• [^] # Re: Ultra connu

    Posté par . En réponse au journal La connerie du vendredi. Évalué à 10.

    Le problème dans ce que tu nous dis, c'est que tu veux que Linux fasse comme Windows, et ça, intrinsèquement, ce n'est pas possible.

    Unix/Linux et Windows sont deux philosophies différentes. Tu ne réfléchis pas pareil, que tu sois sous Linux que sous Windows.

    La philosophie Windows, c'est du genre : "tu peux faire ce que l'on a prévu que tu puisses faire. On t'a développé pleins d'outils conviviaux, c'est beau et marketingment (?) c'est bien."
    Si tu rentres dans le moule, c'est bien, quoique tu va t'ennuyer. Si tu ne rentres pas dans le moule, t'es très mal ! faut coder ou alors utiliser autre chose.
    Intêret : quand ça marche à peu près, t'es tranquille. Quand ça ne marche pas, tu dis que c'est de la faute de Microsoft, que c'est des pourris... tralala tralala.
    Inconvénient : tu n'es pas libre de ce que tu fais en tant qu'administrateur système. Tu es manipulé car les choix n'existent pas, ils ont déjà été fait.Et c'est ce qui moi dans mon métier me gêne le plus. A chaque fois que je pense à MIcrosoft et Linux, je me fais toujours l'analogie avec les moteurs de voiture. Autrefois, tu pouvais trifouiller dans ton moteur, faire ta vidange, tu avais le contrôle de ce que tu avais acheté, de ce que tu utilisais. Maintenant, quand tu ouvres le capot d'une voiture, tu ne vois plus rien, juste une plaque qui cache tout et une prise type RS232. Tu n'as plus le contrôle, sauf par PC interposé (qui te dis ce que tu dois faire, et si le PC n'est pas prévu pour un truc, t'es très mal).

    De plus, pour moi les systèmes Microsoft, c'est un peu comme les sables mouvants, tu commences par installer un serveur (AD), et puis un second (exchange), et un troisième (IIS)... tout s'enchaîne et au final tu ne peux plus t'en défaire... tout est imbriqué.


    La philosophie Unix (dont hérite Linux) c'est : "ne fais qu'un truc, mais fais-le bien.". Tu as donc 40 millions de petits programmes, petites fonctionnalités... qui ne font toutes qu'un truc, mais le font bien.
    Au vu de la multitude d'outils, l'intégration est d'une complexité monstrueuse. Tu as le choix mais si tu veux que l'intégration soit bonne, alors tu perds ce choix (et tu tombes dans la philosophie 'tu peux faire ce que l'on a prévu que tu puisses faire').
    L'intêret que j'y trouve, c'est que quand ça ne marche pas, y'a toujours une solution.
    L'inconvénient : faut mettre les mains dans le cambouis, mais d'un autre côté je trouve ça normal, si notre métier est d'administrer des systèmes, alors on se doit de connaître le système et de savoir ce qu'il fait, enfin bon, c'est mon idée que je me fais de mon métier.

    Voila donc pour moi, une migration windows <-> linux (dans les 2 sens) implique un changement de philosophie qui ne se fait pas sans mal.