Le problème, c'est que la loi interdit (grosso-modo) une diffusion même partielle de l'oeuvre.
Le principal problème technico-philosophique qui se pose ici, c'est le probleme du format de fichier : des données binaires sans format sont inutilisables. Donc, si on partage des données binaires qui ne sont pas utilisables tant que le fichier n'est pas complet, on ne partage pas l'oeuvre, donc on n'est pas dans l'illégalité (théoriquement :).
Exemple : BitTorrent découpe le fichier en blocs de (par exemple) 1 Mo et partage ces blocs indépendament. Une video au format mpeg peut être resynchronisée même si des morceaux manquent, donc si on partage, en cours de téléchargement, des blocs contigüs, un lecteur de mpeg pourra lire le morceau de fichier, ce qui constitue une reproduction partielle de l'oeuvre. En revanche, si au lieu de découper des blocs on partageait en un groupe les bits pairs, et en un autre groupe les bits impairs (pour simplifier, en fait ce serait mieux de faire N groupes et de mettre dans chaque groupe les bits qui ont des adresses égales modulo N), aucun logiciel ne pourrait lire le fichier tant que tous le bits n'ont pas été téléchargés, donc le fichier en cours de téléchargement ne peut pas constituer une reproduction partielle de l'oeuvre, donc on devrait pouvoir le partager.
Quand les gens auront compris que le problème ce n'est pas de partager des bits, mais d'utiliser ces bits avec un logiciel capable d'y reconnaître un format et d'en extraire alors de données, la société de l'information aura fait un pas de géant en avant.
[^] # Re: Donc pour résumer ...
Posté par Matthieu Weber . En réponse au journal Enfoncer le clou sur le téléchargement. Évalué à 5.
Le principal problème technico-philosophique qui se pose ici, c'est le probleme du format de fichier : des données binaires sans format sont inutilisables. Donc, si on partage des données binaires qui ne sont pas utilisables tant que le fichier n'est pas complet, on ne partage pas l'oeuvre, donc on n'est pas dans l'illégalité (théoriquement :).
Exemple : BitTorrent découpe le fichier en blocs de (par exemple) 1 Mo et partage ces blocs indépendament. Une video au format mpeg peut être resynchronisée même si des morceaux manquent, donc si on partage, en cours de téléchargement, des blocs contigüs, un lecteur de mpeg pourra lire le morceau de fichier, ce qui constitue une reproduction partielle de l'oeuvre. En revanche, si au lieu de découper des blocs on partageait en un groupe les bits pairs, et en un autre groupe les bits impairs (pour simplifier, en fait ce serait mieux de faire N groupes et de mettre dans chaque groupe les bits qui ont des adresses égales modulo N), aucun logiciel ne pourrait lire le fichier tant que tous le bits n'ont pas été téléchargés, donc le fichier en cours de téléchargement ne peut pas constituer une reproduction partielle de l'oeuvre, donc on devrait pouvoir le partager.
Quand les gens auront compris que le problème ce n'est pas de partager des bits, mais d'utiliser ces bits avec un logiciel capable d'y reconnaître un format et d'en extraire alors de données, la société de l'information aura fait un pas de géant en avant.