• [^] # Re: demexp

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Meeting militant pour le oui. Évalué à 1.

    Bon je vais vulgariser moi-même :)
    Hier soir j'étais fatigué pas eu le courage.
    Alors comme tu es un des très rare à avoir su t'élever pour comprendre le haut intérêt de lisaac/IsaacOS, je vais t'expliquer mon point de vue:)

    Donc....

    La pensée occidentale, notre manière de penser est influencé en grande partie par le dualisme platonicien. Tu connais l'alégorie de la caverne : le monde des idées prfait, et le monde réel, des hommes.
    Le christianisme, dans son recyclage par Saint Paul, qui est à l'origine du chritianisme tel qu'on le connait et qui, c'est mon avis, n'a absolument rien compris au message de Jesus qui était une espèce de synthèse entre le bouddhisme et le judaïsme des origines(probablement athonie, mais c'est une autre histoire) a renforcé cette structuration de la pensée :
    Le paradis et le monde réels des hommes.

    Selon moi, il y a plusieurs théorie scientifique qui demande à se synthétiser en une seule : la "théorie" des ontologie,(= la réprésentation des connnaissances, plus le reste...), la théorie des systèmes multi agent (SMA) et la théorie (mathématique)des jeux.

    Les recherches sur les ontologies souffrent du dualisme dominant. Le problème, selon moi est l'abscence de prise en compte du contexte et des dynamiques SMA. Je te laisse réfléchir à ça..

    Ensuite, les sciences sociales, nées de la philosophie, dualiste elle aussi et surtout pré-darwinienne. Le darwinisme a été mal compris par certains idéologues, je ne reviendrai pas dessus.

    Les "sciences" économiques sont nés de "La richesse des Nations" de Smith. Celui-ci analysait la problématique économique naissante dans unz approche assez anthropologique. Cet economisme de smith était exempt de notion de chomage : Celui-ci n'existait pas vraiment dans une société agricole pré industrielle.

    Plus tard, avec Fourrier et la thermo dynamique, l'économie se "durci " un peu en essayant d'intégrer les concepts mathématico-physiques de la thermo dynamique. Les modèles mathématiques construits pour sont fait pour modéliser des systèmes à états stables.
    C'est l'approche multi-agent récente, qui permet d'étudier des systèmes dynamiques, non stables, en voies de stabilisation ou jamais stables.
    Nombre d'entre eux sont difficilement modélisable mathématiquement parce qu'ils ne sont pas calculables jusqu'à preuve du contraîre :
    On n'a pas de fonction mathématique me donnant la carte d'un jeu de la vie au cycle n°1000 si je lui donne le cycle n°50 en argument...

    Bref, le problème est le mode de pensée des sciences sociales.

    Je recopie qq extraits de la thèse de David Chavalarias. Tu la trouveras sur le site dont j'ai donné le lien plus haut. J'espère qu'il ne m'en voudra pas trop.

    La pratique de la modélisation en sciences humaines considère généralement des agents structurés sous la forme d'une hiérarchie de règles, chacune se plaçant en position méta par rapport aux règles de niveau inférieur .
    Celles-ci peuvent s'interpréter selon les niveaux comme des règles de comportement, des règles de décision, des règles de transmission culturelle ou des règles d'évolution portant sur la population dans son ensemble. La tâche du modélisateur est alors de trouver une structure qui représente de façon stylisée un fait stylisé. Si le choix de l'ensemble des règles possibles au bas de la hiérarchie (comportements) est généralement sans ambiguïté, car ils sont relativement facilement observables, les difficultés s'accroissent à mesure que l'on grimpe dans la hiérarchie. En particulier, la détermination du contenu du dernier niveau est relativement problématique pour le modélisateur. C'est en effet le plus important car il détermine la dynamique globale du système. Selon les domaines de recherche, plusieurs interprétations sont données pour les métarègles du dernier niveau, ce qui aboutit à plusieurs stratégies de modélisation. La première option, généralement considérée en microéconomie, consiste à dire que les règles de dernier niveau, comme par exemple la maximisation des richesses, la recherche d'équité, etc., représentent des principes normatifs arbitraires (dans le cadre de modèles normatifs) ou des principes objectifs qui correspondent au sens commun (dans le cadre de modèles descriptifs). Ceux-ci sont donc de fait, exogènes. La seconde option, considérée par une branche de l'économie évolutionniste, les sociobiologistes et plus généralement les théoriciens de l'évolution culturelle, consiste à dire que ces règles de dernier niveau, qui sont l'ultime moteur de l'évolution, correspondent à des principes de sélection naturelle et de maximisation de fitness, qui agissent au niveau de la population d'agents. Ces deux approches, qui se placent dans des perspectives temporelles très différentes, rencontrent chacune des difficultés conceptuelles spécifiques. D'un côté, les modèles qui considèrent que les règles de dernier niveau sont intra-individuelles, sont tiraillés entre une hétérogénéité exogène et l'arbitraire d'une règle unique. De l'autre côté, c'est le principe même de la détermination génétique qui semble non compatible avec l'histoire de l'évolution des cultures humaines. Si l'ensemble des règles possibles concernant ce dernier niveau sera toujours délimité in fine par le modélisateur, nous pouvons aspirer à formaliser un dernier niveau hétérogène avec une distribution endogène sur les différents choix possibles de règles. Ceci revient à trouver un principe qui rende endogène la distribution des règles de dernier niveau.


    Enfin, voilà, après c'est tout un débat...

    « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker