• [^] # Re: Je me demande si nous avons écouté la même emission

    Posté par . En réponse au journal brevet logiciel. Évalué à 2.

    > PB à dit : C'est 95% des résultats d'exploitation.

    Oui mais Pierre Breeze trouve que c'est bien...
    Ici, l'argument pro-brevet est que des entreprises européennes vont perdre une rentrée d'argent si on "invalide" officiellement les brevets logiciels. C'est du bidon car les brevets logiciels ne sont pas reconnus en Europe.

    > PB à dit : Si les instances européennes devaient aller vers l'interdiction de la brevetabilité des logiciels, ces 400 millions d'euros seraient voués à disparaître!

    C'est du complètement bidon puisque ces 400 millions d'Euros n'existent pas.
    Là M. Breeze parle de revenus de boîtes Européennes générés avec des brevets déposés aux USA, japon, etc...
    Si les brevets en Europe ne sont pas reconnu, ça ne change rien.

    Autre exemple de ce cher Pierre Breeze :
    - "Autre exemple, une PME récente, média-live, a déposé 35 brevets au cours des dernières années sur le streaming la sécurisation de flux vidéo. Elle vient de lever des fond et de passer un accord avec l'un des premiers opérateur de télécom américain, cette société disparait si on interdit ou annule ses brevets."

    C'est encore du complètement bidon. Cette société peut encore profiter des brevets qu'elle a déposé aux USA et pour l'Europe ça ne change rien. L'Europe ne va pas décider d'interdire les brevets aux USA !
    La question de façon macro économique a été très peu abordée. Presque toutes les études s'accordent à dire que les brevets logiciels sont néfastes économiquement. Dans cette émission, pas un mot ! Les rapports qui indiquent que les PME dans leur ensemble vont y perdre, on n'en a pas un mot ! Les problème que ça va causer pour la recherche => pas un mot ! Désolé, je me trompe Pierre Breeze a dit que c'est bien pour l'inovation de se lancer le défit de ne pas utiliser les brevets !
    Rocard dit que la libre circulation des idées est nécessaire pour la recherche. Or, les brevets n'empêche pas la libre circulation des idées ! Les brevets empêchent l'utilisation.

    Il y a Pierre Breeze qui empile des exemples isolés (non pertinents) et en face Rocard qui ne réagit pas. Ceci je serais à la place de Rocard, et dans le feux du direct, je ne réagirais peut-être pas.

    Ça te convient ça ?
    Pas moi.

    > Faux, et faux. Les deux ont été abordés

    Effectivement, abordé rapidement par Pierre Breeeze (je n'ai pas souvenir que Rocard en ait parlé).
    de Prierre Breeze :
    - "Dans le domaine de l'informatique, Les brevets ont un rôle structurant, notament pour les besoins d'intéropérabilités, notament sous la forme de se qu'on appèle les patents pool (...) un dizaine d'entreprise qui ont investit qui sommes considérables (rire) et qui on finalement choisit de donner accès à ce porte-feuille de brevet mutualisé de façon à permettre à des lecteurs, des enregisteurs, des supports divers et variés d'intéropérer, chaqu'un payant des redevances raisonnables et non-discriminatoire au titulaire de ses brevets."

    Premièrement, une redevance non-discriminatoire et raisonnable n'est pas compatible avec le logiciel libre. Deuxièmement, les brevets logiciels n'impose pas de redevances "raisonnables et non discriminatoire". Si c'est non-discriminatoire, alors il faut que l'utilisation des brevets soit gratuite pour le logiciel libre.

    Un brevet n'a jamais amélioré l'intéropérabilité. Bien au contraire.

    Notons la réponse de Rocard :
    - "Je n'ai pas de désaccord avec M. Breeze sur l'essentiel, sauf qu'il faut faire l'effort (certains ont intérêt à ce que cet effort ne soit pas fait, c'est autre chose) de distinguer, dans l'invention qu'on met en oeuvre grace par un ordinateur, ce qui est l'objet de brevetabilité qui doit être protégé. Je ne suis pas un destructeur de l'activité économique (tout le monde connait le contraire), j'ai été plustot un insitateur de l'expansion de ce qui doit être protégé de ce qui ne doit pas l'être ou des raisons de libre circulation des idées et d'ouverture à la concurrence."

    Mouaifff.... On peut tout voir là dedans.

    Pour le libre et les brevets, il n'y a pratiquement que M. Breeze qui a parlé
    - "Je m'inscris en faux contre cette opposition un peu dogmatique entre logiciel libre et question de brevetabilité. Les deux sont totalement complèmentaires. (blabla faux cul que je préfère sauter) Le logiciel libre est au domaine de l'informatique ce que le générique est au domaine de la santé. On a besoin de logiciels qui sont accessibles à faible coût et d'autre qui sont très inovants qui méritent d'être breveté. Le programme de Munich, très lourd très médiatisé, à consisté à remplace Explorer par FireFox. Et ça a couté plus cher."

    Réponse de Rocard, qui ne s'incrit pas en faux et qui moi ne m'emballe pas du tout :
    - "Je crois qu'il faut retenir cette formule M. Breeze : "Mérite d'être breveté". Je signe."

    Sachant qu'il y a le droit d'auteur, aucune inovation logiciel ne mérite d'être breveté.
    M. Breeze et les pro-brevets ont gagné haut la main.

    > Je constate que pour qu'une émission de 30 minutes sur une radio comme France Culture doit nécessairement exposer le point de vue de RMS pour ne pas être décevante!

    Une petite caricateur des défenseurs du libre...
    Critiquer d'intégriste ceux qui défendent la liberté est à la mode. Cette mode très prisée ici alors qu'on profite du "combat" de RMS et du logiciel libre, j'en ai plein le cul. Trouves mieux comme argument.