• [^] # Re: Donc pour résumer ...

    Posté par . En réponse au journal Enfoncer le clou sur le téléchargement. Évalué à 2.

    sinon, comme je l'ai dit plus haut, dans ce cas la RIEN n'est protege puisque tout est paquet de bits, meme psa le code source de linux, la GPL n'a aucune raison d'etre et personne ne peut faire valoir aucun droit des que des moyens informatique interviennent.


    Tant que tu considères le source de Linux (ou quoi que ce soit d'autre) comme un paquet de bits, où est le mal ? À partir du moment où tu le compiles, tu l'utilises, tu le revends, tu changes le nom de l'auteur pour mettre le tien, là il y a matière à protection. Mais un paquet de bits ?

    Quand on a fait le choix de tout numériser, on a fait le choix (pas forcément délibéré) de tout réduire à des nombres. On se retrouve alors en face du paradoxe suivant : toute donnée numérique est un nombre (non protégeable) et aussi en même temps une oeuvre de l'esprit (protégeable). Comme « protégeable » et « non-protégeable » sont mutuellement exclusifs, comment est-ce que tu comptes résoudre le paradoxe ? Ce n'est pas en niant le fait que les données numériques sont des nombres que ça va changer quoi que ce soit : tu ne peux pas nier l'évidence. De quel droit est-ce que tu décides que l'aspect « oeuvre de l'esprit » l'emporte sur l'aspect « nombre » ? Parce que l'oeuvre de l'esprit, c'est du business, donc c'est plus important que n'importe quoi d'autre ? Je ne nie pas que copier un disque et le mettre en partage c'est contraire à la loi. Ce que je soutiens, c'est que ce qui doit être protégé c'est l'oeuvre en elle-même, pas sa représentation sous forme manipulable. À l'époque du tout analogique, la représentation physique de l'oeuvre était fortement liée au support, donc appliquer les lois au support plutôt qu'à l'oeuvre elle-même pouvait se comprendre. Aujourd'hui, avec le tout numérique, ce n'est plus le cas. Le modèle commercial fondé sur la rareté du support de l'oeuvre n'est plus appropríé lorsque le support n'importe plus et que l'oeuvre est reproductible à l'infini pour un coût quasi nul.

    En physique, quand on a fini par admettre que la lumière était à la fois ondulaire (continue) et corpusculaire (discrète), on a fait un pas en avant vers la compréhension de l'univers. Là, on est face à un problème similaire (une chose, deux aspects contradictoires). Quant à la solution de ce paradoxe, je ne la connais pas. La solution actuelle consiste à nier la dualité, et à se concentrer sur ce qui rapporte de l'argent.