• [^] # Re: Journal : la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la gé

    Posté par . En réponse au journal la pénurie d'informaticiens ... épisode MMMDCCXCIX : la géomatique. Évalué à 10.

    N'hésitons pas, les annonces de recrutement depuis 2 ans c'est du grand n'importe quoi, au moins pour les ingénieurs en informatique / électronique.

    99% des annonces ne sont pas destinées aux débutants, elles commencent avec un minimum de deux ans d'expérience, quand ils ne précisent pas "les stages ne comptent pas" en gras, rouge souligné et clignotant. À croire que l'expérience s'acquiert par sauts discrets, un procédé quantique, quoi.

    Elles sont en plus tellement ciblées que c'en est déprimant, il faut *impérativement* maitriser tous les logiciels possibles et inimaginables de son domaine, et en plus être un dieu de la communication.

    Finalement, quand on voit qui embauche, c'est le coup de grâce: une énorme majorité de sociétés de service. Je veux bien qu'on fasse appel à une société de service pour une mission clairement définie qui sera de toute facon courte, mais quand c'est pour bosser plusieurs années en étant détaché dans la même boite et en changeant de projet, quel est l'intérêt pour la société cliente ? Ces sociétés paient au minimum trois fois plus cher pour une sacro-saint e flexibilité dont ils ne tirent au final aucun avantage, puisque les personnes restent relativement longtemps. Quant aux "ben oui mais c'est pas le même budget entre la RH et les services", ca c'est une raison pipeau, ils pourraient très bien changer le budget des services concernés.

    Résultat au bout d'un an et demi de recherche, j'ai trouvé un boulot en Allemagne. Là-bas, ils ne comprennent pas qu'un ingénieur cherche du boulot... Ils font appel au sociétés de se(r)vice dans des cas bien précis, pour des projets déterminés dès le début. Ce qui fait que je suis dans une société de service allemande, mais ca me gêne moins parce que le contrat entre ma boite et le client est clair.

    Quand on aura compris en France que la société de service est un outil comme un autre et pas la panacée, peut-être qu'on recommencera à avoir des "vraies" embauches. M'enfin, on peut toujours rêver.