Bon, c'est vrai l'investissement est bcp plus important pour faire de la recherche pharmaceutique (et les tests in-vivo) que pour écrire du code, et le coût de reproduction d'une molécule est loin d'être nul, contrairement à la diffusion d'un code source sur le net.
On pourrait plus comparer le concept de médicament libre avec celui de matériel libre [http://opencollector.org/Whyfree/(...) , voir aussi le lien vers une interview de RMS sur le sujet] : la publication d'un design libre en comptant sur les nombreux sous-traitants de production pour inonder le marché à bas prix. Il suffit d'assurer la rentabilité du design initial, par exemple en facturant/taxant les riches occidentaux pendant une durée limitée.
Finalement, le pb du brevet aussi bien logiciel que pharmaceutique, c'est qu'il peut rapporter trop gros pour que les entreprises s'en servent de manière "raisonnable". Le brevet est censé encourager l'innovation, en accordant un monopole pour rembourser l'investissement de recherche. Or la durée du monople est bien supérieure à celle du retour sur investissement !
Pourquoi ne pas limiter la durée d'un brevet en fonction de l'investissemnt effectué ?
< /utopie >
On vient de voir un bon exemple récemment, avec le développement quasi-communautaire (plein d'instituts de recherche publique dans le monde, coordonnés par l'OMS) d'un médicament simple et pas cher contre le paludisme. Y'a même un labo commercial qui a accepté de le produire à prix coûtant !
[^] # Re: pas si simple
Posté par Jimmy . En réponse au journal Brevets pharmaceutiques et brevets logiciels. Évalué à 3.
A quand le médicament libre ?
Bon, c'est vrai l'investissement est bcp plus important pour faire de la recherche pharmaceutique (et les tests in-vivo) que pour écrire du code, et le coût de reproduction d'une molécule est loin d'être nul, contrairement à la diffusion d'un code source sur le net.
On pourrait plus comparer le concept de médicament libre avec celui de matériel libre [http://opencollector.org/Whyfree/(...) , voir aussi le lien vers une interview de RMS sur le sujet] : la publication d'un design libre en comptant sur les nombreux sous-traitants de production pour inonder le marché à bas prix. Il suffit d'assurer la rentabilité du design initial, par exemple en facturant/taxant les riches occidentaux pendant une durée limitée.
Finalement, le pb du brevet aussi bien logiciel que pharmaceutique, c'est qu'il peut rapporter trop gros pour que les entreprises s'en servent de manière "raisonnable". Le brevet est censé encourager l'innovation, en accordant un monopole pour rembourser l'investissement de recherche. Or la durée du monople est bien supérieure à celle du retour sur investissement !
Pourquoi ne pas limiter la durée d'un brevet en fonction de l'investissemnt effectué ?
< /utopie >
On vient de voir un bon exemple récemment, avec le développement quasi-communautaire (plein d'instituts de recherche publique dans le monde, coordonnés par l'OMS) d'un médicament simple et pas cher contre le paludisme. Y'a même un labo commercial qui a accepté de le produire à prix coûtant !
http://permanent.nouvelobs.com/sciences/20050408.OBS3458.html(...)
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-637314@51-637399,(...)
http://www.lexpansion.com/art/3712.130246.0.html(...)