• [^] # Re: Le problème est plus complexe...

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal [OT] TCE tenez, vous informé. Évalué à 7.

    Bon, je vais avancer quelques arguments bidons....

    > on instaure le libéralisme (déjà dans le traité de Rome de 1957)

    On sait tous que cette communauté a réellement pris corps grâce à
    des intérêts économiques communs, consacrés par un libre échange.
    Ce que je n'accepte pas, c'est qu'au moment où on dit "et maintenant l'Europe
    sociale', on propose un texte qui consacre encore le primat des intérêts économiques sur le social. Ce primat est parfaitement clair dans les textes
    concernant les SIEG, où il est constamment rappelé que ces services
    d'intérêt économique général ne doivent pas amener à déroger aux fameuses
    lois de concurrence non faussée.

    > on grave dans le marbre (le TCE est plus facile à modifier, surtout la partie III)

    Je me contente de renvoyer les lecteurs aux articles III-443,III-444,III-445
    ils jugeront par eux-mêmes.

    > impose la privatisation des services public

    Bien sûr que c'est faux. Mais ce qui est vrai en revanche, c'est que maintenir des services publics sans violer les principes de concurrence libre et non
    faussée relève du casse-tête chinois. Comme précédemment, les gouvernements nationaux sont sous la surveillance vigilante de la Commission concernant ces questions, et privatiser est évidemment la solution la plus simple. Même les gouvernements de gauche seront influencés.

    > on rend la défense dépendante de l'OTAM

    C'est faux au sens où l'OTAN ne peut pas obliger l'Europe à quoi que ce soit, mais c'est vrai au sens où la politique de l'Europe doit "être compatible avec celle de l'Otan'. En clair, si l'OTAN pense blanc, l'Europe à le droit de penser blanc ou de ne rien penser du tout.
    C'est la fin du rêve d'une politique de défense européenne. Ce n'est que celà, mais c'est quand même quelque chose.

    On peut débattre sans fin, mais il est difficile de contredire des arguments
    sans les caricaturer. Encore une fois, il faut lire le texte parallèlement à
    des textes ouvertement engagés (ne surtout pas remplacer cette confrontations par la lecture de textes de journalistes qui se prétendent objectifs).