Eh eh j'imagine bien que c'était ça que tu voulais dire. Pour les questions annexes, j'imagine qu'il pose un peu souvent les mêmes, au doigt mouillé.
Mais il faut faire attention, dans un JT, on te donnera souvent le résultat OUI/NON et avec un peu de chance, 1 question annexe. Déja, en presse écrite, tu pourras avoir 5 ou 6 questions annexes plus variées. Mais même là tu n'auras peut être que 10 ou 20% des données sorties du sondage. Les données brutes sont réservées au client qui les a payé fort cher et qui donne ce qu'il estime pertinent.
Et si au fur et à mesure des sondages, on s'aperçoit que des variables comme la Turquie ne sont pas si pertinentes que ça (elle l'est, je pense, aux yeux d'une certaine frange de l'opinion, m'est avis donc la question restera donc), on va les sortir du sondage.
Et on essaiera d'imaginer de poser d'autres questions, en fonction de l'air du temps, voire en regardant ce que les gens ont cité dans la case autres dans les sondages précédents.
Si on s'aperçoit que 1 % des sondés du dernier sondage ont répondu "je vote non pour une autre raison" et que quand on leur a demandé laquelle ils ont répondu "la directive brevets logiciels", tu peux être sûr que la directive brevets fera partie des choses sur lesquelles on demandera spontanément leur avis aux sondés.
Mais bon, ne rêvons pas, ça m'étonnerait qu'1% des gens évoquent la directive brevets comme motivation pour leur vote.
Plus globalement, sur la pertinence des sondages en eux-même, je dirais que le plus beau sondage du monde ne peut donner que ce qu'il a. C'est un outil fiable, mais il ne faut pas lui en demander plus que ce qu'il peut donner. Plusieurs choses auxquelles il fauit faire attention :
1° La construction des chiffres elle-même : Le panel interrogé est-il correctement composé ? Les coefficients de redressement sont-ils bons ? Les questions sont-elles neutres ?
2° Un sondage est une photographie de l'opinion à un instant donné. Elle ne préjuge pas forcément de l'opinion 1 mois plus tard. D'autant plus que dans l'intervalle, en fonction du résultat du sondage, les acteurs auront pu modifier leur stratégie
3° Et quand bien même, le sondage est fait dans les règles de l'art et à une date proche de l'évènement, les gens qui le regardent peuvent faire preuve de cécité. 1 semaine avant le 1er tour des présidentielles, un institut de sondage avait fait un sondage qui devait donner quelque chose comme Le Pen 15 % et Jospin 17% et qui avec fourchette d'erreur donnait Le Pen 13-17 et Jospin 15-19. Le directeur de l'institut a bien vu que les marges d'erreur se croisaient. Mais subjectivement, il refuse d'y croire : "Non c'est trop gros, c'est trop énorme. Mon sondage doit être foireux". Mais il le mentionne quand même dans 1 ou 2 articles durant la semaine. Attention, Le Pen pourrait passer devant Jospin. Mais très peu de gens y ont fait attention, à part quelques candidats de gauche qui dénonçaient cet appel à voter Jospin. Résultat Le Pen fait 16,9 % et Jospin 16,2%, tous les 2 encore dans la marge d'erreur donnée 1 semaine avant.
Moralité : Les sondages sont des faits objectifs, mais leur interprétation doit être faite avec d'énormes pincettes, en se préservant de voir dedans ce qu'on voudrait y voir.
[^] # Re: instituts de sondage
Posté par qdm . En réponse au journal Traité établissant une constitution pour l'Europe. Évalué à 6.
Mais il faut faire attention, dans un JT, on te donnera souvent le résultat OUI/NON et avec un peu de chance, 1 question annexe. Déja, en presse écrite, tu pourras avoir 5 ou 6 questions annexes plus variées. Mais même là tu n'auras peut être que 10 ou 20% des données sorties du sondage. Les données brutes sont réservées au client qui les a payé fort cher et qui donne ce qu'il estime pertinent.
Et si au fur et à mesure des sondages, on s'aperçoit que des variables comme la Turquie ne sont pas si pertinentes que ça (elle l'est, je pense, aux yeux d'une certaine frange de l'opinion, m'est avis donc la question restera donc), on va les sortir du sondage.
Et on essaiera d'imaginer de poser d'autres questions, en fonction de l'air du temps, voire en regardant ce que les gens ont cité dans la case autres dans les sondages précédents.
Si on s'aperçoit que 1 % des sondés du dernier sondage ont répondu "je vote non pour une autre raison" et que quand on leur a demandé laquelle ils ont répondu "la directive brevets logiciels", tu peux être sûr que la directive brevets fera partie des choses sur lesquelles on demandera spontanément leur avis aux sondés.
Mais bon, ne rêvons pas, ça m'étonnerait qu'1% des gens évoquent la directive brevets comme motivation pour leur vote.
Plus globalement, sur la pertinence des sondages en eux-même, je dirais que le plus beau sondage du monde ne peut donner que ce qu'il a. C'est un outil fiable, mais il ne faut pas lui en demander plus que ce qu'il peut donner. Plusieurs choses auxquelles il fauit faire attention :
1° La construction des chiffres elle-même : Le panel interrogé est-il correctement composé ? Les coefficients de redressement sont-ils bons ? Les questions sont-elles neutres ?
2° Un sondage est une photographie de l'opinion à un instant donné. Elle ne préjuge pas forcément de l'opinion 1 mois plus tard. D'autant plus que dans l'intervalle, en fonction du résultat du sondage, les acteurs auront pu modifier leur stratégie
3° Et quand bien même, le sondage est fait dans les règles de l'art et à une date proche de l'évènement, les gens qui le regardent peuvent faire preuve de cécité. 1 semaine avant le 1er tour des présidentielles, un institut de sondage avait fait un sondage qui devait donner quelque chose comme Le Pen 15 % et Jospin 17% et qui avec fourchette d'erreur donnait Le Pen 13-17 et Jospin 15-19. Le directeur de l'institut a bien vu que les marges d'erreur se croisaient. Mais subjectivement, il refuse d'y croire : "Non c'est trop gros, c'est trop énorme. Mon sondage doit être foireux". Mais il le mentionne quand même dans 1 ou 2 articles durant la semaine. Attention, Le Pen pourrait passer devant Jospin. Mais très peu de gens y ont fait attention, à part quelques candidats de gauche qui dénonçaient cet appel à voter Jospin. Résultat Le Pen fait 16,9 % et Jospin 16,2%, tous les 2 encore dans la marge d'erreur donnée 1 semaine avant.
Moralité : Les sondages sont des faits objectifs, mais leur interprétation doit être faite avec d'énormes pincettes, en se préservant de voir dedans ce qu'on voudrait y voir.