Bonjour c'est mon premier journal. Alors please soyez indulgent.
Pas de problème. C'est argumenté, agréable à lire, il n'y a (pratiquement) pas de fautes d'orthographe, tu as fait l'effort d'utiliser les bonnes balises, et il y a même une formule de politesse ! On aimerait en voir plus souvent ! :-)
En effet microsoft a certes de nombreux brevets et les moyens d'en faire de nombreux et aussi de faire appliquer ceux-ci dans des actions légales. Mais il existe aussi de nombreuses autres sociétés concurrentes qui peuvent se décider a attaquer microsoft et on pourrait donc assister a un rush juridique contre microsoft.
On a hélas déjà vu ce que cela donnait. Les procès étendus sur des années entières, tant et si bien que le logiciel est déjà obsolète quand le jugement n'est pas encore rendu. Et puis, les accusations de trust qui meurent d'elles-même parce que Linux arrive sur le marché, les amendes payées en licences, etc.
Et puis entrer en procès coûte cher. Il y a de fortes chances que le plaignant meure de lui-même avant de réussir à obtenir quelque chose de Microsoft.
Ben dans ce cas le parc mondial n'aura qu'a passé a linux! :p
Cela ne changera rien. Ce n'est pas parce qu'un produit est distribué gratuitement (ce qui n'est même pas forcément le cas de GNU/Linux et sa suite, rappelons-le) que cela donne un droit d'usage sur le brevet, encore moins sans royalties.
Depuis un moment je m'intéresse et m'interroge sur les brevets logiciels. Je cherche les points positif et négatif et me dit que ça marche tout de même assez bien dans des endroits comme l'industrie automobile donc pourquoi pas dans l'informatique.
La principale menace des brevets logiciels, faut-il le rappeler, est son coté sournois. Personne ne comprend réellement de quoi il s'agit et les grands groupes à qui cela profite essayent de tirer avantage de ce flou pour faire voter une loi à leur avantage, ce qui est un crime d'un point de vue démocratique.
- D'une part, on a pas besoin d'un brevet pour protéger un logiciel puisqu'il l'est déjà par le droit d'auteur au même titre que toutes les créations intellectuelles et artistiques. Première entourloupe.
- Ensuite, on s'apprête à autoriser le brevetage des idées, ce qui est un non-sens en soi. La seule chose que l'on pourrait breveter, c'est le procédé de mise en oeuvre. Dans le cas des onglets ou autres, ce procédé est toujours le même : l'exécution d'un programme par un microprocesseur ! La seule chose que l'on peut faire est breveter l'informatique.
- Si l'on suit cette voie, c'est une brèche qui n'a aucune raison de se cantonner au domaine informatique et qui risque de s'étendre. Si l'on peut breveter des idées en informatique, on peut breveter des idées, ou des algorithmes, ou des formules mathématiques, dans tous les autres domaines.
- La durée de validité des brevets n'est pas adaptée à l'industrie informatique (et quand je dis industrie, c'est en fait à tout son petit monde). 20 ans, c'est déjà long dans un secteur normal, mais cela représente l'équivalent de 400 ans de progrès quand c'est à l'informatique que cela s'applique (il y a 20 ans, mon TO8D sortait sur le marché, et en même temps la toute première version de Windows qui n'a jamais réellement pris).
- Il est très facile de camoufler un principe trivial derrière une description absconse. Le brevet sur le OU Exclusif occupe 32 pages A4. Dans le même esprit, je pourrais très bien déposer un procédé qui consistant à calculer le montant d'une facture par addition successive du prix des différents articles. Ces deux procédés sont tout-à-fait comparables.
- On pourrait de la même façon breveter le concept du langage de programmation. Les seules marges de manoeuvre dont on disposerait consisteraient à immiter ce qui s'est fait jusque-là parce que cela tomberait sous le coup de l'antérioté au brevet. Plus aucune innovation ne serait possible alors que c'est précisément l'un arguments les plus mis en avant par les défenseurs d'une telle hérésie.
- Enfin, et c'est peut-être là le plus important, écrire des logiciels est une activité à la fois scientifique et intellectuelle, comme écrire des livres ou connaître les fondements de l'électricité ou de la chimie. Tout le monde devrait aujourd'hui faire un peu de programmation. Ce genre de directive va conduire à interdire de fait ce genre d'activité.
# Yet another avis sur les brevets.
Posté par Obsidian . En réponse au journal un autre avis sur les brevets. Évalué à 6.
Pas de problème. C'est argumenté, agréable à lire, il n'y a (pratiquement) pas de fautes d'orthographe, tu as fait l'effort d'utiliser les bonnes balises, et il y a même une formule de politesse ! On aimerait en voir plus souvent ! :-)
On a hélas déjà vu ce que cela donnait. Les procès étendus sur des années entières, tant et si bien que le logiciel est déjà obsolète quand le jugement n'est pas encore rendu. Et puis, les accusations de trust qui meurent d'elles-même parce que Linux arrive sur le marché, les amendes payées en licences, etc.
Et puis entrer en procès coûte cher. Il y a de fortes chances que le plaignant meure de lui-même avant de réussir à obtenir quelque chose de Microsoft.
Cela ne changera rien. Ce n'est pas parce qu'un produit est distribué gratuitement (ce qui n'est même pas forcément le cas de GNU/Linux et sa suite, rappelons-le) que cela donne un droit d'usage sur le brevet, encore moins sans royalties.
La principale menace des brevets logiciels, faut-il le rappeler, est son coté sournois. Personne ne comprend réellement de quoi il s'agit et les grands groupes à qui cela profite essayent de tirer avantage de ce flou pour faire voter une loi à leur avantage, ce qui est un crime d'un point de vue démocratique.
- D'une part, on a pas besoin d'un brevet pour protéger un logiciel puisqu'il l'est déjà par le droit d'auteur au même titre que toutes les créations intellectuelles et artistiques. Première entourloupe.
- Ensuite, on s'apprête à autoriser le brevetage des idées, ce qui est un non-sens en soi. La seule chose que l'on pourrait breveter, c'est le procédé de mise en oeuvre. Dans le cas des onglets ou autres, ce procédé est toujours le même : l'exécution d'un programme par un microprocesseur ! La seule chose que l'on peut faire est breveter l'informatique.
- Si l'on suit cette voie, c'est une brèche qui n'a aucune raison de se cantonner au domaine informatique et qui risque de s'étendre. Si l'on peut breveter des idées en informatique, on peut breveter des idées, ou des algorithmes, ou des formules mathématiques, dans tous les autres domaines.
- La durée de validité des brevets n'est pas adaptée à l'industrie informatique (et quand je dis industrie, c'est en fait à tout son petit monde). 20 ans, c'est déjà long dans un secteur normal, mais cela représente l'équivalent de 400 ans de progrès quand c'est à l'informatique que cela s'applique (il y a 20 ans, mon TO8D sortait sur le marché, et en même temps la toute première version de Windows qui n'a jamais réellement pris).
- Il est très facile de camoufler un principe trivial derrière une description absconse. Le brevet sur le OU Exclusif occupe 32 pages A4. Dans le même esprit, je pourrais très bien déposer un procédé qui consistant à calculer le montant d'une facture par addition successive du prix des différents articles. Ces deux procédés sont tout-à-fait comparables.
- On pourrait de la même façon breveter le concept du langage de programmation. Les seules marges de manoeuvre dont on disposerait consisteraient à immiter ce qui s'est fait jusque-là parce que cela tomberait sous le coup de l'antérioté au brevet. Plus aucune innovation ne serait possible alors que c'est précisément l'un arguments les plus mis en avant par les défenseurs d'une telle hérésie.
- Enfin, et c'est peut-être là le plus important, écrire des logiciels est une activité à la fois scientifique et intellectuelle, comme écrire des livres ou connaître les fondements de l'électricité ou de la chimie. Tout le monde devrait aujourd'hui faire un peu de programmation. Ce genre de directive va conduire à interdire de fait ce genre d'activité.