et on ne tire pas les gens vers le haut en proposant un objectif atteignable par tout le monde (et à plus forte raison un objectif déjà atteint).Cet espèce de nivellement par le bas est certainement bon pour l'ego, mais pour l'expérience humaine on repassera.
Va lire "Ainsi Parlais Zarathoustra" et "Par Delà le Bien et le Mal" et tu verras que les idées de Nietzsche sur la façon de faire évoluer l'humanité sont assez particulières. Ce que Nietzsche reproche beaucoup à la religion c'est de vouloir consacrer du temps et de l'energie aux faibles. Il estime qu'il faut au contraire faire ce pour quoi on s'estime le plus doué sans s'encombrer de carcans moraux qui font tendre les gens vers une forme de médiocrité agéable.
Les exigences religieuses sont normées, et il considere que c'est un gaspillage.
Considérer que l'objectif est déjà atteind est une erreur, ce n'est pas parceque les gens font des choses condamnés par un courant de pensée religieuse, qu'ils font ce qu'ils ont envie de faire. Agir en tout temps comme on a envie d'agir nécessite une discipline bien supérieure à celle nécessaire pour suivre les règles d'une religion.
Il est sur que la doctrine de Nietzsche est bien moins tendre avec les "faibles" que ne peut l'être la morale judéo-chrétienne. Mais l'idée fondamentale est que si la morale judéo-chrétienne était appliquée à la lettre, on aurait "un nivellement par le bas", et que celle-ci ne doit donc pas être suivie, du moins pas suivie de tous.
Les deux livres précités sont très difficiles à lire, mais une fois fait abstraction d'une forme un peu pompeuse et alambiquée, le fond est très interressant.
[^] # Re: Drogue du Con
Posté par Jerome Herman . En réponse au journal Foot et Pape. Évalué à 3.
Va lire "Ainsi Parlais Zarathoustra" et "Par Delà le Bien et le Mal" et tu verras que les idées de Nietzsche sur la façon de faire évoluer l'humanité sont assez particulières. Ce que Nietzsche reproche beaucoup à la religion c'est de vouloir consacrer du temps et de l'energie aux faibles. Il estime qu'il faut au contraire faire ce pour quoi on s'estime le plus doué sans s'encombrer de carcans moraux qui font tendre les gens vers une forme de médiocrité agéable.
Les exigences religieuses sont normées, et il considere que c'est un gaspillage.
Considérer que l'objectif est déjà atteind est une erreur, ce n'est pas parceque les gens font des choses condamnés par un courant de pensée religieuse, qu'ils font ce qu'ils ont envie de faire. Agir en tout temps comme on a envie d'agir nécessite une discipline bien supérieure à celle nécessaire pour suivre les règles d'une religion.
Il est sur que la doctrine de Nietzsche est bien moins tendre avec les "faibles" que ne peut l'être la morale judéo-chrétienne. Mais l'idée fondamentale est que si la morale judéo-chrétienne était appliquée à la lettre, on aurait "un nivellement par le bas", et que celle-ci ne doit donc pas être suivie, du moins pas suivie de tous.
Les deux livres précités sont très difficiles à lire, mais une fois fait abstraction d'une forme un peu pompeuse et alambiquée, le fond est très interressant.