politique actuelle et l'Europe que nous voulons.... Évalué à 1.

    Cela signifie que la stabilité des prix prime sur tout le reste. Autrement dit, une politique d'emploi fort ne sera pas mise en oeuvre si elle comporte un risque inflationiste.

    Ca me gène sur le plan de la démocratie. Même si je doute que l'on ai une chance d'obtenir la dépendance de la BCE en cas de renégociation, et encore plus que cela se fasse à la majorité, mais aussi qu'une simple majorité consensuel se dégage pour lui faire jouer un rôle en matière d'emploi... Il est évident qu'à moyen terme il faut obtenir que le politique ait le dernier mot sur l'économique. Pour des raisons de démocratie. Cela dit, fixer l'indépendance pour une durée donnée, un peu comme un joueur se fait inscrire sur la liste des interdits de casino, ça peut être un choix démocratique. Ca me parait un peu absurde, je doute que tout les économistes défendent l'indépendance de la BCE.

    Après je crois que c'est une erreur de la gauche et de la droite de croire que le prochain contrat de cohésion social entre le peuple et le capitalisme reposera comme le précédent sur la sécurité de l'emploi, et le plein emploi. Je crois que plus on reste bloqué sur cette idée que l'on peut revenir en arrière (aux trentes glorieuses) et plus on continue à faire des ravages dans le tissus social europèen (c'est à dire nous, accessoirement). Le prochain contrat social doit être accès sur la sécurité de la santé, du logement, du transport, de la formation, et du revenu, des liens sociaux de tout type, sur le fait de rendre le travail plus agréable et plus sécurisé, mais aussi plus facile à créer (autre répartition des taxes), à décréer (licenciements et démissions non découragés), et plus incitatif pour le salarié (revenu d'existence cumulatif plutôt que RMI). La difficulté c'est la transition. C'est peut-être une utopie, mais ça me paraît moins utopique que le prechi-precha du plein retour au plein emploi à vie. Et j'espère que sur un terreau social plus rassurant, pleins de projets économique, politiques, collectifs, associatifs, d'entraide, artistiques, alternatifs, et pourquoi pas de nouvelles utopies, pourront naître. Je n'en peux plus de ce repli sur soi, frileux, à gauche comme à droite. Même si je le comprends, c'est déprimant :-(

    Bref, vivement la pétition du million pour le Revenu d'Existence Européen !

    Oups, je suis en plein hors-sujet :-)