Je suis d'accord avec la vulgarisation que tu fait des articles sur la concurrence non faussée. Il est fondamental de préciser qu'ils sont avant tout conçu pour éviter des monopoles qui nous menerait dans un communisme privé, car tel est le destin d'un système économique néolibéral. Les extrêmes se rejoignent toujours et sombrent dans le totalitarisme.
Néanmois je ne suis pas d'accord avec ton diagnostique sur la lourdeur des charges des entreprises. Au moins que très partiellement.
Le travail est cher en Europe, c'est comme ça, mais cela permet de garantir un certain niveau de qualité. Mon père travaille à EDF en tant que contrôleur qualité et je peux te dire qu'il a plein d'exemples sur la mauvaise qualité effrayante de pièces venant de l'Est ou de Chine qu'on est en train de mettre dans nos centrales nucléaires (rassurez vous, pas dans les circuits primaores, mais tout de même...). Notre système social qui au final nous permet d'être plus performant et compétitif parce que toutes les compétences existantes dans la population sont mises à contribution coute cher.
On peut discuter ensuite de l'efficacité de l'appareil etatique et donc des gains de productivité à faire, ce qui permettrai de les baisser ces charges...
Le problème, particulièrement en France, et principalement les PME de - de 200 personnes (58 % de l'emploi en France, je rappel), est l'organisation . Dans mon entreprise, qui existe depuis 40 ans, je suis en train d'écrire des logiciels leur permettant de savoir ce qu"il vendent (!!!). Avant ils ne savaient pas.
Ma chef, qui est contrôleur de gestion doté de 10 ans d'expérience, m'a expliqué un peu blasée qu' à part le domaine agroalimentaire et automobile, c'était à peu près le même bordel partout.
Les entreprises manquent de procédure, d'articulations des compétences, de méthodes d'évaluations des coûts, en France on commence à appliquer ABC (Activity basing Cost) alors qu'au E-U on est déjà passé à autre chose. La structuration RH des entreprise est encore souvent pyramidale avec des petits chefs qui ne font pas redescendre l'information, donc l'employé, que fait-il ? Il se couvre en faisant un rapport. Tout le monde est démotivé et la productivité chute.
Les charges, c'est le grand sujet un peu trop facile du microcosme journalistico-politique. C'est un joli pret à penser bien néolibérale.
La caractéristique du néolibéralisme introduit par Milton Friedman (dont j'irai cracher sur la tombe quand ce criminel aura crevé dans d'atroce souffrance, et puis non, je suis trop gentil, je ne lui souhaite même pas, mais c'est tentant), c'est l'idée que la science économique se suffit à elle même. Tout est flux financier et économique.
Et bien non, fabb, dans un système multi-agent économique, il y a des paramètres anthropologiques, ethnologiques, sociologique et primatologiques fondamentaux et extrêmement prégnant.
L'évolution de l'homme est davantage centré sur ces plans, si tu observe l'histoire.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker
[^] # Re: mouais...
Posté par Ontologia (site web personnel) . En réponse au journal Meeting militant pour le oui. Évalué à 3.
Néanmois je ne suis pas d'accord avec ton diagnostique sur la lourdeur des charges des entreprises. Au moins que très partiellement.
Le travail est cher en Europe, c'est comme ça, mais cela permet de garantir un certain niveau de qualité. Mon père travaille à EDF en tant que contrôleur qualité et je peux te dire qu'il a plein d'exemples sur la mauvaise qualité effrayante de pièces venant de l'Est ou de Chine qu'on est en train de mettre dans nos centrales nucléaires (rassurez vous, pas dans les circuits primaores, mais tout de même...). Notre système social qui au final nous permet d'être plus performant et compétitif parce que toutes les compétences existantes dans la population sont mises à contribution coute cher.
On peut discuter ensuite de l'efficacité de l'appareil etatique et donc des gains de productivité à faire, ce qui permettrai de les baisser ces charges...
Le problème, particulièrement en France, et principalement les PME de - de 200 personnes (58 % de l'emploi en France, je rappel), est l'organisation . Dans mon entreprise, qui existe depuis 40 ans, je suis en train d'écrire des logiciels leur permettant de savoir ce qu"il vendent (!!!). Avant ils ne savaient pas.
Ma chef, qui est contrôleur de gestion doté de 10 ans d'expérience, m'a expliqué un peu blasée qu' à part le domaine agroalimentaire et automobile, c'était à peu près le même bordel partout.
Les entreprises manquent de procédure, d'articulations des compétences, de méthodes d'évaluations des coûts, en France on commence à appliquer ABC (Activity basing Cost) alors qu'au E-U on est déjà passé à autre chose. La structuration RH des entreprise est encore souvent pyramidale avec des petits chefs qui ne font pas redescendre l'information, donc l'employé, que fait-il ? Il se couvre en faisant un rapport. Tout le monde est démotivé et la productivité chute.
Les charges, c'est le grand sujet un peu trop facile du microcosme journalistico-politique. C'est un joli pret à penser bien néolibérale.
La caractéristique du néolibéralisme introduit par Milton Friedman (dont j'irai cracher sur la tombe quand ce criminel aura crevé dans d'atroce souffrance, et puis non, je suis trop gentil, je ne lui souhaite même pas, mais c'est tentant), c'est l'idée que la science économique se suffit à elle même. Tout est flux financier et économique.
Et bien non, fabb, dans un système multi-agent économique, il y a des paramètres anthropologiques, ethnologiques, sociologique et primatologiques fondamentaux et extrêmement prégnant.
L'évolution de l'homme est davantage centré sur ces plans, si tu observe l'histoire.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker