• [^] # Re: Désolé...

    Posté par . En réponse au journal Débat truqué sur le traité constitutionnel. Évalué à 3.

    Ce qu'il faut aussi voir, c'est qu'après un non des Français, si des négociations sont ouvertes, les premières choses qui vont sauter dans le TCE, sont les dipositions où la France a fait le forcing face aux autres, où la France a "arraché" un compromis face à ces partenaires. C'est-à-dire dans les domaine où les autres pays ont fait des concessions sur demande de la France.
    Avec le "non", les représentants français et le gouvernement français seront discrédités. Donc ils ne peuvent plus défendre les points qu'ils ont défendu avant le "non", car le vote "non" montre que ses points sont de faibles importances pour le peuple français (en tout cas l'importance peut-être remise en cause).

    On va être dans cette situation paradoxale :
    - Le "non" l'emporte pour renégocier le TCE, mais les diplômates français vont freiner des quatres fers pour ne pas ouvrir des négociations immédiatement car ça leur serait vraiment défavorable.

    Combien de temps faudra-t-il attendre pour retrouver des conditions de négociation "correctes" ?
    Ouvrir des négociations avec un non "varié" est suicidaire.
    Combien de temps va-t-il s'écouler pour que les états membres sentent qu'il y a à nouveau des conditions pour ratifier un nouveau traité ?

    Pour ma part, je chiffre à 10 ans minimum.

    Le "non" pour renégocier est comique.
    Un "non" pour renégocier a du sens si on est en position de force. Mais la France c'est "seulement" 60 millions d'habitants sur 450 (moins de 15 % des européens).